Montréal — Des policiers temporaires mis à pied PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Daniel Renaud   
Lundi, 02 novembre 2009 17:14
Mise à jour le Lundi, 02 novembre 2009 17:56

La police de Montréal a commencé à mettre à pied ses policiers temporaires, dénonce la Fraternité des policiers et policières.

Selon le président du syndicat, Yves Francoeur, des commandants de poste de quartier ont commencé vendredi dernier à mettre à pied certains de leurs policiers temporaires.

« Ces commandants ont reçu un courriel leur demandant de rencontrer  personnellement les policiers, de les aviser que leur contrat est terminé et de leur demander de remettre leur arme », dit M. Francoeur.

La police de Montréal compte 180 policiers temporaires. Or, selon ce que prévoit la convention collective, après deux mandats d'un an et 3000 heures accumulées, ceux-ci doivent être embauchés. Les mandats de 130 de ces 180 policiers viennent tout juste d'arriver à échéance ou le seront dans les jours et les semaines prochaines.

Aux prises avec des compressions exigées par la Ville de 13,8 M$ cette année, la direction de la police aurait décidé de les mettre à pied, selon M. Francoeur. Les mandats des 50 autres policiers temporaires viennent à échéance à compter de janvier prochain, indique le chef syndical.

« Soixante postes n'ont pas été comblés depuis le début de l'année à la police de Montréal. Ce sont donc près de 200 policiers de moins que comptera la police. C'est sûr que c'est un impact direct sur la qualité des services aux citoyens », déplore M. Francoeur, selon qui on peut retrouver jusqu'à six policiers temporaires dans certains postes de quartier.

« Plusieurs de ces policiers temporaires sont des gens qui avaient réorienté leur carrière et à qui on avait promis un emploi permanent », dénonce M. Francoeur, qui se souvient d'une déclaration faite par le maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui avait dit dans un parc, lors d'un point de presse le 5 octobre, qu'il avait donné la direction claire au chef de la police, Yvan Delorme, de ne pas mettre des policiers et policières à pied.

« Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a-t-il une parole, oui ou non ? » lance-t-il, furieux.

Selon les dernières informations obtenues par RueFrontenac.com, la police devait encore trouver 1,9 M$ sur les compressions exigées de 14 M$. Pour éviter de mettre à pied ses policiers temporaires, la direction de la police aurait songé à commercialiser davantage ses services. Elle voulait également créer une brigade de commercialisation avec ces 180 policiers temporaires, mais a essuyé une fin de non-recevoir de la part du syndicat.

« On veut nous faire porter l'odieux. Mais la vérité, c'est qu'on n'a plus d'argent et qu'on demande à nos policiers de se cacher derrière des bornes-fontaines pour donner des contraventions », affirme M. Francoeur.

À la direction du SPVM, personne n'était disponible pour confirmer ou infirmer ces informations, lundi, mais on nous a promis que des commentaires viendront sous peu.





 



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