Malajube: gonflé à bloc et déchaîné PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - FrancoFolies
Écrit par Philippe Renault   
Samedi, 01 août 2009 22:25
Mise à jour le Dimanche, 02 août 2009 00:57

«Yahou!» Ce cri envoyé entre deux titres, il ne provenait pas de la foule, mais bien de la scène du Métropolis. Comme quoi Malajube était gonflé à bloc en ce retour en sol montréalais.

 

Après avoir foulé les planches d’Europe et des États-Unis, Malajube célébrait son retour au bercail samedi soir. De toute évidence, les gars avaient le couteau entre les dents, offrant du même coup une performance on ne peut plus musclée comme on n’en avait pas vu depuis belle lurette.

En plus, ce spectacle, ils le maîtrisent sur le bout des doigts pour l’avoir donné à une cinquantaine de reprises depuis le lancement de Labyrinthe, en février dernier. Offert dans un environnement propice à leur rock dans le tapis, ça ne pouvait faire autrement que de lever.

L’ouverture, avec Callemboles, redoutable dans sa portion instrumentale complètement déchaînée, et Ursuline, dotée d’une robuste finale, était annonciatrice d’un spectacle fait pour soulager leurs fans montréalais en mal de leur rock.

Malajube a mis le volume dans le tapis, samedi soir au Métropolis. Photo Olivier Jean

Décharge électrique

De son côté, Julien s’époumonait avec une ferveur remarquable dans Porté disparu et Filles à plumes, alors que le vrombissement de la basse de Mathieu donnait une imposante lourdeur au Crabe. Complétant le quatuor, Francis s’est montré littéralement enragé à la batterie, tandis que Thomas pouvait compter sur une balance de son soignée lui permettant de manipuler à sa guise les ambiances derrière ses claviers.

Il y a bien eu un petit moment d’accalmie avec Étienne d’Août (livrée avec doigtée) et Luna, mais cela avait pour point positif de permettre aux spectateurs de reprendre leur souffle avant l’enchaînement de Pâte filo et Montréal -40°C. Là, le parterre s’est soulevé!

Mais la plus grosse décharge électrique, elle est survenue dans les instants précédant le rappel avec Cristobald. Un titre sombre et colossal qui décoiffe. Difficile alors de ne pas en redemander. La foule alors survoltée, le groupe est revenu à la charge avec Le Bataillon, La Valérie et La Monogamie.

À voir également: La troisième soirée en photos et vidéo

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