| Des artistes québécois en mission en Afghanistan |
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| Spectacles - Actualité | ||||||||
| Écrit par Agnès Gaudet | ||||||||
| Mercredi, 26 août 2009 10:38 | ||||||||
| Mise à jour le Mercredi, 26 août 2009 15:48 | ||||||||
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Au petit matin, Richard Petit, Wilfred LeBouthillier, Émily Bégin, Annie Dufresne, les musiciens, choristes et danseuses partaient pour la grande aventure, chanter pour les soldats en Afghanistan.
« J’espère que ce sera la dernière, a lancé Annie Dufresne en embarquant dans l’autobus, qu’après, nos troupes seront rapatriées au pays et que toute cette guerre sera finie. » La troupe, initiée par Richard Petit, part distraire les soldats canadiens sur la base militaire de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan, un pays en guerre où chaque jour des soldats laissent leur vie, un pays secoué par des élections qualifiées de tricherie. Les Québécois seront sur place plusieurs jours, y compris le 3 septembre, le jour même où les résultats officiels de cette élection seront annoncés. Ils y donneront deux représentations, chanteront des hits et comptent « Notre voyage n’a rien de politique, disaient-ils mercredi à tour de rôle, c’est humanitaire. » « Ce n’est pas une question d’être pour ou contre la présence de nos troupes en Afghanistan. On part exercer notre métier, faire ce qu’on sait le mieux faire, distraire les gens.» « Et puis, cette guerre, c’est la guerre pour la paix ! » « Les soldats ont choisi l’armée, mais pas le conflit. » Boussole et Gravol Mercredi matin, ils sont arrivés un à un, sans se presser, certains conduits par leur conjoint. L’aventure durera 20 jours au total . Un voyage qui marque. Ceux qui l’ont déjà fait en témoignent. Un peu stressés, fébriles et les bras chargés de valises. Le batteur du groupe avait 15 valises à lui seul. « J’aurais dû être flûtiste ! », a-t-il lancé. Les autres s’étaient limités au minimum nécessaire, surtout des tenues sportives et colorées pour égayer la vie des militaires, un oreiller et un sac de couchage personnels. Dans leurs bagages aussi, des Gravol pour le vol dans l’avion militaire qui les mènera de Trenton, en Ontario, à une ville européenne, puis une autre ville d’un pays arabe (qu’ils gardent secrète, question de sécurité), avant d’atterrir en sol afghan. Wilfred LeBouthillier, lui, avait dans ses poches son porte-bonheur, la boussole de son grand-père qui avait joint l’armée américaine à l’âge de 14 ans. « Il était entré bien trop jeune et avait déserté à quelques reprises, raconte Wilfred. À l’époque, quand tu te faisais prendre à déserter, tu étais considéré comme un prisonnier politique, au même titre que les autres. À 99 ans, quand il est mort, il avait encore les marques des coups de fouet qu’il avait reçus dans le dos. » « Chaque année, lors de la journée du Souvenir, il arrivait ivre à la maison, se rappelle Wilfred. Il ne voulait pas se rappeler. Il m’avait fait promettre de ne jamais entrer dans l’armée. Ça me fait drôle de partir à Kandahar avec sa boussole. »
Loin des vacances à Cancun Mercredi, les membres de la troupe québécoise ne pouvaient plus reculer. Ils souriaient d’un sourire nerveux, des mots tels « bouleversant », « épeurant » revenaient dans les conversations. « Je n’ai pas trop eu le temps de penser à ce qui s’en venait, a avoué Wilfred LeBouthillier, qui venait de terminer un sprint de spectacles dans le cadre des festivités acadiennes au Nouveau-Brunswick. J’étais dans le jus. J’ai fait mes adieux à mon ti-gars, William, il y a deux jours (il a eu 2 ans le 4 juin). C’est la première fois que je pars à la guerre ! » « Je suis nerveuse, admettait Émily Bégin, qui vient de terminer une série de 60 représentations d’Un Violon sur le toit. C’est l’inconnu. C’est comme sauter en parachute. On sait que c’est sécuritaire et fantastique, mais tant qu’on ne l’a pas essayé soi-même, il reste des doutes. » Émily partait rassurée. Elle avait clavardé avec un soldat canadien de Kandahar sur Facebook avant le départ. Il l’avait convaincue qu’il n’y a sur la base militaire aucun danger. Reste qu’Annie Dufresne, « une hippie des temps modernes » qui en est à sa deuxième expérience, était loin d’être rassurante. « En arrivant sur la base, ils nous font enfiler un habit d’armée, une lourde veste pare-balles – dans un pays où il fait en moyenne 40 Celsius – et ils nous indiquent où nous réfugier si on entend le bruit d’une roquette arriver », lance-t-elle, amusée, sachant très bien qu’elle provoque le trac chez ses camarades de voyage. Quant à lui, Richard Petit, organisateur du voyage, partait la tête tranquille. Il en est à sa cinquième mission avec l’armée canadienne. « Aux nouvelles, rappelle-t-il, on ne voit que le pire de l’Afghanistan. Là-bas, c’est plus tranquille que ce qu’on voit dans les médias. Reste qu’on ne s’en va pas en vacances à Cancun ! » Du Michael et Les Bombes Pour convaincre les artistes qui participent à l’aventure, Richard Petit a eu besoin d’un gros deux heures de conversation avec chacun d’eux. « Au départ, ils restent stoïques devant la proposition. Après, ils finissent par y croire », dit-il. À Kandahar, la troupe mange, jase, vit avec les militaires. Le boulot n’est pas limité aux deux gros shows qu’ils vont offrir sur scène. Chaque minute de la journée, leur soutien est palpable. « Ce n’est pas juste une partie de plaisir », indique Annie Dufresne. Leur grand spectacle de variétés de deux heures et demie, ils vont le répéter à Trenton avant d’embarquer pour l’Europe. Ils s’en promettent. Sur une scène extérieure, ils vont performer devant 1 500 à 5 000 militaires, les La majorité des pièces seront des reprises de chansons iinternationales que tout le monde aime. Wilfred LeBouthillier va même chanter du Michael Jackson. Depuis le temps qu’il organise ce genre de show, Richard Petit sait ce qui marche pour ce public de 20 à 45 ans. L’un d’eux chantera même Les Bombes, de Pagliaro !
Comme les Beatles en 1964 C’est Mike Ward qui animera le spectacle, en français et en anglais. Sur scène, il y aura des chorégraphies, beaucoup de couleur et d’action. Le « house band » est constitué de Michel Bruno à la guitare, Bernard Quessy aux claviers, Sylvain Bertrand à la basse, Luc Catellier à la batterie, Isabelle Quintin aux voix, Mabel Palomino et Chloé Robertson à la danse. Les respectueux t-shirts jusqu’au cou feront alors place à des tenues de scène et des robes plus sexy pour les filles. « Sur la base, on fait preuve de retenue, mais sur scène, c’est différent. On leur offre du rêve », déclare Annie. « On n’est pas à la messe », renchérit Richard. Une chose est sûre, le public militaire est dur à battre. « On est reçus comme les Beatles en 1964, explique Richard Petit. Les soldats sont très réceptifs. J’ai dis à la gang de se préparer. De tout donner ce qu’ils ont parce que les militaires donnent mille fois en retour. « Souvent comme artiste, on a l’impression d’être le « clown » de service, ajoute-t-il. De temps à autre, on reçoit un courriel d’un fan qui a aimé une chanson qui nous rappelle pourquoi on fait ce métier. Mais en spectacle, devant les soldats, c’est une autre affaire. La réaction est instantanée, la manifestation, directe. Les soldats apprécient tellement. C’est très touchant. » Quand le moment est enfin arrivé, mercredi matin, au point de rendez-vous au parc La Fontaine, pour monter à bord du bus qui les menaient à Trenton, des baisers ont été échangés avec quelques conjoints les yeux brillants. « La musique permet des expériences folles comme celle-ci, avait mentionné Wilfred LeBouthillier quelques minutes plus tôt. Notre mission, c’est divertir les gens. »
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Commentaires (4)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires notre moral est important
Bonjour ce message s'adresse a tout les personne qui remette en doute la mission en Afganistan et qui OSES juger le travail qui est fait par NOUS militaire Canadien qui sont pret sont a donner leur vie pour faire regler lordre et la justice dans un pays ou regne le chaos contrairement a vous qui ce foutter eperdument du sort de la planete. J'aimerait juste dire a ceux qui dise quon a pas notre place ici pourquoi d'abord ne venez vous pas passer des vacances a Kandahar voir de koi ca dlair au lieu de critiquer assis dans votre petit comfort a la maison auriez vous les couilles de faire ce que nous fesons? je ne croit pas donc au lieu de vous en prendre au artistes qui vienne nous remonter le moral prenner vous donc au vrai coupable de cette guerre les talibans! si vous ne voulez pas tenir derriere nos troupes sentez vous libre de vous tenir en fasses d'eux!!! et en passant je suis en Afganistan...je croit etre bien placer pour parler de la situation PAS VOUS!!!!
Plus tranquille ????
Richard Petit en bon relationiste essaie de nous faire croire que c'est plus tranquille en Afghanistan que les médias disent. Ah bon ? Posez-donc la question aux soldats et surtout au civils qui payent le fort prix de cette guerre. Certainement des anecdotes pour lui. Mr Petit a t-il vu le dernier attentat sanglant à Kandahar ? A t-il lu les dernières statistiques qui font que 2009 est d'ores et déjà l'année la plus meurtrière depuis la chute des talibans ? Oh, excusez-moi, tout ceci n'est que la propagande des vilains médias sensationalistes et rabat-joie.
Mr Petit, un conseil, sortez donc de Kandahar air field et allez distraire les soldats perdus dans les bases avancées. Et surtout, n'oubliez-pas de les convaincre que c'est très tranquille là-bas Pathétique
Des "artistes" has-been cherchant à obtenir un peu de soutient... Voilà comment on pourrait qualifier la troupe ayant comme mission d'aller divertir les soldats et les soldates du Canada à Kandahar.
Malheureusement pour ces "artistes", ce voyage a tout d'un voyage politique. Se rendre jusqu'en Afghanistan pour remonter le moral des soldats qui occupent un pays pour le bien des forces du marché, ça a tout d'un choix politique. Affirmer que c'est une guerre pour la paix, ça a tout d'une affirmation politique. Aller soutenir des soldats dans leur travail de militarisation, peu importe où, ça a tout d'un choix politique. Finalement, accepté de se pavaner en tenue légère afin d'assouvir leurs fantasmes d'hommes et de leur "offrir du rêve", ça a tout d'un choix politique pour la femme qui le prend. Via le blogue du Collectif La Barricade de Drummondville : http://ucldrummond.blogspot.com Ecrivez un commentaire |
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