| Charest ne démord pas : pas de commission d’enquête |
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| Nouvelles générales - Politique provinciale | |||
| Écrit par Yves Chartrand et Mathieu Boivin | |||
| Mardi, 24 novembre 2009 19:04 | |||
| Mise à jour le Mardi, 24 novembre 2009 20:39 | |||
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QUÉBEC – Les récentes sorties percutantes des policiers de la Sûreté du Québec et des procureurs de la Couronne pour réclamer une enquête publique n’ont pas ébranlé le gouvernement libéral. Mardi en chambre, le premier ministre Jean Charest a de nouveau fermé la porte à la tenue d’une enquête publique, répétant que « le gouvernement priorise les enquêtes policières ». Le premier ministre estime que les mesures législatives sur la table sont largement suffisantes pour colmater les brèches dans l’adjudication des contrats gouvernementaux. Il a demandé à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, d’appuyer son gouvernement pour adopter rapidement une série de lois qui resserreront les règles, et ce, « dans l’intérêt supérieur du Québec », a-t-il dit. « Est-ce qu’il s’agit de l’intérêt du Parti libéral ou de l’intérêt des Québécois », a lancé, cinglante, Mme Marois qui a repris les arguments des policiers de la Sûreté du Québec. « Ils vous disent que l’enquête publique ne nuira pas et qu’il y a des limites aux enquêtes policières. »
Selon elle, le gouvernement de Jean Charest vient ainsi de « désavouer les policiers » et ne fait pas plus confiance aux procureurs de la Couronne, qui réclament aussi une enquête publique. Le député péquiste Bertrand Saint-Arnaud est allé plus loin, estimant que le gouvernement libéral se montre « irresponsable » devant cette crise de confiance des citoyens envers l’intégrité des institutions démocratiques. « Tous les députés libéraux devraient aujourd’hui avoir honte de soutenir une position qui va à l’encontre de ce que veut la population. « Les Québécois veulent un nettoyage en règle, et ça passe par une commission d’enquête », a martelé Saint-Arnaud, qui croit que les Québécois ne sont pas dupes des manœuvres du gouvernement. « Lesquels des amis du Parti libéral ce gouvernement veut-il protéger ? De quoi ont-ils peur ? » Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a esquivé l’attaque en déclarant que « la vraie honte », ce sera si le Parti québécois refuse d’adopter rapidement les projets de loi pour resserrer l’adjudication des contrats publics. La FTQ ne fait pas confiance au syndicat ! Plus tôt en matinée, après sa comparution en commission parlementaire, le président de la FTQ-Construction, Richard Goyette, a répété qu’il était contre une commission d’enquête. Ce ne serait, dit-il, qu’un « show médiatique » qui ne permettrait pas de faire toute la lumière sur les allégations visant le secteur de la construction. La FTQ est le seul allié du gouvernement libéral dans ce dossier à l’heure actuelle. « Les commissions d’enquête, parfois, ce n’est pas pour faire la vérité, c’est pour s’amuser, créer un show et ensuite agir de façon déjà concertée, a estimé M. Goyette. C’est une procédure inquisitive : on ne peut pas faire entendre les témoins qu’on veut et faire la preuve qu’on veut, alors c’est un cirque. » À défaut de modifier la Loi sur les commissions d’enquête, pas question que la FTQ-Construction se prête à un jeu qui la desservirait autant, a soutenu M. Goyette. « Le grand public veut-il vraiment la vérité ? On peut se poser la question. Est-ce qu’on va être un bouc émissaire ? Oui, ça se pourrait que ça arrive. » Et tant pis si les agents de la SQ réclament eux aussi une telle commission d’enquête publique, a-t-il laissé entendre. « Est-ce que c’est le syndicat des policiers ou les policiers qui l’ont affirmé ? a-t-il demandé. C’est le syndicat. Bien moi, je crois plus (en) les policiers que leur syndicat ne croit en eux. » Constatant ce que ses mots pouvaient avoir de surprenant de la part d’un chef syndical, M. Goyette a rougi et ajouté : « Ce que je veux dire, c’est Laissons aller les enquêtes policières, voyons donc... » En entrevue avec RueFrontenac.com lundi soir, M. Goyette avait laissé entendre que les déclarations du syndicat des agents de la SQ étaient motivées par le désir de mettre de la pression sur le gouvernement, à l’approche des négociations sur un nouveau contrat de travail. La fin de la torture approche De toute évidence, le gouvernement libéral a décidé de faire le dos rond jusqu’à la fin de la session parlementaire dans deux semaines. Le pari des libéraux est qu’une fois terminées ces périodes de question en chambre où ils paraissent très mal face à leurs adversaires péquistes alimentés par un grand courant d’appui populaire, les choses vont se résorber d’elles-mêmes avec la période des fêtes et janvier, un mois d’habitude assez tranquille sur le front politique. Mardi, Pauline Marois a toutefois averti que son parti ne lâchera pas le morceau aussi facilement. « Il nous reste encore deux semaines avant Noël, et le gouvernement ne cessera pas de siéger en février, en mars, en avril. »
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Commentaires (4)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Il va récolter ce qu'il sème.
Plus hypocrite que ca tu meurs.
D'ailleurs je me demande toujours pourquoi ce gouvernement épais a été élu pour un 3e mandat après nous avoir menti, manipulé et volé à tour de bras à grand coup de trompette. Lui et son parti sont dans la gamique jusqu'au cou. Et si y a commission d'enquête publique beaucoup de têtes libérales vont tomber. Débarrassons nous donc de ces voleurs.(EN CE MOMENT ILS EFFACENT DES PREUVES ET ETIRENT LE TEMPS) Ça ne sent pas bon cette affaire là !
Il y a anguille sous roche.....il nous faut une commission publique, rapide et qui a des dents. Sinon le petit peu de confiance envers nos élus va s'envoler à jamais.
Expérience plus grande...
M. Charest est en politique depuis beaucoup plus longtemps que la plupart de "ses" critiques.
Ceux qui croient qu'une enquête changerait quoique ce soit doivent vivre sur une autre planète. Où il y a beaucoup de $$$$, il y aura toujours des gens qui voudront de ces $$$$; le défi chez les criminels est justement de 'contourner' les lois établis... Diversion.....diversion.....mais elle aura bel et bien lieu ,cette enquete.
Encore ce matin J.Charest et les liberaux tentent de faire diversion en remettant en cause les prix apparemment trop bas pour l_Hydro (un sujet tres sensible chez les quebecois)Mais nous finirons par l_avoir quand meme cette enquete sur la corruption. En fait, depuis le debut,les liberaux ne font que gagner du temps.Donner le TEMPS necessaire aux corrupteurs et corrompus qui ont des choses a cacher et a faire disparaitre de le faire sans rien oublier, et surtout bien preparer leurs menteries avant le debut de la Commission.
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