| Le Canada doit revenir à des missions de maintien de la paix |
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| Nouvelles générales - International | ||||||||
| Écrit par Valérie Dufour | ||||||||
| Mardi, 02 mars 2010 15:13 | ||||||||
| Mise à jour le Mercredi, 03 mars 2010 20:40 | ||||||||
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À l’heure où le retrait massif des troupes en Afghanistan est sur le point de sonner, des chercheurs soutiennent qu’il est grand temps pour le Canada de redorer son blason et de retourner dans le giron de l’ONU et ses opérations de maintien de la paix.
« Nous pensons que le Canada doit se réengager dans les opérations de paix, un concept qui couvre aujourd’hui toutes les pratiques menant à la paix, de la prévention des conflits à la consolidation de la paix en passant par le maintien et l’imposition de la paix », peut-on lire dans une étude publiée par l’Institut canadien de la défense et des affaires étrangères (ICDAE). Le document décrit les grands changements qui ont marqué les opérations des casques bleus de l’ONU depuis les années 1960. Il est signé par Jocelyn Coulon, directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de la paix du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, et par le professeur Michel Liégeois, qui enseigne les relations internationales et la sécurité à l’Université de Louvain, en Belgique. Éviter le pire « De manière générale, le gouvernement canadien a longtemps pensé, avec justesse d’ailleurs, que les opérations de paix parvenaient avec efficacité à éviter qu’un feu de broussailles ne devienne un holocauste nucléaire. Notre engagement au Congo en 1960 s’inscrivait dans ce sens. Il a donc bien servi nos intérêts et ceux de l’OTAN en cette période de guerre froide », signalent les auteurs.
« La participation du Canada aux opérations de paix n’a jamais été et n’est pas l’alpha et l’oméga de notre politique étrangère. Au cours des dix dernières années, les autorités gouvernementales canadiennes ont préféré engager le Canada dans des interventions militaires en dehors du cadre de l’ONU et, dans le cas particulier de l’Afghanistan, dans une mission de lutte anti-insurrectionnelle. Ce choix est parfaitement légitime. Mais les Canadiens et leurs élites doivent aussi se rappeler que Pearson a laissé un héritage dont l’étonnante transformation et la grande vitalité surprennent. Le monde entier fait dorénavant des opérations de paix – ancienne comme nouvelle version – un de ses instruments par excellence pour la gestion ou le règlement des conflits », ajoute-t-on.
MM. Coulon et Liégeois signalent que la concentration des troupes canadiennes en Afghanistan prête flanc à la critique populaire. « Le gouvernement canadien ne peut offrir aux Canadiens – qui chérissent l’image du Casque bleu – un autre exemple de « gardiens de la paix » alors que les autres alliés traditionnels peuvent le faire. Cette posture attire donc le soupçon que le Canada a définitivement abandonné le maintien de la paix », font-ils remarquer. Les experts font valoir que les missions de l’ONU ont grandement évolué depuis les fiascos de la Somalie, du Rwanda et de la Bosnie, dans les années 1990. « [L]a présente opération au Liban (FINUL II) en est un bon exemple et devrait inciter le Canada à retourner sous le drapeau de l’ONU.
« La FINUL II est bien une opération de maintien de la paix de l’ONU. Son mandat ne s’éloigne guère de ceux des opérations dites traditionnelles, mais, à y regarder de plus près, les différences sont considérables, et ce, à tous les niveaux : armement lourd (chars de combat, missiles anti-aériens, composante navale…), règles d’engagement renforcées, état-major de la Force adapté aux standards "OTAN" », création d’une "cellule militaire stratégique" […] », précisent-ils. « Le Canada n’a donc plus rien à craindre des nouvelles opérations de paix de l’ONU, d’autant plus que l’expérience acquise par ses troupes en Afghanistan pourrait être d’une grande utilité dans ces opérations où la force peut être utilisée, et la mission et ses effectifs mieux défendus qu’auparavant », concluent Jocelyn Coulon et Michel Liégeois. Utilité des missions de paix « Un courant d’opinion, particulièrement intense dans les années quatre-vingt-dix, estime que le maintien de la paix est un échec, signalent les chercheurs dans leur conclusion. À preuve, les Casques bleus sont toujours à Chypre depuis 1964, et ils n’ont pu empêcher les génocides en Bosnie et au Rwanda ou les massacres de masse au Darfour. Les critiques du maintien de la paix n’ont pas tort et leur bonne foi n’est pas en cause. Toutefois, la mesure de l’échec du maintien de la paix ne peut se résumer aux fiascos survenus dans certaines missions, quelle qu’en soit l’ampleur. « À l’évidence, la multiplication des opérations de paix au cours des quinze dernières années n’est pas le fruit de décisions prises à l’aveuglette. Si le maintien de la paix est devenu si populaire comme outil politique aux mains des organisations internationales et régionales et des décideurs étatiques afin de gérer ou de régler des conflits, c’est qu’il produit des résultats positifs mesurables et quantifiables », concluent-ils. L’ICDAE est un groupe de réflexion mis sur pied en 2001 qui étudie l’engagement international du Canada (diplomatie, armée, sécurité de l’aide et commerce). La position de l’organisme est que le pays « doit avoir une voix influente et respectée sur la scène internationale ». Pour consulter le rapport complet, cliquer ici.
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Commentaires (1)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Curieuses photos !
Bien curieuses vos photos d'archives qui accompagnent ce texte !
Je ne m'y connais pas en la matière, mais ne serait-ce pas un champ de Marihuana qui entoure le méchant rebelle ? Quel rapport avec Jocelyn Coulon, candidat libéral malheureusement défait dans le comté d'Outremont ? ![]() ![]() Gilles P. Ecrivez un commentaire |
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