La justice a le bras long PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Justice
Écrit par Daniel Renaud   
Vendredi, 05 février 2010 11:19
Mise à jour le Vendredi, 05 février 2010 11:49

« Justice sera enfin rendue. Ça démontre qu’elle a le bras long », lance Claudette Beauséjour.

Le téléphone de la femme ne cesse de sonner depuis jeudi, au rythme des fois où le nom de son frère, Réal Beauséjour, assassiné à Sainte-Thérèse il y a 23 ans, est prononcé dans les médias. C’est que 23 ans plus tard, les enquêteurs des crimes non résolus de la Sûreté du Québec sont parvenus à arrêter le présumé meurtrier il y a une semaine, à Laval. Le suspect, qui était âgé de 17 ans à l’époque et dont on doit taire le nom parce qu’il était mineur au moment des événements, a été accusé de meurtre non prémédité le lendemain devant la Chambre de la jeunesse au Palais de justice de Saint-Jérôme. Il est maintenant âgé de 40 ans.

On ignore les causes du meurtre pour le moment, mais on sait que le présumé meurtrier et Réal Beauséjour se connaissaient. Les deux hommes auraient même consommé de la bière ensemble peu avant que Réal Beauséjour soit tué, après avoir été frappé à la tête avec un objet contondant. Visiblement, la relation entre les deux hommes a mal tourné. Le crime avait été commis dans la résidence de la victime de 41 ans, rue Turgeon à Sainte-Thérèse.

Claudette Beauséjour, son frère et les autres membres de la famille, qui vivent dans le brouillard depuis toutes ces années, sont soulagés.

« C’était très pénible. Je n’ai jamais suivi l’affaire, j’étais trop ébranlée. On n’a jamais su qui était le suspect et pourquoi mon frère a été tué », dit Claudette Beauséjour.

« Avec l’annonce de l’arrestation du suspect, ça remonte à la surface et ça ramène les émotions. Je suis croyante et je crois à la grâce du bon Dieu. Ça démontre que toute personne qui a fait quelque chose de mal, même si cela s’est passé il y a 23 ans, finit par être rattrapée », ajoute la femme, qui n’a cependant pas l’intention de suivre toute l’affaire devant les tribunaux.

« Oh non, ça va trop m’ébranler », conclut-elle.

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