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Francis Cabrel comme on l'aime PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Musique
Écrit par Claudia Larochelle   
Mardi, 21 avril 2009 22:13
Mise à jour le Jeudi, 23 avril 2009 12:10

Sortez vos mouchoirs, Francis Cabrel fait encore et toujours monter les larmes aux yeux. Avouons donc que c’est un peu beaucoup pour ça aussi qu’on l’aime, parce qu’il pèse avec grâce sur notre «piton» émotions sans tomber dans le quétaine. En concert au Théâtre St-Denis, ce Français chouchou des Québécois chuchote presque à l’oreille de ses fans des mots qui atteignent des sommets de pertinence et de sensibilité, plus engagés que jamais.

 

Et puis, Cabrel est indémodable. Pas du genre has-been qui revient faire des coucous à ses fans de la Belle Province pour être bien certain qu’on l’aime encore. Des roses et des orties, son plus récent album paru l’an dernier, nous en avait donné un aperçu avec des textes actuels et parfois graves aussi. Sur scène, sa création des dernières années paraît encore plus intense, surtout lorsque les planches sont réchauffées par Catherine Durand en première partie.

Francis Cabrel est au Théâtre Saint-Denis jusqu'au 24 avril. Photo Catherine Lefebvre
 

L’exquise auteure-compositrice-interprète montréalaise qui fait de chacune de ses pièces des petits romans qui parlent d’amour, de deuils, de fragilité et de renouveau, est arrivée modeste et douce, a tissé sa toile avant de laisser la place à Monsieur Cabrel et est repartie avec quelques admirateurs en plus, prisonniers de ses fils de douceur. À ceux-là qui la découvriront peut-être au cours de cette tournée, je leur dis de courir chercher son dernier album Cœurs migratoires et pourquoi pas Diaporama, son précédent, tout aussi succulent.

Catherine Durand a fort bien réchauffé la salle. Photo Catherine Lefebvre
 

La fille qui l’accompagne

Comme s’il pensait un peu à Catherine Durand, Cabrel a ouvert son spectacle avec La fille qui m’accompagne de l’album D’une ombre à l’autre avant d’enchaîner avec un même aplomb Des roses et des orties et Les cardinaux en costume, de son dernier-né que ses fans ne connaissaient pas encore sur le bout de leur langue. Du moins, pas autant que Assis sur le rebord du monde à partir de laquelle une complicité s’est installée entre les spectateurs, Cabrel et ses cinq musiciens, dont le talentueux Éric Sauviat qui a connu quelques problèmes techniques avec sa guitare. Rien pour contrevenir à la réussite du show que Cabrel manœuvre au beau milieu d’instruments et de boîtes de son avec l’aisance de ses 30 années de carrière.

Svelte dans son jeans et son veston noir, le sourire coquin comme s’il allait nous envoyer une blague, Cabrel séduit encore et soutire sans problèmes des OOOHHHH aux dames quand il raconte qu’il a écrit une centaine de chansons d’amour en étant amoureux qu’une seule fois… Une seule fois pas mal inspirante puisque L’encre de tes yeux, Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai, Petite Marie, Rosie ou encore Presque rien chantées lors de cette première montréalaise ne représentent qu’une infime proportion de ses tounes amoureuses, celles qui demeurent au premier rang dans le cœur d’un public plutôt féminin.

À les voir applaudir et aimer, on comprend qu’entre lui et elles, plus il y a d’espace, moins elles respirent… Comme il vient de loin, certaines le suivront peut-être à travers le Québec jusqu’au 2 mai. Dès juillet, l’artiste se remet à l’écriture, toujours sur cette note engagée.

Francis Cabrel est au Théâtre St-Denis jusqu’au 24 avril

Le chouchou des Québécois séduit toujours. Photo Catherine Lefebvre.
 

 

Commentaires (1)

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Un plaisir
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Mme Larochelle,

Vous êtes comme une gracieuse et digne Donalda, mais cultvée. Comment ne pas tomber sous le charme de votre plume étayée?

Un admirateur

Bidou
Bidou , avril 23, 2009

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