| Les classements des universités au banc des accusés |
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| Nouvelles générales - International | ||
| Écrit par Jean-Philippe Pineault | ||
| Lundi, 30 novembre 2009 13:08 | ||
| Mise à jour le Jeudi, 03 décembre 2009 14:14 | ||
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LYON, France – Les étudiants qui choisissent une université pour poursuivre leurs études en se basant sur des classements comme celui publié par le magazine Maclean’s devraient y penser à deux fois.
Ces évaluations ne sont que des « outils de marketing » qui se basent sur des données « fausses » et « improvisées ». C’est du moins l’avis d’Yves Gingras, professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences à l’Université du Québec à Montréal, qui a présenté une argumentation très animée en ce sens lors d’un colloque des Entretiens Jacques Cartier, lundi. Indicateurs différents Selon le spécialiste, les différents classements universitaires internationaux utilisent des indicateurs de performance différents les uns des autres qui « ne veulent souvent rien dire ». À ce chapitre, le professeur s’interroge sur le fait que certains palmarès mesurent positivement la présence ou non d’étudiants étrangers. « Ça ne veut rien dire. Ce n’est pas parce qu’il y a plus d’étudiants étrangers dans une université que l’enseignement y est de meilleure qualité », a martelé M. Gingras, qui constate que les dirigeants d’établissements universitaires manipulent les données à leur avantage pour faire bonne figure. « La fonction réelle des classements est juste de faire du branding. Ça ne sert qu’à ça », fait valoir le professeur, qui cite les propos du recteur de l’Université de Toronto. Décisions « catastrophiques » Le professeur de l’UQAM s’inquiète par ailleurs que des établissements universitaires pris dans cette fièvre des classements prennent des décisions peu avisées en fonction des données présentées dans ces palmarès. Yves Gingras affirme par ailleurs qu’il n’est pas contre toute forme d’évaluation des universités. « Si on veut faire de l’évaluation, il faut construire des indicateurs fiables. Je suis contre les mauvais classements, mais je suis pour qu’on en construise des bons », a-t-il lancé. « Les universités doivent reprendre le contrôle académique qui a glissé vers le département des communications », ajoute-t-il. Rue Frontenac est à Lyon, en France, pour couvrir les Entretiens Jacques Cartier. Pendant une semaine, des experts, politiciens et décideurs du Québec et de la France échangent sur différentes problématiques touchant la société, comme les changements climatiques, le transport, l’obésité, l’importance des universités, etc.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Quand on cultive de l'élitisme...
Quand on cultive de l'élitisme dans les écoles privés et les universités dites huppés par le biais des deniers et taxes publiques et qui appauvrissent l'éducation publique à tous les niveaux, il y a des conséquences à considérer lorsque nous soutenons une image qui discerne entre les élites et les moins nantis de la population.
Donc cessons d'encourager la disparité éducative amenée par les pseudo-élites à la recherche de se différencier des autres, et ce à nos frais et sur le dos des taxes du peuple. Que les adeptes de l'élitisme paient le totalité du prix de leur éducation privée et huppée sans puiser dans nos biens communs et publics. Alors on verra s'il y a autant de gens qui veulent jouer les élites quand il faudrait qu'ils et elles déboursent la totalité de la facture de leurs écoles privés et universités huppés au lieu de puiser dans nos taxes comme les "corporates welfare bums" le font présentement pendant que le publique en général doit se tirer la ceinture pour ses services sociaux, santé et éducatifs pour entretenir des pseudo élites dans la ouate en faisant semblant que la richesse est partagée avec les pauvres. Ecrivez un commentaire |
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