Le Canada déclassé par l’Index de performance environnementale PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Environnement
Écrit par Jessica Nadeau   
Mercredi, 27 janvier 2010 19:17
Mise à jour le Mercredi, 27 janvier 2010 20:12

En moins de deux ans, le Canada est passé du 12e au 46e rang mondial en matière d’environnement. C’est ce qui ressort du tout dernier Index de performance environnementale (EPI) 2010 dévoilé mercredi dans le cadre du Sommet de Davos.

Publié tous les deux ans, l’EPI est rédigé par des experts en environnement des universités de Yale et de Columbia qui évaluent les performances environnementales de 163 pays sur la base de 25 indices incluant la qualité de l’eau et de l’air et la gestion durable des pêches, de la forêt et de l’agriculture.

En 2008, le Canada se classait en 12e position. Mais deux ans plus tard, il est relégué à la 46e position en raison notamment de ses piètres performances en matière de lutte aux changements climatiques.

« C’est inacceptable que le Canada se laisse aller au point d’être déclassé par des pays comme l’Albanie, Cuba ou le Chili, déplore John Bennett, directeur exécutif du Sierra Club Canada. C’est la preuve que le gouvernement canadien n’a pas de réels engagements en matière d’environnement. »

Il se dit déçu bien sûr, mais pas surpris : ce sont là, selon lui, les effets des politiques conservatrices en matière d’environnement qui commencent à se faire réellement ressentir.

« Nous faisons partie des pays riches avec des paysages et ressources extraordinaires à sauvegarder, constate John Bennett. Nous avons l’argent et les connaissances pour protéger l’environnement, mais notre gouvernement préfère mettre tout cela à risque en choisissant de privilégier les industries et les sables bitumineux plutôt que les générations présentes et futures. C’est totalement inacceptable. »

Les gagnants et les perdants

C’est l’Islande qui arrive en première position pour ses politiques en santé environnementale, le contrôle de ses gaz à effet de serre (GES) et ses programmes de reforestation.

Ce pays nordique est suivi par la Suisse, le Costa Rica et la Suède.

Les États-Unis, eux, se situent en 61e position, mais les auteurs du rapport prennent bien garde de préciser que ces résultats ne prennent pas en considération les politiques d’Obama puisqu’ils se basent sur des données d’avant 2009.

De leur côté, la Chine et l’Inde se situent respectivement en 121e et 123e position.

C’est la Sierra Leone qui se classe bonne dernière, pas très loin derrière la République centrafricaine, la Mauritanie et l’Angola.

Commentaires (6)

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Et l’amiante
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Je trouve que vous, blogueurs, ne parlez pas beaucoup de l’amiante,condamné encore une fois par les scientifiques internationales. Le Québec a t’il vraiment des leçons à donner. Évidemment tout est une occasion pour mousser la « cause » tel que illustrée par les tirades séparatistes sur la participation du gouvernement provinciale à la conférence sur la reconstruction de Haïti. Chercher à faire du capital politique sur l’environnement ou la misère humaine est pathétique.
Pierre St-Amant , janvier 28, 2010
Evident!!! Et c'est un scoop??
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Pas besoin de chercher loin, Harper en haut c'est évident que ctais pour arriver...Conservateur veut dire on conserve nos mentalités d'homme préhistorique. BRAVO le peuple votez pour Harper on est entre bonne mains...c'est pathétique et le pire c'est qu'il va être réélue.
Pat Goupil , janvier 28, 2010
Pour une para-diplomatie québécoise en environnement
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Chose certaine, l'environnement demeure une compétence partagée entre le fédéral et le provincial. Si le Canada désire s'enfoncer en connaissance de cause, c'est au Québec qu'il revient non seulement de se positionner comme nous l'avons fait dernièrement, mais à aller plus loin dans notre démarche politique. Enfin, montrer que nous sommes non seulement en mesure d'élaborer des stratégies locales de développement durable (Énergie solaire, éolienne, géothermie, transports collectifs,...), mais surtout que comme État fédéré nous pouvons orchestrer une para-diplomatie liée à nos revendications environnementales. Bref, aller au-delà du statu quo de la Doctrine Gérin-Lajoie et grouiller sur la scène mondiale pour affirmer un milantantisme des plus urgents. Il ne suffit plus d'écouter, il faut désormais se faire écouter... Doit-on être souverain pour faire de l'environnement un enjeu de développement social? Je crois que oui smilies/smiley.gif
Renaud Ledoux , janvier 28, 2010
Pas surprenant!
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Avec le comportement de Harper, il fallait s'y attendre. Le Canada N'esr plus perçu comme un pays où il fait bon vivre depuis que nous avons ce clone de Bush.
Dorothée Ouellet , janvier 28, 2010
J'ai honte.
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On veut nous faire culpabiliser pour qu'ons acceptent plus façilement la taxe sur le carbonne.
Il y à de réels problèmes environnementaux mais le co2 n'y figure pas. J'ai honte que le Québec adhère à cette arnaque.
Jean , janvier 28, 2010
Alexandre
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Bravo a tous les canadiens qui ont voté conservateur...... Chui sarcastique en passant.
Quel honte !!! , janvier 27, 2010

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