| Mika: du plaisir pour les 7 à 77 ans |
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| Spectacles - Musique | ||||||||
| Écrit par Philippe Rezzonico | ||||||||
| Mardi, 13 octobre 2009 22:40 | ||||||||
| Mise à jour le Mercredi, 14 octobre 2009 09:01 | ||||||||
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La gomme balloune possède un attrait universel. Et quand on l’apparente à son équivalent musical, à savoir la pop bonbon, elle peut plaire aux jeunes de 7 à 77 ans, ce qui était à peu près le – large – public cible de Mika, mardi soir, à la salle Wilfrid-Pelletier.
Rarement vu un public aussi hétéroclite que celui qui assistait au retour de Michael Holbrook Penniman, ce Libanais de 26 ans qui est devenu une vedette internationale en 2007, à la suite de la parution de l’album Life In Cartoon Motion. Pas vu autant d’enfants de moins de 10 ans accompagnés de leurs parents dans un spectacle depuis le premier passage des Spice Girls, en 1998 ; pas vu autant de gais dans une salle depuis le dernier spectacle de Madonna à Montréal ; et pas entendu autant de cris stridents de femmes de tous âges depuis la dernière virée de James Blunt. Et je n’avais jamais vu un artiste de 26 ans qui est capable d’attirer tant d’adultes qui affichent au moins deux décennies de plus que lui.
C’est peut-être pour cette raison que Mika nous a offert une entrée en matière rassembleuse digne d’une bande dessinée. Un à un, ses musiciens – sans instruments – sont venus prendre place sur un gros sofa qui faisait dos à la foule, en face d’un écran plasma de 42 pouces qui diffusait des cartoons de Tom & Jerry. Superbe mise en bouche La longue entrée en matière (sept ou huit minutes) s’est poursuivie avec un faux bulletin d’information qui montrait le départ d’une fusée spatiale, avec à son bord le premier civil de l’espace (coucou, Guy Laliberté !). L’explosion de la fusée était relatée par l’imperturbable comédien anglais Ian McKellen, mais, bien sûr, le civil en question n’était pas mort – pas devant des enfants, quand même – et il a fait son apparition sur scène en habit de cosmonaute. Mika s’est alors dévêtu, se retrouvant uniquement en shorts – méchant délire ! – sur une scène constellée de gros ballons suspendus. Le ton était donné. Jamais l’artiste qui s’exprime dans un français impeccable – il a étudié à Paris – n’a mis le pied sur le frein par la suite. Extirpant des vestons colorés et des marionnettes de sa valise, Mika a mis le feu d’emblée avec Relax (Take It Easy).
Le monsieur a une énergie férocement contagieuse et il est du genre à faire de l’inclusion et non pas de l’exclusion. Non seulement y a-t-il dans son répertoire une chanson qui se nomme One Foot Boy, mais quand il offre Big Girl (You Are Beautiful), trois danseuses obèses – vraiment obèses – viennent se trémousser sur scène avec le band. Hilarant. Chapeau à plumes (Dr. John), immenses yeux en carton qui flottent dans le vide (Blue Eyes), théière géante (Blame It On the Girls), confettis (Rain), marionnette (Toy Boy) : Mika se dote d’une mise en scène imaginative, quoique bon marché, qui a de l’impact du parterre au balcon. Il est vrai que c’est lui qui fait le spectacle, avec sa fougue incessante et ses montées vocales qui sont un croisement entre Barry Gibb et Freddie Mercury. Emprunts En revanche, ses chansons mélodiques à outrance donnent souvent l’impression d’avoir des racines dans le passé. Impossible d’entendre Dr. John sans penser à Yellow Submarine des Beatles. On ne peut écouter We Are Golden (quelle bombe !) sans penser au groupe anglais Chumbawamba. Entrecoupant ses bombardements de quelques chansons plus intimistes, Mika a rappelé à quel point son passage au Centre Bell en 2007 a été son « premier grand concert ». La foule lui a rendu son énergie en sautant, dansant et chantant à tue-tête durant Touches You, Love Today, Grace Kelly et Lollipop, dernière chanson du rappel, qui reposait sur des tambours-poubelles et sur un déversement de gros ballons au parterre. La pop bonbon, c’est comme les sucreries. Parfois, ça tombe sur le cœur. Mais comme Mika a eu la bonne idée d’offrir une performance musicale de 75 minutes, on a même évité l’indigestion.
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Commentaires (4)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Mère de Caro
Dommage qu'à l'époque où un aveugle est un non-voyant, un sourd un malentendant mais une obèse est une obèse !!! Vous avez loupé l'opportunité d'encourager quelqu'un qui livre un dur combat. Bravo. J'espère que vous vous sentez bien avec votre remarque. Je ne veux pas paraître hargneuse ni impolie mais vous, c'est dans votre tête que vous êtes obèse. Dans mon temps on disait épais.
Francine la maman de Caroline Ecrivez un commentaire |
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