| Tryo: joindre l'utile à l'agréable |
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| Spectacles - Musique | ||||||
| Écrit par Philippe Renault | ||||||
| Vendredi, 13 mars 2009 00:07 | ||||||
| Mise à jour le Vendredi, 17 avril 2009 19:15 | ||||||
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Il ne fait pas de doute que Tryo est passé maître dans l'art de fusionner festif et raison sociale. La première de ses trois représentations au Métropolis, jeudi soir, n'a pas fait exception. L'esprit d'engagement, on le sentait à notre entrée dans la salle de la rue Sainte-Catherine. Les nombreux fans qui se sont déplacés étaient accueillis par Greenpeace, comme c'est le cas lors de chaque concert du groupe français, afin de sensibiliser les gens à la cause environnementaliste. Les messages environnementaux et politiques se sont naturellement poursuivis à travers les quelque 20 chansons prévues à la représentation.
Les gars ont très peu parlé cependant. Pas de discours à l'emporte-pièce, de déclaration choc. Ils ont laissé parler leurs instruments et les paroles de leurs compositions. Vent de folie De son côté, comme on pouvait s'y attendre, la fête a eu lieu sur scène, et par ricochet dans la foule. La simple apparition du quatuor a suffi à créer un petit vent de folie dans la foule. Un vent qui a soufflé encore plus fort dès les premières notes de Ce que l'on sème, chanson-titre du plus récent album de Tryo. Déjà, ça dansait, criait et tapait dans les mains. Et il ne fallait surtout pas penser que ce souffle contagieux allait s'apaiser. Les bourrasques se sont intensifiées avec G8. De son côté, la gent féminine, bien représentée au cours de la soirée, était en extase de recevoir la «chanson d'amour pour filles» Serre-moi, sur laquelle elles chantaient toutes les paroles en choeur. L'atmosphère a ensuite gagné en chaleur avec Marcher droit, dédiée au président français. Puis, un intense rayon de soleil a fait son apparition, au moment de la livraison de Quand les hommes s'ennuient, chanson qui repose en grande partie sur les percussions. La transition vers Battacada, un gros jam de percussions, s'est avérée on ne peut plus naturelle. Là, le party était véritablement pris !
On souhaitait surtout que le collectif ne diminue pas le tempo. Oui, c'est arrivé, notamment lors de la plus posée El dulce de leche. Difficile de garder l'attention de tous les spectateurs à ce moment. Mais heureusement, ces baisses de régime ont été plutôt rares au cours de la soirée. Ce dont on se souviendra, c'est plutôt l'instrumentation variée du groupe, des rythmiques reggae entraînantes et des moments de communion provoqués par les rassembleuses Pompafrik, Désolé pour hier soir (adaptée au Québec) et surtout L'Hymne de nos campagnes, en fin de parcours.
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