| Steely Dan – Cette fois, c’était la totale! |
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| Spectacles - Musique | |||
| Écrit par Philippe Rezzonico | |||
| Dimanche, 29 novembre 2009 01:12 | |||
| Mise à jour le Dimanche, 29 novembre 2009 10:04 | |||
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Avouons-le. Nous étions restés sur notre faim, l’été dernier, lors du tout premier passage de Steely Dan à Montréal : la grande performance, sur le plan de l’instrumentation, était déficitaire côté émotion et carrément chiche pour ce qui était du volume de grands succès. Samedi, pour cet improbable retour après 16 mois d’absence, tout y était. Rédemption totale !
Comme Roger Waters, Van Morrison et Bruce Springsteen avant lui, le duo de choc de Steely Dan, formé de Donald Fagen et Walter Becker, avait décidé d’offrir en intégralité des albums de son cru au cours de cette tournée qui se terminait samedi à Wilfrid-Pelletier. Avec Aja, son disque le plus populaire, nous savions que nous étions en voiture. Fagen et Becker n’ont d’ailleurs pas tardé à offrir le plat de résistance. Après que leur formidable groupe de musiciens eut commencé la soirée avec l’instrumentale Teenie’s Blues, d’Oliver Nelson, les deux vétérans se sont pointés sur scène et ont amorcé Black Cow, la première chanson d’Aja, après une petite mise en scène de la part d’une des choristes. Cette dernière a placé une aiguille sur un vinyle déposé sur une table tournante, opération répétée quand nous sommes passés à la «face B». Un peu comme si nous allions écouter le disque dans notre salon.
De retour en 1977 Ce fut à peu près ça. Durant 40 minutes, les compositions d’Aja ont replongé les fans dans leur jeunesse, quelque part en 1977. Black Cow, de facture presque soul avec l’apport de la section de cuivres, était idéale pour mettre la table à la fort longue chanson-titre. Mises en contexte, ce ne sont pas nécessairement les chansons à succès qui ont fait le plus d’effet. Deacon Blues et Peg, qui ont joué dans toutes les radios FM des années 1970 et 1980, étaient délectables, mais nos coups de cœur furent les livraisons inspirées de Home at Last – peut-être la meilleure offrande de toute la soirée – et Josie, durant laquelle Becker semblait s’amuser comme un petit fou. Et il n’était pas le seul. Plus que l’an dernier, Donald Fagen semblait possédé devant son clavier et disposait d’une meilleure voix. Parfois, il avait presque l’air de Ray Charles avec ses lunettes noires et ses mimiques, quoiqu’il buvait du Coca-Cola et non du Pepsi comme le faisait Charles dans ses pubs d’antan. Fagen brandissait souvent le poing en l’air pour conclure une chanson ou marquer une émotion. En mode festif, le monsieur. Peut-être était-ce parce que Steely Dan voulait offrir la totale. À mi-chemin entre la pop, la soul et l’omniprésent jazz qui colore des tas de ses compositions, Steely Dan a survolé avec panache tout ce qui a fait sa grandeur studio. Bodhisattva était lancée à fond de train, comme il le fallait, alors que Babylon Sisters conservait son groove lascif et cochon. Godwhacker, ponctuée de solos meurtriers, était aussi étoffée que Hey Nineteen était impeccable. Tiens… On a même eu droit à Becker au chant pour Daddy Don’t Live in That New York City No More. Vieux classiques Fait rare, Steely Dan est remonté dans le temps aussi loin qu’au premier disque pour offrir Dirty Work, la portion vocale de naguère étant cette fois interprétée par le trio de choristes, qui a reçu un boni de fin de tournée : trois jolis toutous de la part de Fagen et Becker. On espère quand même qu’elles font un bon salaire. Une galerie de photos de Catherine Lefebvre.Le groupe de 13 musiciens s’est offert une gâterie furieusement pop en jouant Love is Like a Itching in My Heart, des Supremes. On se disait que My Old School – fa-bu-leu-se – et Kid Charlemagne représentaient la cerise sur le sundae, mais non, ce fut Reelin’ in the Years, chanson-phare des débuts livrée dans ses arrangements originaux. Chanson que les boys n’avaient pas jouée en 2008. Quand les musiciens ont conclu sur une autre instrumentale (Le Dernier Tango à Paris), on se disait qu’on avait eu droit à un album classique intégral et à dix chansons qui se retrouvent sur le compact The Definitive Collection, de Steely Dan. Rendu là, on pouvait leur pardonner d’avoir fait impasse sur Do It Again. On ne pourra jamais en avoir plus dans un seul spectacle.
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Commentaires (3)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Concert Steely Dan, quels professionnels!
Etant un fan de longue date, j'ai eu l'occasion de les voir en concert plusieurs fois et le spectacle d'hier fut sans doute l'un des meilleurs...par contre, la foule était plutôt tranquille, appréciatrice certes, mais pas autant que celle du Chicago Theater pour Royal Scam (Larry Carlton y a joué Kid Charlemagne et Don't Take Me Alive dès le début du concert...FABULEUX) où tous chantaient avec eux mot-pour-mot! Souhaitons leur retour!
Steely Dan
Ce fut la première fois que je les voyait eux et j'attendais ce spectacle avec impatience. Je m'attendais a voir un show de musique et bien j'en ai eu plein les oreilles et avec une pièce surprise "Dirty Work" quel arrangement. Donc rien de flamboyant, pas d'artifice, que de la musique pure.
J'ai vue environ 50 spectacles ou surement plus de toutes nature. Mais hier ils ont gagné un de mes meilleur que j'ai vue. Si je compare celui de Stevie Wonder gratuit qui me fut un des pires que j'ai vue. Ecrivez un commentaire |
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