| The Cranberries – Communion et charge émotive |
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| Spectacles - Musique | |||||
| Écrit par Philippe Rezzonico | |||||
| Lundi, 23 novembre 2009 00:06 | |||||
| Mise à jour le Lundi, 23 novembre 2009 08:09 | |||||
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Trop petite. On n’avait pas fait dix pas à l’intérieur de L’Olympia, dimanche, qu’on savait que la salle de la rue Sainte-Catherine était bien trop petite pour le retour des Cranberries. Depuis les rénovations d’il y a quelques années, on avait jamais vu une telle salle comble. Quand tu dis que ça déborde jusqu’au bar…
Pas illogique, au fond. La dernière fois que les Irlandais étaient venus en ville, en 2002, de mémoire, ils passaient au Centre Bell. La bande à Dolores O’Riordan aurait pu faire comme No Doubt plus tôt cette année et s’offrir l’amphithéâtre du Canadien. Au moins, le théâtre…. Mais finalement, c’est une bonne chose que le groupe ait préféré se produire dans un club. Jamais nous n’aurions eu droit à la communion, ni à la charge émotive véhiculée par O’Riordan dans un aréna. Là, dans sa robe à paillettes jaune sur laquelle elle avait enfilé un veston, l’Irlandaise a conquis sans partage dès que ses espadrilles ont foulé la scène. Cette dernière a fait un sacré beau clin d’œil en amorçant le spectacle avec How, tirée du premier album du groupe, Everybody Else Is Doing It, So Why Can’t We ? Ça semblait vouloir dire : « Tout le monde fait des retours, pourquoi pas nous ? »
Souvent, on pense qu’un band est à son meilleur quand il est à son sommet. C’est marrant. La dernière fois que j’ai vu The Cranberries, c’était au Centre Molson, à l’été 1999. Au sommet qu’ils étaient, les Irlandais. Pourtant, ils étaient nettement plus sur le pilote automatique il y a dix ans qu’hier soir. Fougue irrésistible Dans L’Olympia, Dolores sautillait comme une débutante fringante, en dépit qu’elle approche la quarantaine. Durant Animal Instinct, elle twistait en balançant ses bras en l’air de chaque côté, histoire de ne pas perdre son équilibre. Comme dans le temps, cette dernière a toujours cette gestuelle un peu saccadée, voire robotique, mais dimanche, l’enthousiasme l’emportait sur tout. Elle a même lancé son veston dans la foule avant d’amorcer Just My Imagination.
On a arrêté de compter le nombre de fois qu’elle a tendu son micro à la foule survoltée qui chantait à l’unisson les refrains de Linger et reprenait avec elle les « do-wi-dap » de When You’re Gone. Derrière elle, les frères Noel et Mike Hogan et le deuxième guitariste-claviériste invité assuraient à merveille, mais avec aussi peu de ferveur et de panache que dans le temps. Dolores est vraiment une chic fille. Elle aurait pu faire des tournées en reprenant les succès des Cranberries sans ses musiciens interchangeables, mais elle a l’esprit de famille. Seul le batteur Fergal Lawler arrivait à égaler l’intensité de la chanteuse avec des finales atomiques, comme celle de I Can’t Be With You, le premier grand moment de folie. Voix intacte Avec sa voix au timbre si caractéristique qui ne semblait pas avoir perdu un iota de puissance et de flexibilité avec le passé, O’Riordan a offert aux fans tout ce qu’ils voulaient, ces derniers se nourrissant de ses bras tendus vers eux à satiété. Et, mine de rien, les Cranberries ont du métier. Ça paraissait dans la construction de la séquence qui a été en crescendo. Ode To My Family – avec Dolores qui envoie un joli baiser à la foule –, Free To Decide et l’explosive Salvation ont préparé le terrain pour Ridiculous Thoughts, chanson durant laquelle O’Riordan a couru d’un bout à l’autre de la scène. Effet garanti, mais rien n’allait égaler Zombie et son intro de l’époque grunge. Une galerie de photos d’Annik MH De Carufel.Sous les flashs des cellulaires et des Blackberry, tout le monde s’égosillait avec l’un des chants fédérateurs les plus marquants des années 1990, Dolores portant le refrain dans les cimes, à s’en faire péter les veines du cou. Le gros, gros délire. Le rappel a permis aux Cranberries de loger deux autres chansons de l’album solo d’O’Riordan, dont la très jolie Lunatic, seulement en piano-voix, histoire de faire baisser le mercure digne d’une fournaise qui régnait dans L’Olympia. Mais il n’était pas question de conclure avec autre chose que la fiévreuse Dreams. C’est quand même ironique. On ne s’ennuyait pas une seconde de l’absence des Cranberries, mais après cette pétarade, on espère qu’il ne s’agira pas d’un retour éphémère.
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Commentaires (1)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Wow, quel show!!
Wow! Voilà le premier mot qui me vient à l'esprit après avoir assisté au spectacle de The Cranberries, à l'olympia, à Montréal, le 22 novembre dernier!!
À part le son trop élevé des guitares qui venait étouffé la belle voix de Dolores, le reste était tout simplement extra!!! J'ai bien aimé l'ambiance ''intime'' de ce spectable. ça fait changement du Centre Bell!! Ecrivez un commentaire |
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