| EXCLUSIF – Mystérieuse rencontre «privée» entre Tony Accurso et Benoît Labonté |
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| Nouvelles générales - Élections municipales | ||||||
| Écrit par Fabrice de Pierrebourg | ||||||
| Mercredi, 30 septembre 2009 19:19 | ||||||
| Mise à jour le Lundi, 12 octobre 2009 21:04 | ||||||
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Le chef de l'opposition officielle Benoît Labonté, qui s'insurge contre l'octroi du contrat des compteurs d'eau au privé, aurait rencontré à sa demande, en mars 2008, le controversé entrepreneur Tony Accurso.
L'histoire révélée ici par RueFrontenac.com est le résultat d'une recherche minutieuse auprès de plusieurs sources, et qui se poursuit toujours. Tony Accurso, le puissant entrepreneur de Laval dont le nom et le yacht très fréquenté font couler beaucoup d'encre depuis quelques mois, aurait donc rencontré Benoît Labonté à la mi-mars 2008. Selon nos sources, celui qui s'apprêtait alors à se lancer dans la course à la direction de Vision Montréal pour ultimement s'emparer du fauteuil de Gérald Tremblay, recherchait des appuis et surtout du financement pour sa course à la chefferie. Un homme d'affaires prospère À l'hiver 2008, toujours selon nos informations, Labonté aurait utilisé plusieurs canaux de communication afin d'entrer en contact avec Tony Accurso, l'homme fort de la construction au Québec.
Le patron de Simard-Beaudry et de Constructions Louisbourg, pour ne citer que deux de ses entreprises les plus connues, avait le vent dans les voiles. Contrat dont Gérald Tremblay a promis l'annulation quelques heures après le dépôt d'un rapport dévastateur du vérificateur général de la Ville. Contrat qui a servi également de prétexte au tandem Labonté/Harel pour écorcher jour après jour l'équipe de Gérald Tremblay sur le terrain de l'éthique et de la gouvernance, en plus de réclamer la création d'une escouade anticorruption. La semaine dernière sur les ondes de RDI, Benoît Labonté a pris bien soin de mentionner qu'il avait quitté Union Montréal quelques semaines avant que le contrat soit octroyé. Il a aussi reproché à l'administration municipale d'avoir « approuvé beaucoup trop rapidement un contrat de cette ampleur ». Dans un restaurant du Vieux-Montréal Le rendez-vous aurait été fixé par un intermédiaire pour la mi-mars à midi dans un magnifique restaurant du Vieux-Montréal où Tony Accurso a ses
Entre deux bouchées et autant de gorgées de très bon vin, Accurso et Labonté ont eu tout le loisir de faire connaissance. Pourquoi donc avait-il accepté de rencontrer un personnage qui n'était encore qu'un candidat potentiel à la mairie et qui n'avait même pas encore été choisi par son parti ? Accurso, qui n'avait pas sollicité cette rencontre, savait très bien, nous explique-t-on, que Labonté n'était pas en mesure d'emporter la Ville de Montréal dans un proche avenir. Mais en vieux renard des affaires, toujours selon nos informateurs, il savait qu'il ne fallait pas placer tous ses œufs dans le même panier. C'est ainsi qu'il a accepté de faire sa connaissance. En plus de payer la note du repas, paraît-il ! Labonté nie vigoureusement Joint une première fois au téléphone, Tony Accurso a répondu avec courtoisie et le ton calme au représentant de RueFrontenac.com qu'il « ne s'intéressait pas aux politiciens ». Il convient avoir « probablement » rencontré Labonté, mais dans un événement public. Lorsqu'on a demandé à l'homme d'affaires si, par hasard, ils ne s'étaient pas vus autour de la même table dans le restaurant cité plus haut à une date bien précise, celui-ci a répliqué : « Le (...), vous savez, j'y suis quatre fois par semaine ». De son côté, en raison de notre insistance, Benoît Labonté est sorti brièvement d'une réunion pour nier avec énergie avoir rencontré Tony Accurso en privé. « C'est faux, totalement faux. Vos sources ne sont pas bonnes. Je ne l'ai jamais croisé. (...) La seule fois où je l'ai peut-être croisé, c'était en 2006 dans un cocktail de financement d'Union Montréal, organisé par M. Zampino, dans Saint-Léonard. » « Demandez-lui donc une copie de son agenda pour le mois de mars », réplique une de nos sources sur un ton sarcastique. Nous avons tenté de joindre à nouveau Benoît Labonté et Tony Accurso juste avant la diffusion de cet article. Après plusieurs messages laissés sur sa boîte vocale, Tony Accurso nous a promis de nous rappeler la journée même. Ça n'a pas été le cas. Quant à Benoît Labonté, il a clairement montré son irritation et s'est insurgé contre le fait que Rue Frontenac allait publier quand même cette histoire qu'il démentait. Il nous a « réitéré très clairement » n'avoir « jamais rencontré personnellement M. Accurso », que ce soit au restaurant à la période visée, ni ailleurs ou à un autre moment, hormis lors de la manifestation évoquée plus haut. Il a de plus balayé du revers de la main l'opportunité de présenter son agenda afin que nous puissions corroborer ses propos. « Mon agenda, c'est personnel. Je n'ai pas à le montrer. »
À lire également : Richard Bergeron a des doutes sur l’éthique de Benoît Labonté
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Commentaires (7)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires le diecteur du vent
celui qui seme le vent recolte la tempete, maintenant nous pouvons le nommer diecteur general du vent de montreal.
@fourmi urbaine
Un journaliste ne peut pas brûler ses sources s'il veut continuer de pouvoir faire sortir l'information.
Mais quand vous lisez un texte écrit dans un média sérieux, vous pouvez faire confiance à l'auteur. C'est la différence entre Pierre-Jean-Jacques et un journaliste professionnel: ce dernier vérifie avant de publier. Mais ça ne veut pas dire qu'il publiera tous les détails du "comment". Montrez l'exemple
@fourmi urbaine
Commencez-donc par signer sous votre vrai nom au lieu de vous cacher derrière un pseudonyme pour déverser votre fiel et on en reparlera. Moi je n'avance pas masqué. Vous en saurez plus bientôt. Qui croire ?
Vos sources ou M. Labonté ?
Il est si facile de croire un journaliste et sa source contre un polititiens, surtout si on y ajoute le nom Accurso... Alors, des preuves et/ou des témoins svp Qu'on puisse le pendre sur la place publique ! Mme. Harel est dans le trouble
Oui, Mme. Harel est dans le trouble, elle qui prêche la vertu, a dans ses rangs, et pas loin d`elle juste à sa droite, un homme qui se foue de l`éthique comme elle s`évertue à nous remplis les oreilles.
M. Labonté est comme les autres, il va où celà fait son affaire et surtout se remplir les poches que se soit pour sa campagne électorale, il connait les bailleurs de fonds. Donc, Mme. Harel, si vous avez un moindre sens de l`honneur, congédiez M. Labonté! Ça ne sera pas facile pour elle, car Labonté est sa source d`informations sur la politique municipale, elle est nulle dans ce domaine. Vous êtes bien poli M. De Pierrebourg
Pour ceux qui savent lire entre les lignes, on voit très clairement que Labonté n'hésite pas à s'accoquiner avec les mêmes "hommes d'honneurs" qui financent Union Montréal. Ils contrôlent la ville au complet, et les citoyens croulent sous une pluie de tickets pour leur payer des contrats de 600 millions et plus comme les compteurs d'eau!
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