| Pierre Falardeau ne pourra jamais être remplacé |
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| Spectacles - Cinéma | |||
| Écrit par Maxime Demers | |||
| Samedi, 26 septembre 2009 16:40 | |||
| Mise à jour le Dimanche, 27 septembre 2009 01:20 | |||
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Souverainiste enragé, cinéaste militant et controversé, éternelle grande gueule, Pierre Falardeau ne laissait personne indifférent, autant sur le plan politique que dans le milieu culturel, où il avait autant d’ennemis que d’amis. Mais tout le monde s’entend sur une chose : la disparition de ce personnage controversé qui n’avait pas peur de se mouiller laissera un grand trou dans la société québécoise.
« On ne pourra jamais remplacer Pierre, c’est sûr, lance l’acteur et réalisateur Luc Picard, en entrevue avec RueFrontenac.com. Picard a tenu les rôles principaux de deux des films les plus importants de Falardeau, Octobre et 15 février 1839. « Il est unique. Il assumait totalement ce qu’il était, et ce qu’il faisait. Il ne s’excusait pas de penser ce qu’il pensait. » La productrice et amie de Pierre Falardeau, Bernadette Payeur, qui a produit la plupart de ses films (dont Octobre, Le Party, 15 février 1839 et les Elvis Gratton) abonde dans le même sens : « Il n’y a plus beaucoup, de nos jours, de cinéastes engagés comme lui et je me demande bien qui va prendre la relève, souligne-t-elle. Des gens qui n’ont pas la langue de bois et qui ont le courage de leurs opinions, c’est de plus en plus rare. Pierre était parfois maladroit, pas toujours de tout repos, mais il était une grande gueule, libre, qui disait ce qu’il pensait et qui n’avait pas peur de ses opinions. » À cause justement de ses prises de positions acerbes et parfois même déplacées, Pierre Falardeau projetait l’image d’un homme aigri, bougon et toujours en colère. Mais tous ceux qui l’ont côtoyé assurent qu’il était totalement différent dans la vie de tous les jours. « Je retiens d’abord de lui son grand rire, chaleureux et contagieux, indique Luc Picard. C’était un gars extrêmement affectueux, qui aimait énormément la vie. On connaît peu cet aspect de lui à cause de son image médiatique qui laissait croire qu’il était toujours frustré. Mais il était profondément humain et aimait beaucoup les gens. C’était aussi un gars passionné de tout : de politique et de cinéma, bien sûr, mais aussi de littérature, de théâtre, d’histoire. »
« Bien sûr, il était animé d’une colère permanente et ce, depuis que je le connais, mais cela ne minait pas sa vie, au contraire, ajoute Bernadette Payeur. Il a toujours été militant pour la cause souverainiste, il a toujours été fiévreux, mais il aimait passionnément la vie quand même. C’est juste qu’il se souciait beaucoup de la disparition du peuple québécois. » Œuvre singulière Des comédies populaires – mais non moins engagées – Elvis Gratton aux drames historiques Octobre (sur la Crise d’octobre de 1970) et 15 février 1839 (qui raconte les 24 dernières heures du patriote Chevalier de Lorimier) en passant par les documentaires réalisés avec son ami acteur Julien Poulin (Pea Soup, Le Magra, Speak White, etc.), Pierre Falardeau laisse derrière lui une œuvre pamphlétaire et singulière qui reflète ses profondes convictions. « Pierre était fier de tous ses films mais particulièrement du Temps des bouffons (son célèbre court métrage de 1985 décrivant une soirée au Beaver Club et dénonçant le colonialisme britannique et canadien-anglais à l’endroit des Québécois), précise Bernadette Payeur. Je crois aussi que c’est son œuvre la plus forte qui reflète le mieux son style. C’est du Falardeau à son meilleur. « Mais je crois que Pierre était fier et content de ce qu’il avait fait en général, ajoute-t-elle. Il m’a dit récemment qu’il avait peut-être fait les films qu’il avait à faire. Il avait peut-être fait le tour du jardin, en matière de création. Ses refus pour le financement de ses derniers projets ne lui pourrissaient pas la vie, contrairement à ce qu’on pouvait croire. Il était très satisfait de son rôle de militant. Car il se considérait d’abord comme un militant. Et il était très heureux aussi de donner des conférences aux jeunes. » « L’œuvre de Pierre, c’est du cinéma de militant, c’est clair, mais pas juste pour la cause indépendantiste, observe Luc Picard. Il était obsédé par la colonisation, il s’est toujours révolté contre cela, autant dans Le Temps des bouffons que dans 15 février 1839. Son œuvre est très politique, oui, mais très humaine aussi. Car pour lui, derrière la politique, il y avait l’humanité. C’est aussi important pour lui. » Le cinéaste Michel Brault (Les Ordres), considéré comme un des maîtres à penser de Pierre Falardeau avec Gilles Groulx et Pierre Perreault, a aussi rendu hommage au réalisateur du Temps des bouffons en lisant samedi matin sur les ondes de RDI un très beau texte qu’il venait d’écrire sur lui : « Pierre était d’abord un grand patriote flamboyant et impatient. Il a dû se battre pour s’exprimer en toute liberté. Son premier et unique sujet a été son pays, le Québec et ses compatriotes, qu’il aimait par-dessus tout. Comme un bûcheron, ses films sont faits à la hache et au godendart et ont le timbre de sa voix que nous n’oublierons plus jamais. » Pour visionner le court métrage culte Le Temps des bouffons :
La filmographie de Pierre Falardeau : 1971 Continuons le combat À lire également :
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Après cette courte absence, je suis revenu au souk. À vrai dire, c’était un SOG (lire SAUG) au vrai sens du terme. Cela ne pouvait en être autrement, N’est ce pas? Il y avait de la très bonne et authentique odeur de la vraie grillade des SOG (relire SAUG). La brochette de foie, les merguez et même la sardine étaient au rendez-vous. J’avais la foi d’u réel SOG (.) s’il ne manquait pas les raconteurs d’histoires (Goualas), les amuseurs publics et les charlatans guérisseurs et leurs recettes et médicaments miraculeux.
Dans le souk, il n’y avait que de la demande. L’offre était plutôt rare et on ne la voyait même pas. Par contre, il y avait de l’accolade, de l’embrassade et de la retrouvaille. J’ai même aperçu nos chers acteurs; oui. Ceux la même qui se sont par magie (Fouad, en serait il le maitre d’œuvre?) et avec lesquels j’ai échangé : il y avait le parrain/mafioso Marlon Brando. Le comédien/chanteur Frank Sinatra trop éloigné de moi pour lui demander un autographe. Le comble de tout cela, c’est l’accolade et la bise que j’ai donné à l’apprenti-magicien/acteur Harry Potter. Il n’y avait pas que ce beau monde. Mon humble député, était la également. Splendidement, somptueusement et superbement là. Beau comme un cœur. Beau comme un poème aurait Brel. Néanmoins, le président de l’occasion, plutôt de l’événement, lui a volé la vedette. Il était bronzé et costumé. Sa magnifique queue de cheval le distinguait. Le vice président ne savait pas où donner la tête. Tout le monde l’appelait, l’interpelait et le sollicitait. Bientôt et pas pour longtemps, il sera le président. Parallèlement à cette frénésie de rencontre, le petit Maghreb, dans sa joie, apparaissait grand. Ce petit Maghreb avait tous ses membres présents. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. L’homme à mille chapeaux était aussi présent. Dans son habit de CJNT, lui aussi, était aussi beau comme un cœur. Il manquait par contre, sur le chandail, l’emblème de la Caravane du Maghreb. Il se peut qu’il soit dilué avec les secousses en arrivant au souk en prenant un Taxi Maghreb. Il y avait de la place pour tout le monde. Même pour ceux et celles détestant le coucher de soleil (maghreb), l’Ouest, le Raï et les Arabes. Ils étaient là avec les tracts jaune-canari afin de mettre du piquant et créer de la sympathique zizanie. Sentant la fatigue, la tristesse et l’ennui, je commençais à lancer des tatas à droite et à gauche. J’ai ramassé mon sac de 10 livres de pommes, fraichement cueillies par Myriam, Arezki et Kader. Mon ami Robert, quant à lui, il n’a pas pensé à moi mais pour se débarrasser de son sentiment de culpabilité, il m’a invité, dimanche, à prendre un café et une ride sur sa flambeuse neuve Volvo S60 au lieu de gouter du cidre et de la compote de pomme. Un sou, un Maghreb et un authentique 1ère partie
Je commencerai par l’authentique. J’étais dans la joie festive. J’étais entre mes chers(es), mes proches et entre celles et ceux que j’adore. Soudainement, une triste nouvelle est tombée comme une bombe. Je ne l’attendais pas. Ahmed B, fouillait dans son plus profond pour trouver un qualificatif à ce grand homme qui vient de s’éteindre. Avec brio, Ahmed M, sort l’appositif de l’authenticité. Tout le monde s’est mis en accord, même le sage homme à barbe blanche. Ce dernier a entériné le mot, et il est même allé à ajouter que l’homme était absolument un franc vrai pas un hypocrite.
Moi, je n’étais pas là. J’ai hoché ma tête en signe d’approbation seulement par respect au groupe et aussi pour ne pas être pointé du doigt. Je suis allé me promener à travers le Québec profond. Je me promenais sur Papineau, l’avenue et le pont. De Lorimier pour un petit clin d’œil au chevalier, François-Marie-Thomas et j’avais en plus, une envie de me rendre à Dollard-des-Ormeaux. Mais comme le peuple habitant n’est pas à l’image du patriote, je me suis contenté de sa statue au parc Lafontaine. Par magie, et Fouad n’y est pour rien, je me suis transporté à Saint Boniface au Manitoba afin d’annoncer la triste nouvelle à Louis Riel. Je l’ai trouvé content. Heureux que sa famille de patriotes, allait enfin, autour de lui, se compléter et profiter enfin de ce havre de paix qu’est la mort, pour enfin se reposer! À mon retour, Bob Graton était en pleurs. Ce gros cave, de la trilogie amusante, était habillé en blanc à la Elvis. Sur le dos de son veston, arborait une grande feuille d’érable rouge, dans son intérieur, la photo de Pierre et sa cigarette. La postérité ne conservera que cette fameuse accolade avec son ami Pierre immortalisée par les caméras assassines les montrant tous deux portant les couleurs du Hizbollah lors de l’immense marche organisée en soutient aux palestiniens de Gaza écrasés par les bombes de la soldatesque sioniste. En dessous de cette feuille, qu’adorait Pierre, on pouvait lire : R.I.P 15 février 1839 - 25 septembre 2006. Je me suis souvenu, je me souviens et je me souviendrai de l’homme, de son séjour en Algérie, de son passage à Tizi-Ouzou, du FLN, du FLQ et entre le Q et le N, peut se produire l’inconnu, me disait, mon ami Robert. Pierre, le fort en gueule, avait même tourné son film ‘’ à force de courage ’’ en Algérie et cela en 1977! Le courage de ses convictions.
J'ai toujours aimé le courage de Falardeau qui ne pouvait absolument pas faire autrement que d'exprimer ses opinions dans le vocabulaire franc et direct que tous lui connaissaient.
Il ne souffrait pas de la maladie de l'hypocrisie dont plusieurs de nos décideurs économiques et politiques souffrent au Québec. Passer par quatre chemins il ne connaissait pas et allait toujours direct au but. Merci Pierre et bonne retraite dans le nouveau monde qui t'a ouvert les bras. Le temps des bouffons
C'était un esprit libre que j'admirais, même dans sa vulgarité la plus dénonciatrice. Je l'ai croisé une fois ou deux et entendu le tribun un certain 24 juin, il y avait alors peu de monde pour l'écouter, dommage.
J'ai apprécié l'oeuvre cinématographique de Falardeau: Elvis Graton 1; 15 février 1839, film qui m'a fait pleurer; Le Party; Speak White; Octobre... il avait un regard distinctif sur notre histoire et les travers de notre société moderne. Falardeau a longtemps été pauvre, comme quoi c'est le prix à payer pour autant d'audace, mais il était riche, riche de liberté, ce que bien d'autres n'ont pas, enfermée dans leur tour d'argent! Salut Patriote, tu nous manqueras! P.-S. Regardez « Le temps des bouffons », Roger D. Landry y joue son plus beau rôle! Vive l'internet et la démocratisation des contenus naguère censurés. Pas un personnage
L'article est intéressant. Le seul GROS, GROS problème que j'ai c'est quand vous dites de M.Falardeau qu'il était un personnage. Oui c'était une grande geule, un homme plus que passionné et qui défendait avec vigeur ses opinions et ses idées, mais il était Pierre Falardeau et non un personnage. Je déteste entendre de lui qu'il était un personnage. Est-ce qu'une personne qui a des idées et qui les défends avec vigeur en restant lui-même sans jamais se laisser embarquer dans aucune magouille durant 62 ans est un personnage ? Absolument pas. Il était malheureusement un des derniers VRAI. Il manquera au Québec.
Au revoir M.Falardeau et merci pour votre oeuvre ! ...
"Quand un résistant s'effondre, y'en a dix qui se lèvent pour ramasser son arme" - Pierre Falardeau
falardeau versus charest
falardeau a mieux défendu notre peuple, sans en avoir les rênes, que ne le fait actuellemet john charest
merci pierre pour ce que tu nous laisses Salut l'ami...
Au revoir Monsieur Falardeau,
Et de la ou vous êtes, en sacrant ou pas, continuer votre excellent travail. VOUS, pour vous avoir rencontrer à plusieurs reprises, en arrière de votre grande timidité, VOUS, vous aviez le courage de votre grande gueule. Où est votre successeur ? MERCI pour tous. Claudette ...
Il s'est donné corps et âme pour son pays le Québec. Il s'est brûlé à la tâche.
C'est une perte irremplaçable pour sa famille et pour les Québécois... souverainiste enragee..
si on est du bon cote , on peut dire n importe quoi, et insulter n importe qui...J ai rien contre les souverainistes, mais quand ils sont enragee et fermee a toutes discussions... dun cotee ou de l autre l extremiste n est jamais bon.......(en passant ,les journalistes, essayez d etres objectif dans vos nouvelles, montrer les 2 cotee de la medaille..., on apelle ca du profesionallisme!!!)
sympathie pour la famille Le courage de ses opinions
Si je fais un commentaire, c'est que cela vous concerne.
Falardeau a déjà dit de Patrick Lagacé que c'était un «sniffeux de caleçons sales». Il a dit de Martineau quelque chose d'à peu près semblable. Et si ces deux-là ont été froissés, c'est peut-être parce qu'ils avaient mis le doigt sur un point sensible. Il a eu assez de couilles pour dénoncer ses deux carriéristes, qui l'avaient critiqué juste pour créer une fausse polémique, d'un coup que le bon peuple morderait à l'hameçon. On ne fait pas une omelette sans casser des oeufs. À lire Martineau, l'indépendance du Québec pourrait se faire en la demandant poliment à Ottawa. Ayoye ! Et je ne crois pas comme Lagacé l'a écrit dans une de ses chroniques, que Falardeau disait des choses intéressantes, mais d'une manière épaisse. Il utilisait un langage coloré, mais avec des arguments solides, fondés, pas phoney. Que Lagacé et Martineau prennent les critiques de Falardeau comme des insultes, c'est le prendre de haut pas mal à mon goût. Personnellement, je ne les trouve pas intéressant, parce que trop imbus d'eux-mêmes, trop fouille-merde, trop racoleur. Ils veulent se donner un genre, parce que tout cela n'est que du spectacle. Ce n'était pas le cas de Falardeau, ce qu'il défendait, c'était ce qu'il pensait. C'était un homme libre. Merci Falardeau
On peut remercier Pierre Falardeau d'avoir toujours su nous faire voir en face la petitesse d'esprit de bien des nôtres. Même après sa mort il faut croire... Bravo Falardeau d'avoir eu les couilles de résister, parfois envers et contre tous, mais toujours dans le seul but d'ouvrir les yeux sur la situation de la nation québécoise. Il faut espérer que tous sauront reconnaitre le grand homme de lettres et de cinéma : non pas seulement le créateur d'Elvis Gratton et de plusieurs farces bien grasses.
Non, non, non... ! Sérieusement ?
C'est vraiment la seule chose que vous retenez de Pierre Falardeau ? Son langage coloré et contestataire ?!
Personnellement, je crois que lorsqu'une société perd un être humain de la sorte... elle s'appauvrit. Un Patriote
Nous venons de subir une grande perte. Ben oui Faladeau disait tout haut ce que pense la majorité des Québécois. N'en déplaise à Mme Bilodeau plus haut sur cette page, oui on essaie avec l'aide d'Ottawa de nous faire disparaitre comme peuple. Les nouveaux arrivants sont les bienvenues mais S.V.P. n'essayez pas de nous faire avaler vos valeurs, ces mêmes valeurs qui vous ont fait quitter votre pays. Bienvenue dans notre maison mais ne nous demandez pas de changer les meubles. Adieu M. Falardeau, les Patriotes de 1837 vont vous ouvrir grand leurs bras dans un endroit qu'on appelle l'éternité....Amen
Le Vieux Ecrivez un commentaire |
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