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Police de Montréal — Yvan Delorme se débat avec les compressions PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Daniel Renaud   
Mercredi, 23 septembre 2009 12:24
Mise à jour le Jeudi, 24 septembre 2009 07:42

Cinquante-quatre postes non comblés, négociations avec la Fraternité pour sauver les policiers temporaires, plus grande commercialisation de ses services: la police de Montréal, qui doit couper ses dépenses de 13,8 M$ cette année, se débat pour ne pas toucher aux services à la population.

Devant plus de 200 officiers, cadres et gestionnaires réunis mercredi matin dans une salle de réception de l'est de Montréal, le directeur, Yvan Delorme, a annoncé qu'il restait environ 1,9 million de dollars à trouver, a appris RueFrontenac.com.

La police compte beaucoup sur son unité de commercialisation, c'est-à-dire sur la location de ses services aux corps policiers d'autres villes, pour combler ce manque à gagner.

La police veut absolument éviter de mettre à pied ses 180 policiers temporaires, dont une cinquantaine en sont à leur deuxième mandat, juste avant l'embauche.

Yvan Delorme cherche encore 1,9 M$ de dépenses à couper. Photo d'archives Luc Laforce.

Certains postes de quartier comptent jusqu'à une dizaine de ces policiers temporaires et leur congédiement pourrait constituer un véritable problème pour ces PDQ.

«Si on perdait ces temporaires, il ne faut pas se raconter d'histoires, on ne serait pas capables d'offrir le service à la population», a confié une source à RueFrontenac.com.

Pour éviter de congédier ces policiers temporaires, la direction de la police veut réorganiser leur travail et négocie actuellement avec le syndicat.

Des postes vacants

M. Delorme a également annoncé que 54 postes actuellement vacants, soit 44 postes de policiers et 10 postes de civils, ne seront pas comblés jusqu'à nouvel ordre. Selon nos informations, dans les quatre centres opérationnels régionaux, trois postes d'enquêteurs et d'analyste seront laissés vacants et amortis par des déplacements de personnel et des changements d'horaire.

Certaines unités des enquêtes spécialisées regroupées à la Place Versailles pourraient également fusionner et un certain nombre d'enquêteurs pourraient être transférés dans des escouades subventionnées par les gouvernements, tel Accès par exemple.

D'autres compressions l'an prochain

Les cadres ont également appris que les compressions visées l'an prochain s'élèveraient à 23 M$. Avec les 14,8 M$ déjà exigés cette année, c'est donc un 9 M$ de dollars supplémentaire que la police devra économiser à moins,
bien sûr, que l'élection d'une nouvelle administration à la Ville de Montréal change les données.

Depuis le début de l'été, la police a considérablement réduit le temps supplémentaire et les déplacements de son personnel, annulé l'embauche des contigents de policiers temporaires prévus pour la période estivale, réduit de moitié les effectifs de sa salle d'écoute, fusionné certaines unités d'enquête dans les centres opérationnels, mis sur la glace un certain nombre d'enquêtes et n'a pas comblé des postes rendus vacants à la suite de départs à la retraite.

Ces mesures ont permis de récupérer un peu plus de 10 M$ sur les 14 M$ demandés et au printemps, il restait encore des économies de 3,8 M$ à réaliser. Au cours de l'été, les responsables des différentes unités, centres opérationnels et postes de quartier ont dû préparer différents scénarios qui ont été présentés au directeur Delorme il y a deux semaines.

Le groupe Éclipse de lutte aux gangs de rue, l'unité du métro, le soutien aux opérations qui regroupe notamment la salle d'écoute et la filature, l'escouade des 133 agents affectés à la sécurité routière et le parc automobile de la police ne seraient pas affectés par ces nouvelles compressions, selon nos sources.

Mais partout, on doit se serrer la ceinture.

«Chaque dépense, chaque déplacement est scruté à la loupe. Avant de passer une commande de fournitures de bureau, il faut s'assurer que l'on en a vraiment besoin», a confié à RueFrontenac.com un responsable d'unité qui a requis l'anonymat.

À lire aussi: Les Montréalais désapprouvent majoritairement les compressions à la police

Commentaires (2)

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Gaspillage...
0
Si l'argent n'était pas gaspillé, voir même dilapidé par les différents paliers de gouvernement peut-être serions-nous en mesure de nous offrir un effectif policier adéquats. Prenez seulement les compteurs d’eau par exemple, 75 millions parti en fumée… Au même moment, on demande au chef Delorme de gratter les fonds de tiroirs pour trouver 14 millions dans un service de police déjà sous-financé. Une bonne main d’applaudissement pour nos élus et ce, toutes catégories confondues.
Sébas12 , septembre 25, 2009
Tout le contraire ailleurs...
0
La Ville de Montréal fait vraiment pitié. L'administration fait dur et ce ne sont pas les prochaines élections qui vont tout arranger.
Des milliards distribués à gauche et à droite à des personnes dont la réputation n'est pas sans tache (contrats donnés à des p'tits amis, etc...) et les services de police et de pompiers fonctionnent avec des budgets nettement trop amputés.
Alors que c'est tout le contraire qui se produit ailleurs au Canada, et surtout aux États-Unis, où les gouvernements ont trouvé des fonds pour améliorer la sécurité des citoyens.
Il faut croire que nous avons les services que nous méritons...
Il est grand temps qu'il y ait des enquêtes à l'hôtel de ville pour démasquer toutes les magouilles, pour que ces millions puissent être récupérés et dépensés là où ça devrait l'être.
Pas dans les poches des mafieux de la construction...smilies/angry.gif
bob cad , septembre 23, 2009

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