| Le cinéaste Pierre Falardeau s’éteint à l'âge de 62 ans |
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| Nouvelles générales - Faits divers | |
| Écrit par Marilou Séguin | |
| Samedi, 26 septembre 2009 11:21 | |
| Mise à jour le Lundi, 28 septembre 2009 20:49 | |
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Le cinéaste et écrivain québécois Pierre Falardeau est décédé à l’âge de 62 ans des suites d'un cancer, entouré des siens, en soirée vendredi à l'unité de soins palliatifs de l'Hôpital Notre-Dame du CHUM.
Dans un communiqué, le CHUM indique que sa conjointe, Manon Leriche, et ses enfants, Jules, Hélène et Jérémie, souhaitent pour l'instant vivre leur deuil dans l'intimité. Reconnu pour ses prises de positions radicales, le coloré souverainiste a réalisé des films satiriques tels ceux de la série Elvis Gratton et d'autres plus sérieux comme 15 février 1839. Polémiste, Falardeau a de plus réalisé les documentaires Le Magra, Pea Soup et Speak White. Sur son blogue, le disparu se décrit comme un « homme d’un autre siècle », un « primitif égaré ».« Je chauffe au bois. Je n’ai pas d’ordinateur. J’écris à la main, avec un crayon à mine ou une plume. En art, je crois à la simplicité. Je chasse à l’arc. Je me bats pour la liberté, la liberté sous toutes ses formes, la mienne, celle de mon peuple, celle de tous les peuples », peut-on lire sur la page d’accueil du site web. Une galerie de photos prises par Luc Laforcelors de la dernière entrevue accordée par Pierre Falardeau à Rue Frontenac. Falardeau a de plus publié quelques livres durant sa carrière dont La liberté n'est pas une marque de yogourt, aux Éditions Stanké (1995) et Les boeufs sont lents, mais la terre est patiente, chez VLB éditeur (1999). L’ex-premier ministre du Québec Bernard Landry a déclaré sur les ondes de RDI que « sa mort est une perte considérable pour notre nation ». « Je lui disais: Pierre, je pense à peu près comme toi sur à peu près tout, mais je ne le dis pas de la même manière », a ajouté M. Landry à Radio-Canada. La chef de l'opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, a pour sa part salué le départ « d’un des plus ardents défenseurs de la cause indépendantiste du Québec ». « Homme de cœur, homme de convictions, Pierre Falardeau n'a jamais eu peur des mots pour exprimer son attachement profond à ce pays qu'il aurait voulu voir naître, le Québec », a déclaré la chef péquiste, estimant que son départ laissera un immense vide dans le cœur de bien des Québécois. « Pierre Falardeau usait de la plume et de sa verve pour nous provoquer, parfois de façon imagée, mais en général de façon convaincante. C'était un homme libre qui allait au bout de ses convictions », ajoute-t-elle. Discrétion et principes Malgré son franc-parler, ses nombreux coups de gueule, Falardeau a été discret sur les affres du cancer qui le rongeait à petit feu. Les journalistes et lock-outés du Journal de Montréal se souviendront de son dernier passage à RueFrontenac.com, moment où il avait accordé une entrevue à la journaliste Manon Guilbert pour la sortie de son livre Rien n'est plus précieux que la liberté et l'indépendance, recueil de chroniques écrites au cours des dernières années dans le journal Le Couac et dans la revue Le Québécois. Il a été aussi chroniqueur au journal Ici, qui publiait ses billets portant sur l'actualité et la culture. Au moment de cette rencontre au local de RueFrontenac.com, Pierre Falardeau avait spécifié qu'il était contre ses principes de passer les lignes de piquetage, mais avait aussi avoué qu'il n'avait pas la compréhension nécessaire pour discuter de ce conflit opposant les syndiqués et la direction du Journal de Montréal. « Je ne vais pas chier dans le carré de sable », avait-il déclaré en faisant allusion à son travail au journal Ici, qui lui apportait un peu d'eau au moulin dans une période difficile de sa vie. L'écriture, avait-il déclaré, contrairement à son travail de cinéaste, lui est venue par nécessité. C'est là qu'il jetait son dévolu et exprimait toute son indignation. Le cinéma, avait-il par ailleurs souligné, s'apparentait davantage au hasard et à’ une affaire de gros sous, domaine dans lequel il n'avait pas toujours le contrôle. (Avec la collaboration de Manon Guilbert, PC, Cyberpresse et Radio-Canada) À lire également :
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Commentaires (9)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires En réponse à Mr bof !!!!
Dès le départ Pierre-Luc vous vous cachez derrière un prénom pour mieux salir et cela témoigne d'une basse lâcheté! À vous lire, il aurait fallu dire à l'Inde avant son indépendance que leurs revendications étaient vieillottes, que l'âme d'un peuple n'a coure que dans une mode, qu'après des années de soumission conditionnée l'identité d'une nation devient périmée.
Lorsque Durham a statué que nous n'étions pas une nation mais plutôt des sujets à assimiler, en fait...il parlait de gens comme vous, vous en êtes une preuve criante. Quand Falardeau a crée Elvis Gratton comme vous vous en doutez, il nommait quelques uns de vos alter égo, il aurait pu le baptiser Pierre-Luc Gratton, au moins ce personnage assumerait un nom. Être indépendantiste n'est pas une équation xénophobe ou raciste, de diaboliser un droit légitime reconnu par l'O.N.U. vous rend étroit d'esprit. Vous faites une bien drôle d'équation en croyant que l'idée et le désir d'un pays est mort en même temps que Falardeau, ne vous en déplaise des millions de gens y croient encore et nous sommes bel et bien vivants. Un de moins...
Falardeau. Évoquer son nom éveille quelque chose en chacun de nous. Pour certain du mépris, pour d'autre de la fierté, pour d'autre le rêve d'un pays. La seule chose qu'il ne suscitait pas, c'est l'indifférence.
Personnage vrai s'il en est un, Falardeau s'est battu toute sa vie pour le fait français, pour la souveraineté et la liberté. Il a porté sur ses épaules la cause depuis longtemps abandonnée par les autres de sa trempe, faute d'énergie, de conviction ou par désabusement. Les Robert Charlebois, Paul Piché, Lucien Bouchard, Michel Rivard du monde artistique se sont tus il y a plusieurs années. Falardeau a continué à se battre. Le choix des armes laissait parfois à désirer, mais quand tu es seul, à un certain moment la faim justifie les moyens. Tu tentes de réveiller les endormis, de raviver la flamme, de galvaniser ceux qui y ont déjà cru... La principal fil conducteur de Falardeau était tout simple. Nous ne sommes pas inférieurs à qui que ce soit et nous n'avons pas à continuer de subir les vestiges du colonialisme britannique. Je ne suis pas moins bon que les anglais sans nécessairement être meilleur non plus. Mais en tant que peuple, j'ai moi aussi droit à mon identité, à ma langue, à ma liberté et de me gouverner avec les valeurs qui me sont propres. Il n'était pas moralisateur et il dénigrait ceux qui osaient venir nous la faire la morale. Chassés du revers de la main, avec raison d'ailleurs. Té qui toé pour me dire c'que j'ai à faire? Et sur le vote ethnique, il a toujours avancé les même propos: que connaissent les immigrants nouvellement arrivés de notre histoire, de notre culture, de nos valeurs? Savent-ils d'où nous arrivons? Connaissent-ils où nous voulons aller mais surtout POURQUOI nous voulons y aller? C'est sur ces points que Falardeau écorchait. À juste titre pour certains, à tort pour d'autres. En ce qui me concerne, il n'avait pas tout à fait tort... Personnellement, je crois que le Québec vient de perdre la dernière sentinelle passionnée par la vision de la souveraineté. Ce ne sont pas les Marois, Bouchard et Landry qui vont mener la barque à bon port. Je crois que Parizeau nous y a amené tout près même si au tableau, c'est l'autre qui a gagné. Et si nous avions exclus du vote tout ceux qui ne pouvaient pas répondre au comment du pourquoi.... je ne sais pas où nous serions aujourd'hui, je ne sais pas si ce serait mieux ou si ce serait pire, mais au moins nous aurions cesser de piétiner sur place. Salut Falardeau
Salut Falardeau
Il était fort en gueule. Il n'a jamais eu peur de la controverse. Il parlait cru. Il n'avait aucune sympathie pour les hypocrites, les vendeurs d'illusions et de faux rêves. Il était sans pitié pour les faux prêtres de la politique et de la finance. Il était Pierre Falardeau un homme libre qui a vécu debout.Ils sont rares ceux de sa race. Merci Pierre Falardeau pour cette vie qui sortait des sentiers battus. Vous me manquerez. Jean Chenay ouais un de parti,,ou est la relève??qui est la relève??
Moi je l'aimais bien,il était entier.On me disait "y sacre tout le temp" pis,,,c'est des adjectifs s'est tout.pourquoi sacré s'est si pire,,,maudite rectitude,,relant des religieux.On est équipé de politiciens ,,,,s'est pas grave ,,,le temp fait bien les choses vs verrez,A force de ce faire enculler ou on aime ca ou on arrêtera pis on dira "stacé" :-) Bonne semaine
mes tVA'istte La LIBERTÉ
La LIBERTÉ...de l’abstrait à l'action quotidienne consciente. L'histoire de sa vie quoi.
Aujourd’hui il est devenu une icône malgré lui. En vérité je vous le dis, « Y vas-tu en faire chier une crisse de gang pour un maudit boute encore. » Un de mes préférés n’est plus. Combien avons-nous de fleurs de lys?
La société québécoise n'a pas ce luxe d'avoir des tonnes de protecteurs de notre identité, des rebelles allant à contre courant de la langue de bois en vigueur, notre chien de garde. Pierre Falardeau n'a pas hésité à nous montrer certaines de nos médiocrités en pleine face, notre asservissement consentant dans le conformisme et l'indifférence.
Lorsque l'on perd un René Lévesque, un Félix et un Pierre Falardeau, c'est beaucoup plus que des pertes individuels surtout s'il n'y a pas de relève, ça devient l'agonie d'un peuple, une maladie beaucoup plus sournoise que celle qui t'a emportée mon frère, tu est non pas un fleuron de notre société mais un de ses fleurs de lys, tu es et demeura notre drapeau, notre conscience vivante. J'ai le coeur en deuil, je profite de cette tribune pour dire à la famille Falardeau toute ma solidarité québécoise et humaine dans cette épreuve. Salut Pierre!
Je pleurerai ta perte seulement si le peuple cesse de combattre, collectivement vaincu par l'aliénation et l'oubli. Ton départ s'inscrit dans une longue lutte plus vieille que le monde, celle de l'affranchissement des peuples dans la dignité et l'indépendance politique. Nos enfants vivront de nos actes et transmettront notre mémoire. Nous ne savons pas mourir.
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