| Yann Perreau – Mission accomplie |
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| Spectacles - FrancoFolies | |||
| Écrit par Philippe Meilleur | |||
| Mardi, 15 juin 2010 00:24 | |||
| Mise à jour le Mardi, 15 juin 2010 08:00 | |||
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On s’attendait à une fête, mais c’est à un véritable carnaval musical qu’ont eu droit les dizaines de milliers de personnes rassemblées sous le ciel paisible de la Place des Festivals, lundi soir, le temps d’un spectacle événementiel dirigé par le créatif Yann Perreau.
Très généreux, autant envers le public qu’avec ses invités, Perreau a campé à merveille le rôle d’hôte de la soirée. Il faut dire qu’il s’était payé solidement la traite, lui qui était accompagné d’un band complet, d’une section de cuivres et d’une brochette d’amis répondant aux noms de Ariane Moffatt, Samian, Loco Locass, Fred Fortin et Bernard Adamus. Le maître de cérémonie a ouvert son bal avec Beau comme on s’aime, quelques secondes après avoir terminé une entrevue sur le pouce et en direct avec France Beaudoin, de Bons baisers de France. Se sont ensuite enchaînés Le plus beau rêve et Le marcheur rapide, deux autres extraits d’Un serpent sous les fleurs. Le plus récent disque de l’artiste était d’ailleurs à l’honneur puisque Le président danse autrement, Conduis-moi (version électro-festive!), Le bruit des bottes et L’amour se meurt ont toutes été interprétées au cours de la soirée, et avec brio doit-on ajouter. On a aussi eu droit à La vie n’est pas qu’une salope (tirée de Nucléaire) et Ma dope à moi (de Western Romance).
Tantôt rockeur, tantôt tourbillonnant, un sourire toujours plaqué sur les lèvres, Perreau a été à la hauteur de sa réputation d’interprète enflammé. Fusions magnifiques Cela était d’autant plus appréciable que presque toutes les collaborations annoncées au programme ont été réussies. On retiendra d’abord l’arrivée d’Ariane Moffatt, qui a déclenché de belles réactions à l’ombre des tours du centre-ville avec Réverbères, un succès se passant de présentation. Apparue tôt en soirée, elle est revenue pour le dernier droit, avec un peu moins de succès toutefois, sa reprise de La machine à danser, de La compagnie créole, n’étant pas exactement agréable à l’oreille. Deux points pour l’effort, cependant.
L’apparition de Loco Locass a aussi mis le feu aux poudres, eux qui ont chanté Le but («Y a tellement de monde ici qu’on dirait une parade de la coupe Stanley!», a dit Chafiik) et La paix des braves, en duo avec Samian comme ils en ont l’habitude. Le rappeur algonquin, quant à lui, a bien fait avec Warrior. Fred Fortin a livré La loi du chocolat, une chanson qui se demande «pourquoi qu’y mettent pas d’l’acide dans les barres de chocolat?». Tant de questions, si peu de réponses... Pour un musicien comme Bernard Adamus qui jouait devant 25 personnes dans les motels de Petite-Vallée il y a moins d’un an, la mer de monde qu’il y avait lundi soir Place des Festivals devait revêtir un caractère intimidant. Le grand bonhomme a bien fait, mais un problème de synchro avec la DJ invitée à remixer Rue Ontario (on peut entendre cette version ici a un peu contrecarré ses plans. Le résultat était bien, mais pour être honnête, on aurait préféré voir Adamus guitare en main, en toute simplicité, sans bidouillage électro. Bien essayé quand même. En fin de soirée, après un gros 90 minutes de plaisir, tout ce beau monde s’est rejoint sur scène le temps de refaire une deuxième fois Beau comme on s’aime, version jammée en constant crescendo. C’était un moment absolument génial, exactement le genre de chose qu’on cherche à créer avec ce genre de spectacle événementiel. Mission accomplie, les amis.
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