La nervosité a raison des Bulldogs PDF Imprimer Envoyer
Sports - Hockey
Écrit par Jonathan Bernier   
Vendredi, 06 novembre 2009 23:43
Mise à jour le Samedi, 07 novembre 2009 00:26

Les joueurs des Bulldogs ont mal choisi le moment pour encaisser leur première défaite en temps réglementaire cette saison. Devant 14 702 spectateurs au Centre Bell, le petit Canadien a baissé pavillon 2 à 1 face aux Senators de Binghamton.

Visiblement nerveux en début de match, les hommes de Guy Boucher ont commis plusieurs revirements en zone défensive. À peine avait-on franchi le cap des trois minutes que déjà les Senators avaient dirigé six tirs sur Curtis Sanford.

« On a complètement gelé. On avait même de la difficulté à exécuter les jeux simples. Dans notre zone, tout le monde se regardait. Habituellement, 17 lancers, c’est ce qu’on accorde en trois périodes », a indiqué l’entraîneur des Bulldogs.

Par chance, Curtis Sanford veillait au grain. Détenteur d’un impressionnant taux d’efficacité de 95 %, le vétéran gardien a tenu le fort de brillante façon.  Il a réservé l’un de ses plus brillants arrêts de l’engagement à Denis Hamel, qu’il a frustré au dernier instant grâce à un déplacement latéral parfait.

L’ancien gardien des Blues et des Canucks n’a cependant rien pu faire, quelques instants plus tard, sur la frappe de Ryan Keller. Le meilleur marqueur des Senators a sauté sur le deuxième retour accordé par le gardien des Bulldogs pour inscrire son sixième but de la saison. Un filet réussi alors qu’Eric Neilson et Chad Anderson se trouvaient au cachot.

S’il a fait des miracles en première, Sanford a mal paru au tiers suivant en accordant un but facile à Jason Kelly. Ce dernier a profité d’une ouverture entre les jambières du gardien pour marquer le premier but de sa carrière dans la Ligue américaine. Dommage, d’autant plus que ses coéquipiers avaient fini par dégeler.

Un match inspiré pour Subban

P.K. Subban a été le seul à tromper la vigilance de Brodeur, en troisième période, grâce à un tir foudroyant décoché pendant une supériorité numérique.

« Ça fait du bien d’inscrire un premier but. Au Centre Bell en plus. Avec cette pression de moins sur les épaules, je pourrai enfin passer à autre chose et me concentrer entièrement sur ce que j’ai à faire. »

Ce fut cependant le seul moment de réjouissance des Bulldogs en huit supériorités numériques. Un problème récurrent dans leur cas puisqu'avant la rencontre, ils présentaient un faible taux de réussite de 11,5 % en pareille circonstance.

« Comme on ne sait jamais quand un joueur sera rappelé, je trouvais important de donner la chance à tout le monde d’apprivoiser le système de jeu, a expliqué Boucher, maître de la supériorité numérique. Maintenant que tout le monde a eu sa chance, je peux cibler davantage les joueurs que j’utiliserai plus souvent dans ces occasions. »

P.K. Subban est venu à un cheveu de créer l'égalité à la toute fin

Pour revenir à Subban, il a connu un fort match. Celui qui a fini la soirée avec cinq tirs au but a continué à bourdonner autour du filet tout au long de l’engagement. D’ailleurs, il est passé à quelques centimètres de créer l’égalité avec cinq secondes à écouler au match.

Subban a alors profité d’une mêlée devant le filet pour tenter de pousser le disque derrière Brodeur. Ce dernier, qui a repoussé un total de 36 tirs, s’est jeté sur la rondelle tout juste avant que celle-ci ne traverse la ligne rouge, préservant ainsi la victoire.

« Je ne saurais dire s’il y avait but ou non, mais sur le moment, j’étais certain d’avoir marqué, a-t-il raconté. C’est dommage car nous avons connu une excellente troisième période. Nous devrons nous attarder à nos débuts de match. »

Des sentiments partagés pour Sergei

En fait, le trio d’énergie formé d’Eric Neilson, Andrew Conboy et Maxime Lacroix est le seul à avoir amorcé le match en force. Les trois joueurs ont créé des étincelles tout au long de la soirée en distribuant de nombreuses mises en échec et en travaillant d’arrache-pied le long des rampes. Neilson et Conboy ont même jeté les gants dans les premiers instants de la rencontre. Question, sans doute, de chasser la nervosité.

Neilson a même frappé à la porte des buts à la 12e minute. Mike Brodeur, en grande forme, a fermé la porte au tout dernier instant.

« J’étais un peu trop excité. J’étais tellement persuadé que j’allais marquer que j’ai levé les bras avant même que le jeu ne soit complété », a souligné celui qui a soulevé la foule avec ses nombreux contacts.

La présence de Sergei Kostitsyn n'a laissé personne indifférent.
Photo Hugo-Sébastien Aubert

Parlant de la foule, celle-ci semblait partagée quant à l'attitude à adopter envers Sergei Kostitsyn. Accueilli chaleureusement lors de sa première présence sur la glace, le Biélorusse a par la suite été la cible de plusieurs huées bien senties. Les fans de Kostitsyn ont tenté d’étouffer le tout en scandant le nom de leur favori.

Les Bulldogs, qui n’ont jamais remporté la victoire en trois matchs au Centre Bell, tenteront de mettre fin à cette léthargie le 21 février. Ils seront alors les hôtes des Phantoms d’Adirondack, club-école des Flyers de Philadelphie.

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