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L'Autre Saint-Jean: Guy A. Lepage désapprouve le geste PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Musique
Écrit par Agnès Gaudet   
Lundi, 15 juin 2009 12:34
Mise à jour le Lundi, 15 juin 2009 19:49

Guy A. Lepage n’endosse pas la décision des organisateurs de L’Autre Saint-Jean (geste annulé en début de soirée hier) de bannir deux formations musicales anglophones de Montréal de leur fête.

 
 

Les groupes Bloodshot Bill et Lake of Stew ont été invités à se produire lors du spectacle L’Autre Saint-Jean, puis exclus parce qu’ils chantent en anglais, l’Association culturelle Louis-Hébert, qui  commandite l’événement, jugeant que ce spectacle doit être unilingue français.

Hier en fin de journée, le producteur délégué du spectacle, Pierre Thibault, confirmait finalement que les deux groupes anglophones monteraient sur scène le 23 juin comme prévu.

Guy A. Lepage, qui assurera l’animation du spectacle principal de la Fête nationale le 24 juin au parc Maisonneuve, estime que bannir deux groupes québécois anglophones de la fête nationale des québécois n’aide pas la cause souverainiste et qu’on se tire dans le pied.

«Je pense que stratégiquement et solidairement, si un jour on veut une nation québécoise, il faut que tous les résidants du Québec, peu importe leur langue, se sentent tous concernés et membres à part entière du Québec.

La nation que nous méritons

«Je suis né à Montréal, ajoute Guy A., qui a pris le temps de rappeler RueFrontenac.com alors qu’il est en pleines répétitions pour la Fête nationale. J’ai toujours habité Montréal et j’ai toujours été souverainiste. J’ai vu ma ville accueillir des anglos, des Haïtiens, des Chinois, des Arabes, des juifs. J’ai vu ma ville se transformer et j’adore ça. J’adore sa réalité multiethnique et je crois que la seule possibilité qu’un jour on ait la nation que nous méritons, c’est en faisant triper tous les Québécois sur nos opinions.»

Guy A. Lepage rappelle qu’il n’a pas choisi les invités pour le grand spectacle de la Fête nationale si ce n’est les Porn Flakes, avec qui il se produit régulièrement. Se joindront à lui plusieurs membres de la relève musicale québécoise, Marie-Mai, Karkwa et Florence K, qui seront jumelés à des habitués tels Éric Lapointe et Ariane Moffatt. Il n’est évidemment pas mêlés aux choix des invités de L’Autre Saint-Jean, même s’il regrette l’exclusion de Bloodshot Bill et Lake of Stew.

Guy A. Lepage n’a toutefois pas l’intention de faire un pied de nez à l’Association culturelle Louis-Hébert, commanditaire de L’Autre Saint-Jean, en invitant des chanteurs anglophones au parc Maisonneuve pour le grand rassemblement du 24 juin.

« À la Fête nationale, je ne suis pas l’animateur de Tout le monde en parle, fait comprendre Guy A. pour signifier ses limites. Je vais souligner cette histoire à la gang. Mais les invités doivent avoir l’aval de la Société Saint-Jean-Baptiste.

«J’habite Montréal et les anglophones font partie de ma ville, conclut-il. Je suis désolé pour ces groupes-là.» Selon lui, la même question s’est souvent posé lors des spectacles de l’ADISQ, qui veut promouvoir la musique en langue française. L’ADISQ a fait une exception avec le groupe Simple Plan, des Québécois qui, avec leur musique, font le tour de la planète.

L’autre solitude

Du côté d’un des évincés, c’est l’incompréhension. Pour Bloodshot Bill, un gars né au centre-ville de Montréal près de l’Hôpital général et qui a passé son enfance à écouter Spider Man et Goldorak comme bien des petits Québécois francophones, et dont le père est natif de Jonquière, le sujet est délicat. Il hésite à exprimer un sentiment de rejet.

 
 Bloodshot Bill, un Québécois, semble-t-il, pas comme les autres.
 

«Pour nous exclure, on a donné pour raison que le spectacle L’Autre Saint-Jean se produit dans le secteur Rosemont, qui est très francophone, chuchotte Bloodshot Bill. C’est étrange qu’une ville comme Montréal, aussi multiculturelle que New York et Los Angeles, fasse cette distinction.

«Okay, il faut chanter en français? D’accord. J’accepte votre argumentation, je ne blâme personne et je ne suis pas fâché, ajoute-t-il. Mais je me demande si ce ne sont pas les Québécois anglophones qui ne se
tiennent pas assez.»

Bloodshot Bill chante (en anglais) depuis dix ans, à Montréal et ailleurs dans le monde. «J’ai chanté en Europe, au Mexique et aux États-Unis, dit-il, où la langue n’a pas été un obstacle. Ironie du sort, j’ai été récemment banni des États-Unis à cause d’un permis de travail. Me voilà banni du Québec francophone.»

Bloodshot Bill ne partage pas les idéaux d’un Québec souverain. «En fait, je ne sais pas, dit-il, je ne connais rien d’autre que le Canada.» Le chanteur parle peu le français et il connaît à peine Guy A. Lepage, mais il se dit fier d’être québécois et aussi «part of Canada». Il se produira au Festival de théâtre de rue de Lachine, le 26 juin. Il propose «du bon vieux rock’n’roll comme dans le temps, un petit retour en arrière avec un son authentique et une attitude parfaite, entre deux coups de peigne pour replacer sa coiffure rockabilly, trois crachats pour le style et quatre chansons livrées à la vitesse de l’éclair».

Cette tempête autour de son exclusion de L’Autre Saint-Jean a aussi un côté positif: depuis deux jours, le chanteur reçoit plein de courriels de Québécois francophones qui s’excusent de la situation.

«Ils me disent que tous les séparatistes ne sont pas les mêmes, ils me soutiennent et m’encouragent», indique Bill. Souhaitons que plusieurs d’entre eux iront voir son spectacle. Ça fera ça de gagné pour tenter de tisser des liens avec l’autre solitude du Québec.




Commentaires (18)

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La St-Jean en 2034
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Encore une fois ,nous ne sommes pas capable de nous entendre sur que devrait être le sens de notre fête Nationale ,nous avons tellement un esprit de colonisés que nous sommes incapable de dire à des artistes unilingue anglophone ''désolé vous avez beaucoup de talent mais ce n'est pas le bon soir de vous produire ''.

Mais quesqu'il y a de difficile à comprendre là-dedans il y a un jour dans l'année ou nous chantons la culture et l'histoire des ''canadien Français '' et c'est le 24 juin.À la St-Patrick je ne vais pas chanter dondaine laridaine au Pub Irlandais !!!
Le membre de Bloodshot Bill ne comprend pas pourquoi quand il va chanter en Europe et au USA qu'il n'y a jamais de problème de langue mais ici il blâme les séparatistes pour cet état de chose ,avec une réponse comme celle-là on comprend mieux les deux solitudes !!!
Quelqu'un peut t-il lui expliquer qu'il est le bienvenue tous les autres jours de l'année mais que la fête nationale c'est l'hommage à la culture et la musique des descendants Français point à la ligne ,c'est NOTRE fête et nous n'avons pas à s'excuser pour avoir notre propre culture et la sauvegarder .
Sinon ce sera un grave recul et dans pas très longtemps ce seront des groupa Américains ou encore Africain ou même Russes ou Chinois venir à leur tour nous souhaiter bonne fête Québec .
Si nous nous comportons commes des poules mouillées nous finirons en chapons .
Pierre Meloche , juin 16, 2009
L'opinion que je ne partage pas...
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Je ne partage pas l'opinion de Guy Lepage. Sacrez moi patience avec l'ouverture et la tolérance, nous n'auront jamais rien en agissant ainsi. Le nationalisme c'est la guerre... Et nous serons fier de feter ce nationalisme le 23! Prenez moi pour un sauvage si vous le voulez, je n'endosse pas cette decision de permettre a des anglos de participer à la St-Jean et je serai au FRONT au moment venu... J F Fortin
J F Fortin , juin 16, 2009
La Langue francaise, la langue francaise, la langue francaise
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Mon dieux, on vas tu finir un jour par s'attarder sur quelque chose qui vaut la peine. Honnetement, je ne suis pas nee au Quebec, mais je parle francais tout de meme. J'habite ici depuis un an, et je pensais honnetement que toute cette connerie de vouloir separee etait chose du passer. Je pensais que les gens du Quebec, Franco come Anglo avait finalement eu une eclaire de genie et qu'il avait realiser que le reve d'un pays sovereing Quebecois, etait seulement sa, UN REVE. Pendant qu'on se contente a chialer sur un ou deux petit groupe qui vont chanter en anglais, on s'attarde pas sur les vrais probleme de notre province, comme le fait qu'on se fais voler 12% plus d'impot qu'ailleur dans le Canada. Qu'on a un parti quebecois qui essaye de se gagner des votes en passant des messages dans notre boite a lettre de souvereigneter a la place de me dire se qu'il vont faire pour ma famille si qu'il devienne malade, pour qu'ils n'on pas a attendre qu'il meurt dans une salle d'attente d'hopital......AHhhhh oui ses vraies j'ai oublier que soudainement le QUEBEC vas avoir toutes les reponses a ses importantes question quand il seront un pays a eu seule. OUI, on va parler FRANCAIS a planche, mais on aura rien a se mettre dans le ventre, et puis une fois malade on va creuver, mais au moins........on va le faire en francais......vivre un quebec libre...........bunch of clowns.
chicoresh , juin 16, 2009
Pourquoi toujours les francophones
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Je partage les vues sur G.A. sur le sujet. Par contre ce qui me tracasse c'est de voir que tant de francophone écrivent pour s'excuser. Ce réflexe de culpabilité est agaçant à la longue. Dernièrement, il a été porté à l'attention des gens que madame Harel ne parlait pratiquement pas anglais. La Gazette l'a accusé de tous les maux et même Peter Trent, l'ancien maire de Westmount a déclaré que c'était une insulte aux anglophones. Je n'ai pas lus de commentaires d'anglophones pour prendre sa défense mais des francophones ont trouvés que c'était inacceptable qu'elle ne puisse communiquer dans cette langue. Nous nous acceptons des politiciens qui sont unilingues anglophone mais les anglophones ne sont pas prêt à la réciproque. Tant que nous accepterons cet état de fait nous serons toujours deuxième dans notre maison. Le respect nous y avons droit nous aussi.
Claude Girard , juin 16, 2009
La St-Jean-Baptiste n'est plus la fête des francophones
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Je peux me tromper, mais il me semble que cette célébration avait pour but de valoriser la langue française. Mais on dirait que la multiethnicité ne permet plus de montrer en cette occasion la fierté de notre langue. Guy A.Lepage me déçoit en ignorant complètement que la St-Jean a toujours existé pour célébrer le fait français, comme si les occasions de le souligner était fréquentes. Je ne suis pas raciste, je vous le jure ! Je voudrais seulement qu'une journée nous soit dédiée comme il l'a toujours été jusqu'à maintenant. Mais sommes-nous devenus si minoritaires qu'on ne peut même plus l'exiger sans passer pour des esprits fermés ?
Marie-danielle , juin 16, 2009
Ils sont Montréalais!
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Des musiciens montréalais veulent participer à une fête dans un quartier montréalais... Aucun problème avec ça.

Les deux solitudes, c'est de l'histoire ancienne. On n'est plus en mille neuf cent tranquille.
scarletti , juin 16, 2009
Il a droit à son opinion, mais ce n'est qu'un quidam
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Guy A a le droit d'émettre toute opinion qu'il désire, nous sommes dans un pays libre (sauf à Montréal évidemment où tout n'est qu'accommodements et tutti quanti).
Ceci dit, son avis n'a pas plus de poids que quiconque. Le fait d'être un personnage public ne donne pas plus de valeur à ses idées que n'importe quel quidam, n'en déplaise à son ego et à ses admirateurs.
Guy A. est un amuseur, un animateur, pas un philosophe de la pensée politique.
Serge Denault , juin 16, 2009
Ben tanné!!!
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Hier, lundi 15 juin, on me prête les pages A6 et A7 de la Presse, que je n'achète jamais ( quand même, me voyez-vous payer les salaires d'André Pratte et Alain Dubuc??? ). Monsieur Boisvert qui utilise les termes de fascisme et culturel dans la même phrase dans sa chronique et les journalistes de la Presse qui prennent 2 pages pour pérorer sur un sujet qui ne mérite pas la peine qu'on s'y penche.

Et pendant ce temps, on est fatigués, tannés même, d'entendre de la musique de fond uniquement en anglais au AMC Forum, et ce depuis maintenant 10 ans. De lire toutes ces pubs de spectacles anglos dans la Voir. De se retrouver dans des commerces non touristiques du Plateau, de HOMA, et d'entendre des unilingues anglophones se faire servir dans leur langue par des employéEs contraints de le faire ou tout simplement complaisants.

On est en train de nous user, de nous mettre à plat ventre. Et si les deux groupes anglos qui sont contestés nous faisaient un tout p'tit cadeau. Depuis le temps qu'ils connaissent leur engagement dans la P'tite Patrie, pourquoi ne pas insérer quelques chansons francos?

Je suis un citoyen de seconde zone dans un pays que je veux quitter, soit le Canada. Ailleurs dans ce pays, mon droit de me faire servir et vivre en français relève de la fantaisie. Mais ici, chez moi, on pourrait être Québécois et ne pas parler français!!!

Vite un pays pour qu'on abolisse la loi 101 et que seul le français soit langue commune! Et que l'anglais et l'espagnol ( et très bientôt le mandarin ) y aient droit de cité pour différents usages, comme dans bien d'autres pays. En fait, dès que Simple Plan sort une oeuvre en mandarin, j'achète.

Bonne Fête Nationale à tous les Québécois et Québécoises qui s'expriment en français, de quelque origine que ce soit!
Jacques Leduc , juin 16, 2009
Groupe québécois !
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Je suis un Montréalais francophone et bilingue. Je suis un souverainiste mais je pense que le Québec ne pourra jamais accéder à la souveraineté en mode d'exclusion. On a beau trouver plein d'arguments et présenter cela de toutes les façons, le fait est que l'exclusion des anglophones et le refus d'admettre cette réalité montréalaise est un manque grave de sensibilité et contribue, dans une certaine mesure, à l'étiquette de "xénophobes" ou "racistes" que certains canadiens nous collent.

Certains québécois sont anglophones et il font partie de notre nation, comme les membres d'autres communautés et les autochtones.

À quand un hommage à Leonard Cohen lors du grand spectacle de la Saint-Jean ?

Le jour ou ça va arriver, nous serons en mesure d'être assez fiers et confiants pour ne pas se sentir menacés par les "anglais" et peut-être auront-nous atteint la maturité et l'adhésion nécessaires pour enfin devenir un pays.
Eric Giroux , juin 16, 2009
C'est bien bannir tous les non-Pures Laines des fêtes
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Parce que finalement, l'hypocrisie est mise de
coté, et on peut voire le fossé economique et
d'opportunités qui separe les deux groupes,
uni-lingues Franco et tous les autres.
Scotty Bowman , juin 16, 2009
...
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Pour une très rare fois, je suis en désacord avec notre Guy A. nationale.

Je crois qu'on en parlerai mème pas si quelque chanson était en anglais. Ici on parle d'un show bilingue.

Meme quand j'étais ado, c'était une epoque ou la chanson quebecoise etait considéré quétaine, on écoutait du Piché, Plume et beau dommage a la st-jean. Que de l'anglais le reste de l'année.

J'ai l'esprit ouvert et ne supporte pas le racisme.
J'habite st-michel, Montreal et suis parfaitement bilingue...

Alors ne me parler pas d'ouverture d'esprit.
Ont peut être ouvert d'esprit et croire qu'une langue commune doit être le ciment de notre nation.

La fête nationale doit refleter ce lien.
Et je n'accepte simplemet pas qu'un anglophone vienne me dire qu'ont est "close minded" alors qu'il ne peut meme pas le dire en francais.

L'ouverture doit etre des deux coté pour que ca marche.
E.Ch. , juin 16, 2009
...
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Puis que Guy A. Lepage désapprouve, on s'en fout bien!! Ce n'est pas le pape celui-là!! Puis ces anglos ne le connaissent même pas. Et il ne faut pas se leurrer, pas parce qu'on les invite à chanter dans leur langue à notre fête nationale qu'ils vont s'ouvrir davantage à notre culture.
Frédéric Martinez , juin 15, 2009
...
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Ce que vous n'entrevoyez pas François, c'est que cette performance en anglais constitue un précédent. Un précédent qui laisse entrevoir l'avenir du français en Amérique du Nord, noyé dans la mer anglophone. Faut croire que c'était inéluctable!! Nous aurons au moins survécu durant un certain temps, mais ils auront eu raison de nous!!
Frédéric Martinez , juin 15, 2009
ouf !
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Ouf! Cette connerie d'expulsion a été renversée. Très gênant pour un souverainiste de voir quelques alliers partir en guerre pour une petite performance en anglais dans une mer de célébrations en français. L'affirmation c'est bien, l'affirmation intelligente, c'est encore mieux.
François , juin 15, 2009
Identifions où est le problème...
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Toute cette histoire de groupes anglophones bannis démontre encore une fois comment le sujet de la langue est sensible et brûlant d'actualité, encore et toujours en 2009. C'est rassurant, ma foi! Les francophones de Montréal, maintenant la minorité sur l'Île, ont encore un semblant de colonne vertébrale.

L'organisation de l'événement du 23 juin 2009, l'Autre Saint-Jean comme il est appelé, est une indélicatesse flagrante. Où se trouve le problème exactement? Dans le simple fait qu'on ait pensé inclure, dans le contexte où Montréal s'anglicise au niveau des années '50 et '60, des groupes qui ne chantent qu'en anglais. À quoi pensaient les producteurs de cette fête exactement? La fête nationale des Québécois est l'occasion, une fois par année, de célébrer la nation. Et cette nation, aussi inclusive soit elle, baigne dans une grande soupe de plus de 300 millions d'anglophones sur le continent. Ne serait-ce pas l'occasion pour tous les individus qui se sentent partie prenante de cette nation, que tous reconnaissent, de souligner une fois par année son caractère francophone?

Oui, exiger des célébrations en français démontre une insécurité notable sur le statut de notre langue, encore en 2009! Une insécurité de la part d'un peuple qui n'a pas confiance en ce qu'il est.
En Italie, les Italiens célèbrent majoritairement en italien. Peut-être ne bannissent-ils pas les autres langues, c'est vrai. Mais les Italiens constituent un peuple. Ils ont confiance en ce qu'ils sont. Ce n'est pas notre cas.

Voilà pourquoi nous avons un problème aujourd'hui.
De grâce, soyons forts, soyons conséquents et gardons le cap sur des célébrations de la fête nationale en français!
Éric Patenaude , juin 15, 2009
... , Ce commentaire est noté comme non-intéressant. [Afficher]
A qui sont les Cheifs ?
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A voir autant d'antisémisme, j'en viens a croire qu'on a ce qu'on mérite. Si le Québec n'est que le fait français, aussi bien oublier ça.

N'y a-t-il pas plus que cela ? Question de pouvoir légiférer, gérée, organisés pour le bien des 7 millions d'habitants que nous sommes ? Les belles histoires, c'était ben beau, mais depuis, il y a plus, pas mal plus...
Robin Lebel , juin 15, 2009
...
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On voit que l'ouverture est à sens unique. Il n'y a que nous qui devont s'ouvrir sinon nous sommes des racistes et des xénophobes!! Par contre, où est l'ouverture de ces anglophones qui sont nés au Québec, vivent au Québec mais ne font que baragouiner le français et ne connaissent pas notre culture francophone. Même chose pour le groupe Lac de ragoûts dont les memres parlent à peine français même s'ils vivent ici. Où est leur ouverture à eux??? Se sont-ils ouverts à la culture des Québécois francophones??? Visiblement, on dirait que non.
Frédéric Martinez , juin 15, 2009

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