Le miraculé du Tour de l'île remercie ses sauveteurs PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Société
Écrit par Vincent Larouche   
Lundi, 26 octobre 2009 16:08
Mise à jour le Lundi, 26 octobre 2009 16:34

«Je veux les remercier de m’avoir redonné la vie. S’ils n’avaient été des professionnels et des gens qui connaissent bien le RCR, je ne serais pas là aujourd’hui», racontait Gilles Bertrand en entrevue vendredi, quelques instants après avoir rencontré ses sauveteurs pour la première fois.

Le 7 juin dernier, le cycliste de 61 ans est devenu bien malgré lui le «miraculé du Tour de l’île», après s’être effondré en prenant part au populaire événement.

Vendredi, Urgence-santé a organisé une rencontre afin qu’il puisse remercier de vive voix ceux qui lui ont sauvé la vie.

L’événement s’est révélé riche en émotions lorsqu’il a rencontré les techniciens ambulanciers Barnet Wexler, Chafik Ammoushe, Jean-François Fortier et Louis-Philippe Desmarais-Plante, ainsi que les représentants de Vélo Québec Suzanne Lareau, Conrad Beauvais et Maryse Dubreuil.

M. Bertrand a ainsi pu revoir les événements de cet été à travers les yeux de ces nombreux témoins, lui pour qui les souvenirs de cette journée sont encore diffus.

Gilles Bertrand a remercié chaleureusement les techniciens ambulanciers qui l'ont sauvé lorsqu'il a été victime d'un arrêt cardio-respiratoire et la présidente de Vélo Québec Suzanne Lareau qui a constaté la gravité de la siutation. Photo Rue Frontenac

Celui qui se décrit comme un «mordu de vélo» avait pris le départ du Tour vers 9 heures, se sentant en pleine forme comme à l’habitude.

Puis, à 10 h 22, lorsqu’il pédalait dans le quartier Côte-Saint-Luc, il s’est effondré.

«J’étais en train de rouler et tout d’un coup, je suis tombé comme une poche de patates. J’étais en arrêt cardio-respiratoire», raconte M. Bertrand.

«Heureusement que je portais un casque, au moins je n’ai pas été blessé à la tête», souligne-t-il.

Manoeuvres de réanimation

La première à se rendre compte que le cœur de l’homme ne battait plus a été Suzanne Lareau, présidente de Vélo Québec. Mme Lareau demande alors de l’aide et deux autres bénévoles du Tour commencent les manœuvres de réanimation cardio-respiratoire (RCR).

Deux policiers prennent ensuite les choses en main. Pendant que le premier agent prend le relais pour s’assurer que le massage cardiaque se poursuive, son collègue se précipite pour aller chercher une ambulance.

«Pendant tout ce temps-là, je n’avais pas de pouls, je ne respirais pas, et ils continuaient les manœuvres», insiste M. Bertrand.

Un technicien ambulancier qui se trouvait tout près arrive en courant et se charge à son tour de continuer les manœuvres de RCR, le temps que son collègue arrive avec l’ambulance.

Puis, le véhicule du superviseur d’Urgence-santé Pierre Blais arrive en trombe. Le superviseur sort un défibrillateur.

«J’ai été défibrilé immédiatement et j’ai retrouvé un pouls, même si je suis resté inconscient», raconte la victime.

Cinq jours de coma

Plongé dans un coma, le sexagénaire ne s’est réveillé que cinq jours plus tard, à l’hôpital St-Mary’s.

«Je ne me souvenais même pas d’être tombé, je ne savais pas j’étais où et quel jour nous étions. Les gens de l’hôpital disaient que j’étais un miraculé», souligne-t-il.

M. Bertrand n’a pas encore pu recommencer à pratiquer le vélo en raison de son état de santé. Mais le résidant de Terrebonne travaille aujourd’hui comme répartiteur à temps partiel pour une compagnie de transport para-médical. Ayant lui-même travaillé à Urgence-santé dans son jeune temps, il insiste sur l’importance pour les citoyens d’apprendre les manœuvres de RCR.

«Il faut que les gens soient sensibilisés à ça. Le cours prend juste quatre heures, mais ça sauve des vies», conclut-il.

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Le Tour de l'Ile de Montréal devrait être interdit!
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Dorval, Kirkland, Laval, Hampstead, Côte Saint-Luc et Dollard-des-Ormeaux ont interdit événements Vélo Québec de leurs rues.
Longueuil ne donne pas les rues assez larges pour Le Tour de l'Ile de Montréal.
Tout cela en raison de l'attitude de Vélo Québec.
L'année dernière, j'ai demandé à Côte Saint-Luc Laval et DDO pour permettre au Tour de revenir, à condition que les participants soient invités à soulever $ $ $ pour les organismes de bienfaisance. Ils ont tous répondu «Non».
Les autres villes ne permettra pas au Tour d'utiliser les rues, si Vélo Québec ne collabore pas avec la charité.
Le Québec est le pire endroit de loin au nord du Mexique à la fois pour les dons de charité et le bénévolat. Les dons de bienfaisance au Québec sont inférieurs à la moitié de ce qu'ils sont sur une base par habitant que dans les quatre provinces ayant un revenu disponible inférieur au nôtre.
La position de Vélo Québec anti-organisme de bienfaisance est une manifestation de la situation peu enviable que le Québec se trouve.
Dans mon opinion personnelle, Vélo Québec devrait avoir honte de sa position anti-société!
www.murraymakingadifference.wordpress.com
Murray Levine , avril 04, 2010

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