| Pierre Lapointe en solo – L’alchimiste |
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| Spectacles - Coup de cœur | ||||||
| Écrit par Patrick Gauthier | ||||||
| Samedi, 07 novembre 2009 03:45 | ||||||
| Mise à jour le Samedi, 07 novembre 2009 04:53 | ||||||
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Pendant des siècles, les alchimistes ont tenté de transformer le plomb en or, cherchant pour se faire à obtenir la pierre philosophale. Vendredi soir, «à l'heure des putes», Pierre Lapointe, seul au piano, a joué à l'apprenti sorcier et a transformé ses chansons en or.
Fidèle au Coup de cœur depuis ses débuts – à lui –, Pierre Lapointe a créé l'événement, encore une fois, sur le coup de minuit – ou presque –, vendredi, en livrant un tour de chant tout seul, presque tout nu, au piano. À l'instar des alchimistes qui pensaient trouver l'or dans la sublimination des métaux vils, Lapointe a réduit ses chansons à leur plus simple expression. Mais, contrairement aux fumistes du Moyen-Âge, Lapointe a su extraire le plus beau de son œuvre. Boules à mites Sortant «des boules à mites», pour l'occasion, quelques très vieilles rengaines – Petite fille laide, La Boutique fantastique et Maman – ou revisitant ses plus récentes compositions, le chanteur s'est révélé la preuve vivante d'un vers de Richard Desjardins: «On aime un homme quand il est libre».
Car plus que de lui permettre de mettre en lumière la stricte beauté de ses chansons, réduites on l'a dit à leur plus simple expression, ce dénuement a permis à l'artiste de se libérer du carcan de la mise en scène, du poids des arrangements, à redevenir lui-même: drôle, imparfait, génial, brouillon, humain. Le temps d'un concert, trop court, qu'il reprendra heureusement à trois reprises au cours du Coup de cœur, Pierre Lapointe s'est présenté à nous en homme libre.
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