| Défi-Vision: une épreuve à vivre de l'intérieur |
|
|
|
| Sports - Sport automobile | |||||||
| Écrit par Léandre Drolet | |||||||
| Vendredi, 12 juin 2009 21:55 | |||||||
| Mise à jour le Samedi, 13 juin 2009 17:00 | |||||||
|
La course Défi-Vision est considérée comme la plus folle du monde, mais il faut la vivre de l'intérieur poiur témoigner de toute la véracité de cette affirmation.
La 22e présentation de la spectaculaire épreuve qui permet aux personnes aveugles de conduire une voiture avec l'aide d'un copilote a été un succès sur toute la ligne, vendredi soir à l'Autodrome de Granby. Pas moins de 6000 personnes remplissaient les gradins et elles sont toutes reparties avec un grand sourire accroché aux lèvres devant la multitude d'accrochages provoqués et non provoqués. Parmi les scènes les plus loufoques, on a vu une voiture qui a roulé un court instant en sens inverse! Après avoir été témoin d'un tel événement, on en ressort avec encore plus d'admiration pour ces personnes handicapées.
Assis à la droite de mon pilote, Marc Guilliot, un Parisien venu spécialement pour le Défi-Vision, les sensations n'ont pas manqué. Notre ami français a fait preuve d'une grande dextérité au volant de notre vieille Dodge Spirit et il a su éviter la plupart des obstacles qui se sont présentés devant nous. «'Si on était parti dans les 10 premiers, ils (nos concurrents) ne nous auraient plus revus de la course», a lancé notre Alain Prost d'un soir, très fier de sa performance. Marc avait raison de démontrer toute sa satisfaction à l'arrivée, car nous sommes partis en 22e position d'un peloton de 39 voitures. Sans connaître notre rang à l'arrivée, il n'est pas prétentieux de dire que nous avons certainement terminé dans les 10 premiers. Coincés contre le mur Dès le départ, Marc a exécuté des manœuvres qui auraient fait rougir plusieurs chauffeurs. On a vite dépassé la voiture devant nous qui tardait à prendre le départ et nous sommes entrés dans le premier virage après avoir gagné plusieurs positions.
Nous venions à peine de compléter notre premier tour, que nous nous sommes fait littéralement coincer contre le mur de protection. Après avoir expliqué à Marc que notre seule porte de sortie était de passer entre une voiture accidentée devant nous et le mur, Marc a pris une grande respiration et il m'a lancé: «Allons-y». Marc a mis son volant à 12 heures et il a tenu le cap comme seul les plus grands pilotes peuvent le faire, même si je venais de lui dire que l'espace était à peine plus grand que la largeur de notre voiture. Pendant le passage assez serré merci, on a bien perdu notre rétroviseur de droite, tandis que la voiture en panne a perdu celui de gauche, mais nous avons réussi à nous sortir de ce piège. Marc en était à sa quatrième participation et c'est lui qui m'a expliqué les consignes au début de l'épreuve. Il m'a souligné de ne jamais arrêter de lui parler et nous nous sommes entendus sur un code très simple mais combien efficace. «Plus cinq si tu veux que j'aille un peu à droite, plus 10 si c'est plus à droite, moins cinq si tu veux que je tourne le volant un peu à gauche et moins 10 si c'est plus à gauche. Sans oublier que 12 heures signifie que tu veux que j'aille tout droit», m'avait-il expliqué. Il y a bien eu quelques voitures qui sont entrées en contact avec nous, dont une qui nous a enfoncé la valise, mais Marc a conservé son calme tout au long de l'épreuve. La voiture no 30 du duo franco-québécois a complété six tours de l'épreuve remportée par Benoit Pellerin, accompagné de son copilote Fabien Fontaine. Si le copilote en est ressorti avec une gorge asséchée après avoir crié ses directives, je peux témoigner que mon pilote était ravi. «La meilleure course de ma carrière», a-t-il lancé.
Partager
Envoyer par courriel
Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires C'est Trop!
C'est trop génial!
quel courage pour les pilotes et co-pilotes! quelles belles émotions à partager. Merci de nous les avoir fait revivre avec votre article. Y -a-t-l une vidéo? Il faudrait organiser cet événement en France et partout dans le monde . Celà créerait un bel élan de sympathie envers la communauté des Aveugles et mal voyants pour lesquels"nothing is impossible rien n'est impossible si solidarité il y a. "[removed]void(0); Ecrivez un commentaire |
Aussi sur Rue Frontenac - Sports
- Yvan Cournoyer : « Boivin a choisi d’aller au-devant des coups »
- Six à huit semaines sans Marc-André Bergeron
- Vidéo compromettante – Une tragédie évitée de justesse au GP de Belgique 2009
- Les Sharks stoppent Giguère et les Leafs
- Devant Darche et Desharnais : gain des Patriotes
- Longue piste – Hughes a un titre olympique à défendre
- Les différents sites de compétition
- Courte piste – Les Québécois en mission
- Biathlon – La relève de Myriam Bédard se fait attendre
- Gainey: un départ qui rappelle la fin de son association avec les Stars
- Le Garden ne sourit toujours pas à Leblanc et au Crimson
- Les gardiens sont ici pour rester... on discute déjà avec Plekanec
- Martin: «Les joueurs avaient beaucoup de respect pour Bob»
- 1er objectif de Gauthier: élever le Canadien dans le premier tiers de la LNH
- Gainey passe le flambeau à son ami Gauthier
- Les joueurs soufflés par la démission de Gainey
- L'Impact à l'oeuvre dès le 11 avril
- Super Bowl: l’émission la plus regardée de l’histoire!
- Lemieux n’a toujours pas perdu un seul de ses 49 rounds
- Barker tentera de relancer les Argonauts
- F-1 – Sans le sou, Petrov pourrait être remplacé chez Renault !
- Brees : «Le Mardi gras pourrait ne jamais se terminer»
- Super Bowl – Les Saints champions
- Super Bowl – LA place pour voir ou revoir les pubs américaines!
- Bobsleigh – Lueders, un véritable monument
- Ski acrobatique – La première médaille pourrait être québécoise
- PGA - Stricker l’emporte à Riviera
- Wallin passe aux Sharks
- Rask l’a eu trop facile, selon Plekanec
- Martin : «Certains joueurs doivent nous en donner plus»





























