| Bryan Lee – Un vent de Louisiane souffle sur Montréal |
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| Spectacles - Festival de jazz | ||
| Écrit par François Robert | ||
| Mercredi, 08 juillet 2009 22:40 | ||
| Mise à jour le Mercredi, 08 juillet 2009 23:44 | ||
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Si le vent chaud de la Louisiane soufflé par Bryan Lee, hier sur Montréal, a chassé les nuages pour faire voir la pleine lune, on le réinvite chaque année! La scène Loto-Québec était ensoleillée quand le bluesmen a lancé ses premières notes. Des notes claires mais tendues, au début, qui se sont enrobées d'harmonie au fur et à mesure qu'il imposait un rythme de jumping blues et de barrelhouse. Un habitué du Festival international de jazz de Montréal, Bryan Lee n'a pas perdu sa voix et chantait bien fort son blues.
Soulevant la foule dès ses premiers riffs de sa chanson fétiche, Braille Blues Daddy, Lee avait un band qui le soutenait à merveille avec le réputé David Maxwell au piano et à l'orgue. D'ailleurs, Maxwell lui a presque volé la vedette. Lee a puisé dans ses vieux succès pour rendre hommage à ses idoles, B.B. King, Albert King et Freddie King. Avec une fougue juvénile et électrique, il a fait valser sa Telecaster pendant plus d'une heure. Avec des solos propitiatoires. Faisant «salle comble», l'aveugle musicien a été ragaillardi par une foule qui en redemandait. Une foule disciplinée aux effluves indisciplinés. Et géniale, l'idée des écrans géants de chaque côté de la scène. On pouvait voir clairement la barbichette bien taillée de Bryan Lee et les mimiques qu'il faisait en appréciation de l'accueil chaleureux que lui réservaient les Montréalais.
Étonnamment, il aura peu interprété les titres de son plus récent album, Katrina Was Her Name. Son blues n'était pas triste. Appuyé par un nouveau guitariste, Lee semble avoir trouvé le band idéal pour rendre justice à son «blues de party». Le Blues Power Band qu'il s'appelle. Il ne veut plus quitter la scène. Et les spectateurs, qui multipliaient les applaudissements pour un rappel, n'aidaient pas la cause des organisateurs qui devaient faire respecter les «règlements». Un concert trop court pour du blues de pleine lune. Heureusement, il était en rappel à minuit à l'Astral. Jimmy James Deux heures auparavant sur la même scène, le Montréalais Jimmy James a ravi les spectateurs avec sa magique Stratocaster. James peut jouer n'importe quoi. On ne sait pas toujours où il s'en va, mais ça n'a aucune importance parce que là où il va, c'est bon. Toute comparaison est odieuse mais son band est tricoté serré, comme l'était Double Trouble qui secondait Stevie Ray Vaughan. Ses incantations à la guitare rappelaient le son de Jimmy Hendrix. Pas étonnant que son plus récent album s'intitule Feels Good. À voir également: Une soirée du terroir américain en photos
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