| Jones inaugure une maison qui régalera ses visiteurs |
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| Spectacles - Festival de jazz | |||
| Écrit par Philippe Rezzonico | |||
| Mardi, 30 juin 2009 00:15 | |||
| Mise à jour le Mardi, 30 juin 2009 00:37 | |||
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Huit mois après le début de sa construction, la Maison du Festival international de jazz de Montréal a connu une inauguration en grande pompe, lundi soir. Nouvelle salle de spectacles, bistro, galerie d’art, médiathèque à venir, la nouvelle construction avait de nombreux attraits à offrir.
Pièce de résistance, la salle de spectacle L’Astral était le point culminant de la soirée avec la présentation du spectacle d’Oliver Jones, en avant-première de la 30e édition du FIJM. Après le cocktail d’usage au champagne et les petits fours, on a pu enfin jeter un coup d’œil à cette salle qui peut contenir environ 350 personnes en configuration cabaret et 600 si la salle est exempte de sièges. Avec deux portes battantes situées à quelques mètres de l’entrée sous la marquise, on pénètre dans une salle où la scène a été placée à gauche. Intimiste, on a un bon point de vue sur la scène, peu importe où l’on se trouve au parterre, mais deux piliers de béton – recouverts de verre – obstruent deux petites zones, de chaque côté de la scène. Bonne acoustique On a visiblement voulu faire un clin d’œil au Spectrum en installant deux immenses bars sur les flancs de la salle. Dès que Oliver Jones et ses collègues ont amorcé leur performance qui comprenait des standards du pianiste et de son mentor Oscar Peterson après une demi-heure de discours de circonstance, on a constaté que l’acoustique était adéquate sur les côtés, au fond et même au balcon. Petit problème à l’étage, quand même, avec les grilles qui servent de barrières de sécurité. Si vous êtes assis en étant appuyés sur les grilles, pas de problème pour la vue plongeante sur la scène. Mais si vous êtes assis seulement à deux ou trois pieds de cette dernière, pas sûr que la grille ne va pas vous boucher une partie de la vue. En fait, si vous n’êtes pas grand comme moi, c’est plus que possible.
Galerie immense Si l’autre portion du rez-de-chaussée sert de gîte au resto Balmoral dans lequel on installait lundi des répliques des trophées des prix remis par le Festival, le deuxième étage servira éventuellement à la galerie du FIJM. Présentement, elle est transformée en salle de presse. Encore lundi, on faisait dans la finition. Les affiches des grands passés au FIJM n’étaient pas toutes installées, il manquait quelques sièges à la salle de presse et… l’ascenseur est d’une lenteur incroyable. On a l’impression qu’on a travaillé fort jusqu’à la toute dernière minute pour livrer le tout dans les délais. Les journalistes ne vont toutefois pas s’ennuyer de la petite salle de presse de l’hôtel du Complexe Desjardins dans laquelle ils ont vécu 10, 20 ou 30 festivals. Spacieuse, la galerie est dotée d’un bar énorme. On présume que ce n’est que pour installer la machine à café… Seul bémol, les grandes fenêtres de la façade nous donnent une vue imprenable sur le gigantesque trou qui a pris la place du Spectrum. Triste. En revanche, l’étage affiche déjà sa future orientation. On a adoré voir les guitares autographiées par Buddy Guy, Pat Metheny et John Scofield qui sont déjà bien installées derrière des vitrines. Comme les journalistes, le public aura l’occasion de se familiariser avec cette nouvelle Maison du Festival. Mais comme pour des relations humaines, c’est la première impression qui compte. Et celle laissée lundi était plus que positive.
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