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Julie Lamontagne, jazzwoman jusqu’au bout des doigts PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Festival de jazz
Écrit par Philippe Rezzonico   
Lundi, 29 juin 2009 23:01
Mise à jour le Lundi, 29 juin 2009 22:52
Sur le cul. Non, ce n’est pas grossier, mais c’est l’impression bien précise ressentie à l’écoute de Now What, le deuxième album de la pianiste québécoise Julie Lamontagne en qualité de leader. Et nous ne devons pas être les seuls à penser la même chose, puisque son spectacle prévu dans le cadre du FIJM a affiché complet en un claquement de doigts.

Cela fait un certain temps qu’elle est dans le paysage, la belle Julie, mais pour bien des gens, elle est identifiée à une pop grand public en raison de sa présence en qualité de directrice musicale d’Isabelle Boulay, de son association avec Bruno Pelletier et, plus récemment, de son titre de pianiste en résidence à l’émission de Monique Giroux, à Espace Musique.

Now What la propulse maintenant à un autre niveau, tant cet album réalisé avec son trio (formé du contrebassiste Dave Watts et du batteur Richard Irwin) et le saxophoniste Donny McCaslin démontre plus que jamais l’évolution de son jeu, ses qualités de compositrice et la palette de son registre.

«Notre trio a beaucoup joué ensemble au cours des dernières années et j’ai affiné ma technique, explique la pianiste de 33 ans. L’an dernier, je me suis cloîtrée chez moi et je n’ai pas cessé de jouer durant près de cinq mois. J’appliquais des routines de technicien, j’affinais ma concentration. C’était comme une hygiène de vie.

 

«Cet album est une belle réussite à mes yeux, parce que je m’y suis impliquée davantage au plan de l’émotion. Ça, c’est quelque chose que je ne faisais pas avant. J’espère que c’est normal, d’en arriver là.»

Partir de rien

Ayant grandi dans un environnement classique, Lamontagne a joué de la musique de Chopin bien avant d’accompagner une Isabelle Boulay. Depuis des années, elle partage son temps entre plusieurs projets, qu’ils soient d’allégeance pop ou jazz. Avec autant de plaisir, quoique pas pour les mêmes raisons.

«J’ai grandi en interprétant les classiques. Quand je m’implique dans un projet qui me permet de jouer le répertoire de quelqu’un d’autre, je trouve ça super stimulant. Par contre, quand je compose pour le trio, ce n’est pas le même exercice. Ce n’est pas le même recueillement. C’est tripant de partir de rien pour créer quelque chose.»

La musicienne boulimique qu’est Lamontagne veut laisser toutes les chances à Now What de vivre sur scène. La performance prévue, mercredi, à L’Astral, sera la toute première du nouveau-né. Elle le présentera aussi à Paris. Nous, on se dit que cet album pourrait – devrait – lui ouvrir la porte de tous les festivals de la planète.

« Je l’espère et c’est le but que je vise pour la prochaine année. Contrairement à mon habitude, je n’ai rien de prévu. Enfin… J’ai bien deux autres idées d’albums en tête, mais c’est vraiment du jazz que je veux faire. Je tripe jazz. C’est vraiment mon dada!»

Julie Lamontagne veut laisser toutes les chances à Now What de vivre sur scène. Photo courtoisie FIJM

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