L’Impact signe une victoire spectaculaire de 3 à 2 à Vancouver PDF Imprimer Envoyer
Sports - Impact
Écrit par Martin Smith   
Samedi, 10 octobre 2009 23:14
Mise à jour le Dimanche, 11 octobre 2009 00:53

L’Impact a récolté un formidable résultat au terme d’une finale aller pleine de rebondissements en signant une victoire enlevante de 3 à 2 face aux Whitecaps de Vancouver, samedi soir au stade Swangard. « Une victoire très précieuse », a reconnu le défenseur montréalais Cédric Joqueviel.

Le duo offensif, formé de Roberto Brown et Peter Byers, a encore fait des flammèches alors que leur but respectif a chaque fois donné les devants à l’Impact, tandis que des Whitecaps très coriaces, forcés de jouer à dix contre onze à partir de la 52e minute de jeu, n’ont jamais lâché et sont presque parvenus à sauver les meubles avec deux buts égalisateurs.

Heureusement, Eduardo Sebrango, l’homme des grandes occasions, a sauté sur le retour d’un arrêt spectaculaire du gardien Jay Nolly à la suite d’un tir percutant de Rocco Placentino pour inscrire le troisième but montréalais, une minute avant la fin du temps régulier, ce qui a permis à l’Impact de signer une cinquième victoire d’affilée depuis le début des séries éliminatoires.

Brown part le bal

En début de rencontre, les joueurs montréalais ont vraiment mis en pratique le plan de match annoncé par leur entraîneur en chef qui voulait les voir combatifs, à la recherche d’un but hâtif et nullement intéressés à se contenter d’un verdict nul.

C’est Roberto Brown qui a parti le bal en première demie après avoir été le joueur et l’attaquant dominant de cette période.

L’attaquant panaméen a fini par récolter les dividendes de sa combativité en marquant dans les dernières secondes de la période pour donner les devants 1-0 à l’Impact. Presque assis au sol, Brown a semblé réussir à faire dévier de la tête un centre de Stephen deRoux en provenance de l’aile gauche mais on a finalement jugé qu’il s’agissait d’un «but contre son camp».

Brown avait eu une première belle chance dès la 8e minute, mais sa volée à bout portant devant le gardien Jay Nolly est passée haut par-dessus la barre transversale. Deux minutes plus tard, Brown a remis une belle passe en plein centre à Leonardo DiLorenzo dont le tir au ras du sol est passé à la droite du filet.

Après une courte pause pour reprendre leur souffle, les Montréalais sont repartis à l’attaque. À la 24e minute, Roberto Brown, encore lui!, est passé tout près de reprendre de la tête un beau centre de Leonardo DiLorenzo qui n’aurait laissé aucune chance à Nolly.

Puis, à la dernière minute de jeu de la première demie, Peter Byers s’est retrouvé fin seul devant Nolly à moins de six mètres mais a tiré directement sur le gardien des Whitecaps.

L’Impact a nettement eu le dessus dans ce premier des quatre quarts de la série finale et a retraité au vestiaire avec une avance pleinement méritée.

Le but gagnant d'Eduardo Sebrango.

Photo courtoisie Impact de Montréal

Expulsion salvatrice

Le match a basculé quand, dans un geste de frustration totalement stupide, Martin Nash, capitaine et doyen des Whitecaps, a sauté à pieds joints, crampons devant, sur la cheville gauche de Roberto Brown qui s’est écroulé au sol.

L’arbitre Carol Anne Chenard n’a jamais hésité pour sanctionner ce geste qui s’est produit tout juste sous ses yeux en sortant son carton rouge à la 52e minute.

On a alors cru que le trou dans lequel les Whitecaps se trouvaient avec un déficit d’un but venait de se creuser davantage avec le départ de leur meneur de jeu et l’obligation de jouer en désavantage d’un homme pendant le reste de la rencontre.

Cependant, l’attaquant Marcus Haber a alors choisi de célébrer de façon spectaculaire sa sélection à titre de recrue de l’année dans la USL-1, rendue publique dans les heures précédant le début de la finale aller.

Le jeune Haber a d’abord récupéré une passe à l’aveuglette de Stephen deRoux à environ trente mètres de son propre filet avant de se lancer dans une longue course pour traverser le terrain. Après une belle feinte devant le défenseur montréalais Cédric Joqueviel, il a trompé la vigilance de Matt Jordan à la 56e minute.

Puis ce fut au tour de Peter Byers de signer un superbe effort individuel dans la surface de réparation des Whitecaps pour finalement glisser le ballon entre les jambes de Nolly à la 63e minute.

Trois minutes plus tard, Marlon James, entré en début de seconde demie en remplacement de Charles Gbeke, a repris de la tête un centre de Wes Knight pour porter la marque à 2-2 et ainsi raviver les espoirs des Whitecaps.

Leurs rivaux montréalais n’avaient cependant pas l’intention de se contenter d’une nulle et ont poursuivi leur pression offensive. À la 72e minute, une reprise de tête de Brown a abouti sur la barre transversale avant que le gardien Jay Nolly parvienne à dégager le retour in extremis de la main.

Ouf! Quel match! L’Impact n’a jamais lâché et revient à Montréal avec le gros bout du bâton en route vers une troisième conquête du titre de champion de la première division des United Soccer Leagues.

Ailleurs et sur les lignes de touche…

  • • L’Italie, la Serbie, le Danemark, l’Allemagne, le Mexique et la Côte d’Ivoire ont acquis ce samedi leur passeport pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud pour ainsi porter à 17, le nombre de pays officiellement qualifiés. Il reste maintenant quinze places à remplir en vue de cette 19e édition de la Coupe du monde de la FIFA.
  • • Les probabilités que le FC Toronto se qualifie en vue des séries éliminatoires de la MLS pour la première fois à sa troisième année d’existence étaient déjà faibles mais sont devenues très minces quand les Reds ont accordé un but égalisateur aux Earthquakes de San Jose pendant les arrêts de jeu, samedi en fin d’après-midi au BMO Field. L’ex-joueur de l’Impact, Antonio Ribeiro, a disputé la rencontre au complet dans l’uniforme des Earthquakes. Tout comme le DC United et FC Dallas, les Torontois n’ont plus que deux matchs à jouer et accusent un retard de deux points sur le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, détenteur du huitième et dernier rang donnant accès aux séries.
  • Lire aussi: «Le match le plus fou de ma carrière…» - Mauro Biello

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