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Gilles Duceppe partage les préoccupations de François Legault PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Politique fédérale
Écrit par Mathieu Bélanger   
Vendredi, 26 juin 2009 17:10
Mise à jour le Vendredi, 26 juin 2009 18:45

OTTAWA - Comme François Legault, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s’avoue «préoccupé» par ce qu’il voit comme avenir pour le Québec. Comme souverainistes, «c’est notre devoir d’intervenir», dit-il.

 

«Je suis d’accord avec les défis qu’il (Legault) lance à la société québécoise», a affirmé M. Duceppe, en entrevue exclusive avec RueFrontenac.com.

En quittant la vie politique, jeudi, le député péquiste de Rousseau a ciblé trois obstacles que le Québec de demain devra surmonter, selon lui, s’il veut continuer de s’épanouir.

«Je suis d’accord avec M. Legault pour l’implantation d’une culture des résultats et de l’évaluation dans tout ce qui relève de l’État, a indiqué Gilles Duceppe, tout comme l’importance d’agir devant la crise dans les finances publiques et le choc démographique qui s’en vient.»

Le chef bloquiste prend toutefois ses distances de son ex-collègue péquiste quant à l’écart de richesse entre le Québec et les autres États de l’Amérique du Nord. «Je crois qu’il faut nuancer, dit-il. Il ne faut pas seulement voir le PIB par habitant, il faut aller plus loin, pousser l’étude. Il faut non seulement voir le revenu, mais aussi ce que ça coûte de vivre au Québec. Il faut voir ce qui reste une fois que les dépenses occasionnées par la vie en général sont faites.»


«Nous avons siégé plus longtemps qu’à l’automne, mais je ne pense pas qu’on a fait ce qu’il y avait à faire», a affirmé Gilles Duceppe lorsque questionné sur la dernière session parlementaire à Ottawa. Photo d’archives Pascal Ratthé

La souveraineté et la crise économique

Le cynisme de la population et le «déclin tranquille» dans lequel s’est engagé le Québec, selon M. Legault, font aussi réfléchir le chef bloquiste.

«Il faut parler de souveraineté, mais lier ça aux problèmes que les gens vivent actuellement, soutient M. Duceppe. Les gens sont préoccupés par la crise et il faut leur dire ce que nous les souverainistes ferions avec cette crise, et ce qu’on ferait immédiatement, même si nous ne sommes pas au pouvoir. Il faut redoubler d’efforts, oui, mais en tout temps démontrer que la souveraineté est un outil qui permettrait d’être mieux placés pour répondre aux besoins des gens pendant cette crise économique.»

Selon M. Duceppe, un Québec souverain aurait dernièrement fait des choix différents quant à l’économie, l’environnement, la fiscalité, la culture et la recherche scientifique. «Est-ce que le Québec serait en crise s’il était souverain? La réponse est oui, nous vivons sur la même planète. La vraie question est: Quels sont les autres choix que ceux qu’Ottawa fait en notre nom aurions-nous faits?»

Ignatieff et Harper servent les mêmes intérêts

«Nous avons siégé plus longtemps qu’à l’automne, mais je ne pense pas qu’on a fait ce qu’il y avait à faire», a affirmé Gilles Duceppe lorsque questionné sur la dernière session parlementaire à Ottawa.

Selon lui, les gens qui font les frais de la crise économique n’ont pas reçu l’aide nécessaire du gouvernement. «Michael Ignatieff et Stephen Harper sont différents, mais ils servent les même intérêts, dit-il. Il (Ignatieff) dit mettre le gouvernement en probation, mais il ne fait que l’approuver. Les gens ont vu en lui quelqu’un qui joue les matamores, mais qui ne se tient pas debout.»

Le chef bloquiste estime que le fédéral a manqué de belles occasions d’agir sur l’assurance-emploi, les changements climatiques, la forêt et la langue française au Québec dans les entreprises sous juridiction fédérale.

Élections à l’automne

Même s’il refuse de dire clairement s’il voudra défaire le gouvernement à la première occasion cet automne, M. Duceppe donne une bonne indication de ce qu’il entend faire. «Je vois mal comment les conservateurs pourraient répondre aux attentes du Québec et mériter notre confiance, lance-t-il. Je serais excessivement surpris que les conservateurs présentent quelque chose qui va dans le sens des intérêts du Québec. Au besoin, nous n’hésiterons pas à défaire le gouvernement, comme nous l’avons fait dans le passé.»

Gilles Duceppe affirme toutefois qu’il reviendra au chef libéral d’utiliser ou non son vote de confiance pour défaire le gouvernement à la fin septembre. «Je ne sais pas ce que Michael Ignatieff va faire, dit-il. Jusqu’à ce jour, il s’est toujours dégonflé et a agi de la même façon que les conservateurs.»

Commentaires (2)

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Les moyens d'Ottawa sont infinis: médias, argent sale et propre, compagnies privées, mensonges et camouflages grâce à la presse, etc. pour convaincre le peuple québécois qu'il est "né pour un p'tit pain" et qu'il est inutile pour lui d'être égal aux autres peuples qui ont un pays. Imaginez la réaction du peuple Canadian si on le traitait ainsi.
Paul Verreault , juin 27, 2009
Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit.
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Quand on a contre soi, le pouvoir, l'argent, la force, la radio, la télévision, les journaux, la loi, le nombre, la mafia, le lobby zioniste, les orangistes, le poids de ce qui a été et de ce qui est, en plus des « laissez faire, ça fait mon affaire » ; il est normal de ne pas gagner smilies/wink.gif

En fait, il n'y a plus que nos français d'adoption pour s'indigner à notre place...

Vastel dans le temps...
http://www2.canoe.com/infos/chroniques/michelvastel/archives/2006/11/20061111-204613.html

...et Foglia aujourd'hui !
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/pierre-foglia/200906/17/01-876693-votre-maladie.php

"Quand on a réussi à faire croire à l'esclave que ses chaînes sont disparues, il ne croit plus à la liberté. " - Doris Lussier

"Plus on est ignorant, moins on s'en aperçoit." - Louis Pasteur
JF Couture , juin 27, 2009

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