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Rachid Badouri rend hommage à Michael Jackson PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Juste pour rire
Écrit par Caroline Roy   
Mercredi, 08 juillet 2009 22:31
Mise à jour le Mercredi, 08 juillet 2009 23:08

Que ferait Rachid Badouri sans Michael Jackson? Sans lui, une chose est certaine, l'humoriste n'aurait pas pu boucler d'une façon aussi éclatante son deuxième gala Juste pour rire.

 

Jackson mort, nous nous attendions tous à ce que Rachid Badouri, fan du roi de la pop, reprenne sa danse et ses chansons, mercredi soir, au Théâtre St-Denis. Il aura fallu patienter jusqu'à la fin du gala de deux heures avant que l'humoriste offre un medley des succès de la star (Billie Jean, Smooth Criminal) en compagnie de nul autre que Gregory Charles et sa fameuse chorale.

Oui, on le sait que Badouri imite Jackson depuis des années déjà. Il n'y a rien de nouveau ici. N'empêche, le moon walk et le gant argenté de Rachid avaient un petit quelque chose de touchant aux lendemains des funérailles de la star.


Ce sont les invités de Rachid Badouri qui ont surtout dansé et joué de la musique. Photo Catherine Lefebvre

Cela dit, c'est l'un des seuls moments où Rachid Badouri a dansé durant son spectacle. Surprenant quand on pense que la danse est l'une des marques de commerce de l'humoriste.

En fait, ce sont ses invités qui ont surtout dansé et joué de la musique. D'abord, le gala a ouvert avec une troupe de danseuses de baladi. Rien de mieux pour réchauffer une salle, n'est-ce pas, messieurs? Pour son premier monologue, Rachid a choisi de parler de ses origines, c'est-à-dire du Maroc et de son père, Mohammed, qui est en voie de devenir plus populaire que lui, selon l'humoriste.

À l'aise et solide sur scène, Rachid a présenté ses invités du gala comme étant tous ses bons amis. Et tous les superlatifs étaient permis pour les décrire: «extraordinaire», «en or», «le meilleur» ou encore celui «qui a révolutionné l'humour au Québec». Des formules plus ou moins originales, mais qui témoignent néanmoins de la fierté de Badouri de les avoir comme amis et invités à son gala.

Insulte et vengeance

Parmi les numéros les plus réussis, soulignons celui d'Eddy King, qui a blâmé Hergé pour la manière dont il a dépeint son pays d'origine, le Congo, dans la bande dessinée de Tintin. Sachant que les fans de Tintin sont nombreux, ce numéro rigolo tombait à point.


Le duo Dominic et Martin aurait pu renouveler un peu ses blagues sur l'actualité. Photo Catherine Lefebvre

Toujours du côté des bons coups, Jean-François Mercier a emballé le public avec son personnage du «gros cave», qui cadre assurément mieux dans un gala Juste pour rire que dans un Bye Bye. Aussi présent l'été dernier au gala de Badouri, Mercier est revenu cette année pour lui donner une leçon de comment «insulter les nuls pour les nuls».

Le hic, c'est que Badouri a bien appris de son maître et qu'il s'est vengé de celui qui l'avait insulté sur la même scène, il y a un an. «Quand tu écriras un Bye Bye la prochaine fois, tu mettras des jokes dedans», a-t-il lancé à l'endroit de Mercier. Avouez que c'est bien envoyé.

Mentionnons aussi le duo de Rachid et du bruiteur Charlypop. Les deux ont reproduit sur scène une bande-annonce du film du petit chaperon rouge comme s'il s'agissait d'un film de guerre. Alors que Badouri mimait l'action, Charlypop en faisait les bruits. Réussi, leur duo leur a valu une ovation debout du public.


Jean-Marc Parent  nous a entretenu de nos dépendances, dont la sienne qui est de manger, surtout tard le soir. Photo Catherine Lefebvre

Sinon, le duo Dominic et Martin aurait pu renouveler un peu ses blagues sur l'actualité. Dans leur numéro où ils rient d'événements qui font les manchettes, les comédiens ont retenu des vieilles nouvelles, telle la relation entre Julie Couillard et Maxime Bernier. Les spectateurs les ont tout de même applaudis chaudement.

Avant-dernier numéro du gala, celui de Jean-Marc Parent s'est peut-être un peu trop étiré. L'humoriste nous a entretenus de nos dépendances, dont la sienne qui est de manger, surtout tard le soir. Un numéro d'une vingtaine de minutes que le public a aussi reçu avec enthousiaste, si on se fie encore une fois à l'ovation debout.

Billy Tellier, le quatuor de violonistes PaGAGnini et Mike Ward, qui s'est attaqué aux tabous des femmes battues et des handicapés, complètent la liste des invités de ce gala.

Après avoir vécu son baptême l'an dernier, Rachid Badouri a su démontrer qu'il s'épanouissait bien au sein des galas Juste pour rire. En fera-t-il un troisième l'an prochain? Souhaitons-le-lui. 


À la fin du gala de deux heures l'humoriste a offert un medley des succès de Michael Jackson (Billie Jean, Smooth Criminal) en compagnie de nul autre que Gregory Charles et sa fameuse chorale. Photo Catherine Lefebvre

 

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ter mon idole
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smilies/kiss.gifsalut rachid badouri tes mon idol smilies/grin.gifsmilies/cheesy.gifsmilies/angry.gifsmilies/sad.gifsmilies/shocked.gifsmilies/cool.gifsmilies/smiley.gifsmilies/smiley.gifsmilies/smiley.gifsmilies/smiley.gif
andre joudin , décembre 03, 2009

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