| Un site de rencontres dédié aux porteurs d'une infection transmise sexuellement |
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| Nouvelles générales - Société | ||
| Écrit par Gabrielle Duchaine | ||
| Lundi, 12 octobre 2009 21:27 | ||
| Mise à jour le Lundi, 12 octobre 2009 22:22 | ||
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Emeraude, 44 ans, cherche l’âme sœur sur un site de rencontres. Son profil web indique qu’elle a les yeux verts et les cheveux bruns, qu’elle vit à Montréal, aime la marche en forêt et… souffre d’herpès génital.
Un détail de trop? Sûrement sur un site Internet traditionnel, mais pas sur itsRencontres.com, un portail web exclusivement dédié aux Québécois vivant avec une infection transmise sexuellement (ITS). L’idée peut paraître surprenante. Étrange même. «C’est pour permettre aux personnes atteintes de sortit de leur coquille, explique le fondateur, Guy Leduc. Ce n’est pas évident de rencontrer des gens quand on vit avec une ITS. Le porteur a peur de retransmettre le virus et plusieurs ne sont pas capables d’annoncer leur maladie à un nouvel amoureux.» Peu de ressources Avec deux partenaires qui souhaitent conserver l’anonymat, Guy Leduc a fondé itsRencontres.com cet automne «parce que ça manquait au Québec». L’homme de la région de Montréal a contracté l’herpès il y a environ un an et s’est vite rendu compte, en fréquentant des groupes de soutien et en discutant avec d’autres malades, que peu de ressources existent au Québec pour ceux qui, comme lui, ont une ITS. Il s’est donc inspiré de populaires sites américains comme PositiveSingles.com pour lancer itsRencontres. En ligne depuis septembre, le portail compte déjà près de 100 membres dont la majorité cherche une relation de couple sérieuse. «Pour la plupart d’entre nous, les histoires d’un soir, c’est terminé. On sait qu’il peut y avoir des conséquences. On est porteur d’une maladie et on peut la transmettre», dit Guy Leduc. C’est entre autres pour cette raison que plusieurs membres de son site de rencontre tentent de trouver un compagnon qui vit avec la même ITS qu’eux, afin de profiter d’une vie sexuelle plus normale. Comme l’explique un membre, Peggy01, qui a l’herpès et tient un blogue sur itsRencontres.com, «cette liberté de faire l’amour avec quelqu’un qui a l’[herpès], je l’ai connue. Spontanéité, sensations accrues, abandon: j’ai vécu un état de grâce que je ne pensais plus vivre du tout avec [cette maladie].» Recherche par maladie En s’inscrivant sur le site web (RueFrontenac.com a tenté l’expérience), les futurs membres doivent compléter une longue liste de questions pour se décrire et parler de ce qu’ils aiment. Comme sur n’importe quel autre site de rencontres, ils doivent préciser la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux, leur taille, leur poids et leur couleur de peau, entre autres choses. Fait plus étonnant, ils ont également à cocher une petite case à la droite du nom de la maladie dont ils souffrent: VPH, hépatite B ou C, herpès de type 1 ou 2, VIH, chlamydia ou syphilis. Une fois membres, femmes et hommes ont accès à un moteur de recherche pour trouver l’âme sœur. Encore une fois, ils peuvent y préciser si le compagnon trouvé aura les yeux bleus ou verts, s’il sera grand ou petit, fumeur ou non et de quelle ITS il souffrira. «S’ils rencontrent quelqu’un, c’est tant mieux. Sinon, ils auront au moins trouvé des gens qui vivent la même chose qu’eux avec qui parler», dit le fondateur du nouveau portail, qui assure que certaines rencontres commencent déjà à porter fruit. «On assiste à de belles choses», lance-t-il en riant. Certains pourraient toutefois lui reprocher de créer un ghetto pour les victimes d’infection transmise sexuellement. «Ce n’est pas le but», répond-t-il. «Les gens qui ont des ITS ne devraient pas se limiter aux personnes atteintes. Il y a beaucoup de non-porteurs qui acceptent d’avoir une relation avec un porteur. Le site est là pour faciliter les rencontres et aider les plus timides à avoir un réseau social, ce que plusieurs n’ont plus depuis de nombreuses années à cause de leur maladie», précise Guy Leduc. Outre le volet rencontres, itsRencontres.com offre aussi des hyperliens vers plusieurs groupes de soutien et sites d’information sur différentes ITS, en plus d’une option de clavardage en direct. Les fondateurs aimeraient y ajouter une ligne d’aide et d’écoute, électronique ou téléphonique. «On veut aussi développer une version en anglais de notre portail pour le Canada anglais», dit Guy Leduc.
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Commentaires (4)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Ce n'est pas une maladie!!!!
Quand est-ce que les gens vont arrêter d'appeler ça une maladie!? Ça ne s'est pas développé tout seul dans notre corps. Ce n'est pas un défaut de fabrication! C'est une personne qui transmet un VIRUS à quelqu'un d'autre! Et la majorité du temps, ce sont Monsieur et Madame tout-le-monde qui ont contracté l'herpès buccal (feux sauvages) de leurs parents pendant leur enfance qui transmettent par la suite le virus aux autres (même sans symptômes, oui oui!). Votre enfant a des feux sauvages? Commencez par regarder Maman et Papa, ensuite Mononcle, Matante, Grand-Maman ou Grand-Papa. Vous trouvez les sources de la "maladie". Et si vous êtes outragé de constater que vous avez transmis l'herpès à votre enfant, blâmez vos médecins qui ne testent pas pour l'herpès par défaut. "Il y a trop de gens qui l'ont" qu'il disent... bien s'ils commençaient par tester automatiquement quand on demande des tests de ITS, peut-être que ça diminuerait la quantité de gens qui sont porteurs. 90% des gens qui sont porteurs ne le savent pas! Merci Médecins! Vous contribuez à la propagation de l'herpès!
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