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Richard Bergeron appuie les lock-outés du Journal de Montréal PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Élections municipales
Écrit par Vincent Larouche   
Mardi, 20 octobre 2009 15:32
Mise à jour le Mardi, 20 octobre 2009 22:38

S’il est élu maire de Montréal le 1er novembre, Richard Bergeron envisage de retirer toutes les publicités de la Ville du Journal de Montréal pour le temps que durera le lock-out au quotidien de la rue Frontenac.

«A priori [cette idée] me sourit. Ça me semble même aller de soi! On va en parler au comité de direction, je ne peux pas m’engager seul, mais nous allons prendre position et vous le saurez bientôt. Ce serait en parfaite cohérence avec l’esprit de Projet Montréal et le mien», assure le candidat.

M. Bergeron avait demandé à rencontrer les lock-outés sur leur ligne de piquetage et aux bureaux de Rue Frontenac mardi après-midi.

«Tenez le coup!» leur a-t-il lancé à plusieurs reprises.

David Patry, du comité de négociation syndical, a expliqué à M. Bergeron les enjeux du conflit opposant les syndiqués à Quebecor, notamment le maintien d’emplois de qualité à Montréal.

Le chef de Projet Montréal Richard Bergeron est venu manifester son appui aux lock-outées du Journal de Montréal sur leur ligne de piquetage mardi. Photo Olivier Jean.

Il a ensuite demandé officiellement au chef de Projet Montréal de s’engager à retirer les publicités de la Ville de tout média en conflit de travail, afin de ne pas appuyer financièrement l’employeur au détriment de ses travailleurs.

«On aurait pu limiter notre demande seulement au Journal de Montréal, mais on pense que d’autres conflits pourraient éventuellement survenir, à La Presse ou à TVA par exemple», a expliqué M. Patry.

Richard Bergeron a répété plusieurs fois qu’il n’avait pas peur d’appuyer les lock-outés, même s’il devait subir les foudres de l’empire Quebecor par la suite.

«Dès le début du lock-out, nous avons annoncé que nous n’accorderions pas d’entrevues au Journal de Montréal, seulement à Rue Frontenac. On a tenu parole, et on va continuer à la tenir pendant les prochaines semaines, quitte à n’avoir aucun appui à ma candidature et à celle de mes candidats de la part du Journal de Montréal», a-t-il dit.

«Les bons principes finissent toujours par payer et les mauvaises alliances finissent toujours par se payer», ajoute le politicien. Ce dernier devra toutefois faire certaines vérifications avant de prendre l’engagement formel, notamment en ce qui a trait aux avis publics, qui doivent être diffusés dans les médias selon la loi.

M. Bergeron, qui est urbaniste spécialiste des questions de transport et qui a beaucoup étudié la question des accidents de la route, s’est par ailleurs étonné de voir les lock-outés forcés de traverser la rue Frontenac au milieu du trafic pour aller faire leur piquetage de l’autre côté de la rue. Rappelons qu’une injonction de la cour émise à la demande de Quebecor empêche les piqueteurs de marcher trop près du Journal de Montréal et les force donc à traverser cette artère très achalandée.

«C’est vraiment une intersection dangereuse, ça!» s’est-il exclamé.

Richard Bergeron a profité de son passage dans les locaux de RueFrontenac.com pour saluer celui qui fait trembler les partis politiques municipaux depuis quelques semaines, le journaliste Fabrice de Pierrebourg. Photo Olivier Jean.

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Richard Bergeron a de la gueule
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Pour en savoir plus sur le Programme de Projet Montréal: http://www.youtube.com/watch?v=KhtG23NXNx4
Caroline L , octobre 20, 2009

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