| Des dissidents étrangers pourchassés par les espions |
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| Nouvelles générales - International | |||||
| Écrit par Valérie Dufour | |||||
| Mardi, 08 septembre 2009 18:39 | |||||
| Mise à jour le Mardi, 08 septembre 2009 23:15 | |||||
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Les espions étrangers présents au Canada ne se contentent pas de voler nos secrets, ils mettent également beaucoup d'énergie à pourchasser et intimider les opposants à leur régime, nous apprend le livre Ces espions venus d'ailleurs. La Chine, la Russie, l'Iran, l'Inde, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, le Liban, Cuba et beaucoup d'autres pays surveillent de près leurs ressortissants. « Certains pays n'hésitent pas à franchir la ligne jaune en ayant recours à l'intimidation, au harcèlement, voire à la violence pour casser toute velléité de révolte. Encore une fois, dans une indifférence totale de la population canadienne », signalent le journaliste Fabrice De Pierrebourg et l'ex-agent du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) Michel Juneau-Katsuya.
« Au Canada, depuis des années, la Chine s'est fixé comme principal objectif de contrôler tout ce qui est assimilé à de la dissidence. Ses services de renseignement, de concert avec ses diplomates, consacrent temps, énergie et argent à discréditer ou à intimider ses opposants, à mener des opérations clandestines d'infiltration et de manipulation des groupes prodémocratie, communautaires et des associations étudiantes », affirme-t-on dans l'ouvrage. La traque au Falun Gong L'essai de 358 pages donne en exemple le sort réservé en sol canadien aux adeptes de Falun Gong qui sont constamment sous l'œil de Pékin. Mais l'ouvrage parle également de la répression faite aux opposants tibétains, à la minorité ouïghoure du Xinjiang chinois, de même qu'aux Iraniens et aux Tunisiens qui osent critiquer le gouvernement de leur pays d'origine. La Chine maintient en poste quelque 120 diplomates au pays, « sans compter les journalistes et employés d'organismes officiels du Parti communiste chinois, tel le People's Daily ou les professeurs chinois des instituts Confucius », notent les auteurs.
Le Falun Gong est un mouvement spirituel fondé en 1992 et basé sur la non-violence bouddhiste et des mouvements de gymnastique taoïste. Pékin a une dent contre ce mouvement pacifique depuis une nuit d'avril 1999 où des milliers d'adeptes ont convergé vers la place Tian'anmen pour souligner le 10e anniversaire du massacre des étudiants. Contrôle des étudiants Depuis, le gouvernement de la Chine a décrété cette organisation illégale et il réprime ses membres partout à travers la planète, en plus de répandre les rumeurs les plus folles sur les pratiquants de « cette secte diabolique ». Les auteurs relatent le renvoi de Wang Pengfei, un diplomate qui contrôlait une vingtaine d'associations d'étudiants chinois implantées dans les principales universités du pays et qui disséminait de la propagange anti-Falun Gong. « Qu'ils soient ultranationalistes zélés, naïfs ou soumis au chantage, ces étudiants ont pour habitude de répondre présent au moindre claquement de doigts de leurs autorités et des services secrets, sans se poser de questions. Ou peut-être n'ont-ils pas le choix. En échange, Pékin sait se montrer généreux et les récompenser comme il se doit pour leurs bons et loyaux services », peut-on lire dans l'épais chapitre du bouquin consacré à l'ingérence étrangère. Iran Les dangereux services secrets iraniens surveillent aussi les mouvements dissidents à l'étranger. Inspirées par le KGB, les campagnes de propagande de Téhéran se basent sur la technique du 80/20. Le livre explique que, pour être crédible et efficace dans une conversation avec un étranger, un espion doit donner 80 % d'arguments réels contre le régime iranien et 20 % de faussetés sur les opposants. « Les agents (des services secrets iraniens) sont aussi considérés comme une vraie menace à la sécurité nationale. En premier lieu, à cause de leur capacité à recourir à la violence pour faire taire les opposants au régime. Ensuite, à cause du soutien notoire apporté à certains groupes considérés comme terroristes au Canada, notamment le Hezbollah libanais », soulignent les auteurs. « Scandaleux ! » « Le Canada se targue d'être le défenseur des droits de la personne. On dit qu'on est en Afghanistan pour faire avancer la démocratie et le droit des femmes... Comment peut-on tolérer que des Chinois, des Iraniens, des Tunisiens soient surveillés, harcelés et même menacés dans notre pays alors qu'ils sont venus y trouver refuge ? C'est scandaleux ! », s'indigne Fabrice De Pierrebourg en entrevue. « Le gouvernement du Canada peut agir immédiatement en renvoyant chez eux tous ceux qui s'adonnent à ce type d'activités. Actuellement, on attend trop longtemps pour des raisons diplomatiques et pour ne pas perdre des contrats à venir. Pendant ce temps, des gens vulnérables sont livrés à eux-mêmes », ajoute Michel Juneau-Katsuya.
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Commentaires (4)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires ...
Un livre extrêmement courageux de la part de Fabrice de Pierrebourg et Michel J-K. Ecrire un tel livre constitue toujours un risque. Il est admirable que des journalistes, et des ex-agents, se portent a la défense des êtres humains en acceptant tous les périls. toute mon admiration a vous deux!
Anne Campagna Plus de gens doivent connaître les crimes du régime chinois
Pour que plus de gens y compris des chinois se rendent compte des crimes du parti communiste chinois, il faut des gesn courageux comme vous pour clarifier les mensonges. Hitler avait menti sur les juifs et maintenant le régime chinois ment sur le falun gong, tibétains, ouigours,...
et pourtant...
on a parlé dès 2005 d'autoriser sur le sol canadien l'utilisation de la "charia" pour que les femmes de certaines ethnies soient jugées selon leur tradition... en sachant en plus ce qu'elle risque pour les femmes.. . l'"ouverture d'esprit" a des limites, les droits de l"homme devraient toujours nous indiquer la bonne direction. en 2006 le gouvernement canadien à "rendu" aux autorités chinoises, une jeune pratiquante de Falun Gong canadiennne d'origine chinoise , après le passage du 1er ministre chinois de l'époque. etait-ce un "échange" ? le gouvernement canadien est resté de marbre face aux contestations des autres membres et au danger d'être torturée et enfermée dès son arrivée...quel asile offre-t-on réellement aux réfugiés au canada?
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