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Un gène du mauvais conducteur? PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Science
Écrit par Louis Mathieu Gagné   
Jeudi, 29 octobre 2009 11:57
Mise à jour le Jeudi, 29 octobre 2009 13:01

Les automobilistes de piètre qualité pourraient bien avoir à blâmer leur génétique pour leur mauvaise conduite. Une étude américaine suggère en effet que les personnes qui possèdent une variante particulière d’un certain gène performent moins bien sur la route.

L’étude réalisée par des neurologues de l’Université de Californie montre que ces personnes commettent jusqu’à 20 % plus d’erreurs lors de tests de conduite que ceux qui n’ont par cette variante génétique présente chez 30 % de la population américaine. De plus, elles retiennent moins bien les notions apprises.

Les résultats de cette recherche publiée récemment dans la revue scientifique Cerebral Cortex ne sont toutefois basés que sur un échantillon de 29 personnes. Seules sept d’entre elles possédaient ladite variante du gène qui limite la disponibilité d’une protéine BDNF.

Cette protéine joue un rôle important dans la mémoire en favorisant la communication entre les cellules du cerveau et le fonctionnement optimal de ce dernier. Ainsi, lorsqu’une personne est confrontée à une épreuve donnée, la protéine BDNF est sécrétée dans la région du cerveau liée à cette activité afin d’aider le corps à réagir adéquatement.

Quinze tours sur un simulateur

Pour des fins d’étude, les participants ont dû réaliser sur un simulateur quinze tours d’un même parcours programmé pour présenter des courbes et des sections de route difficiles. Les chercheurs ont observé la performance de chaque participant quant à sa capacité de tenir la route, sans sortir du parcours. Le test a été répété quatre jours plus tard.

Il en ressort que les sept participants possédant la variante du gène BDNF ont moins bien fait aux deux tests que les 22 autres, ce qui suggère que ce gène est en partie responsable de la mauvaise conduite routière. De plus, ils ont moins bien retenu les détails du parcours que ceux n’ayant pas la variante génétique.

Des études antérieures avaient déjà révélé que chez les personnes ayant cette variante génétique, une plus petite portion du cerveau est stimulée par rapport à celles qui présentent un gène BDNF « normal ». Elles récupèrent aussi moins bien des attaques cérébrales, montrent d’autres études.

La variante du gène BDNF n’a pas que des désavantages, rapporte l’Université de Californie. Certaines recherches montrent que ceux qui la possèdent conservent leur acuité mentale plus longtemps que les autres, ce qui a été constaté chez des patients atteints de troubles dégénératifs comme les maladies de Parkinson et d’Huntington.

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