| Antidépresseurs: consommation en hausse de 196% chez les jeunes Québécois |
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| Nouvelles générales - Éducation | |||||||
| Écrit par Jean-Philippe Pineault | |||||||
| Lundi, 24 août 2009 16:26 | |||||||
| Mise à jour le Mardi, 25 août 2009 14:42 | |||||||
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Les jeunes Québécois sont accros aux antidépresseurs. En cinq ans, la vente de ces médicaments utilisés entre autres pour traiter la dépression et l’anxiété a pratiquement triplé chez les enfants et les adolescents de la province, révèlent des données obtenues par RueFrontenac.com.
Entre 2005 et 2008, le nombre d’ordonnances d’antidépresseurs à des jeunes de moins de 19 ans est passé de 676 642 à 2 004 416, soit une hausse fulgurante de 196%. Pour la première fois l’an dernier, le Québec est ainsi devenu la province canadienne où l’on prescrit le plus d’antidépresseurs aux jeunes, devançant même l’Ontario, selon des données obtenues auprès de IMS Health, une firme spécialisée dans la recherche et les statistiques du secteur pharmaceutique. « L’augmentation significative des ordonnances d’antidépresseurs est justifiée dans un nombre de cas, comme un jeune qui présente un tableau de dépression majeure et qui risque d’être très pénalisé s’il est en dehors du circuit scolaire pendant un an ou deux », affirme Patricia Garel, pédopsychiatre et chef du département de psychiatrie à l’Hôpital Sainte-Justine. « Par contre, poursuit la spécialiste, on donne le médicament trop vite dans des cas où les adolescents n’en ont pas besoin. Il faut appeler à une certaine prudence. »
Ordonnances rapides pour médecins débordés Psychologue et communicateur, Marc Pistorio est d’avis que l’on prescrit trop vite et trop facilement des antidépresseurs aux jeunes Québécois. « J’observe beaucoup cette tendance à la prescription facile, dénonce le spécialiste. On n’aide pas vraiment le jeune en faisant ça. On le sort de la consommation de pot pour lui donner une drogue légale à la place. »
Ce dernier juge par ailleurs que plusieurs médecins généralistes débordés ne prennent pas le temps d’évaluer les patients et préfèrent leur donner des médicaments « qui ne font que patcher » le problème plutôt que de le régler. « Après cinq minutes dans un bureau de médecin, on peut facilement en sortir une prescription d’antidépresseurs dans les poches, illustre-t-il. Il faut d’abord établir le diagnostic. En ce moment, on se trompe beaucoup. Par souci d’efficacité et de rapidité, les gens prennent des antidépresseurs sans les accompagner d’une thérapie », déplore le psychologue.Une opinion partagée par le Dre Patricia Garel, qui juge que le fait que les antidépresseurs présentent moins d’effets secondaires qu’avant peut porter les médecins à prescrire ce médicament trop rapidement. « On le prescrit parfois trop vite comme si cela ne pouvait avoir que des effets bénéfiques, mais ce n’est pas le cas, déplore-t-elle. Ce n’est pas un manque de compétence , mais de temps nécessaire et parfois de rigueur. On prend une photo de l’individu qui est dans le bureau alors qu’on devrait voir tout le film. » De son côté, Madeline Gareau-Lagden, directrice des communications chez IMS Health pour le Canada et l’Amérique latine, estime que les campagnes publicitaires destinées à sensibiliser la population sur la dépression et l’ouverture des gens à ce problème de santé sont en partie responsables de l’augmentation fulgurante de la consommation d’antidépresseurs au Québec. « Je pense que les gens prennent mieux soin d’eux », explique-t-elle. Une industrie payante La vente d’antidépresseurs est une affaire de gros sous au Québec. L’an dernier, les patients québécois ont déboursé pas moins de 341,4 M$ pour se procurer des antidépresseurs qui leur avaient été prescrits par leur médecin. La portion attribuable uniquement aux jeunes de moins de 19 ans a frisé les 61,7 M$ l’an dernier. En date de juin 2009, les jeunes consommateurs avaient fait l’achat d’antidépresseurs pour environ 26 M$ pour l’année en cours.
Solution exceptionnelle pour cas graves en Europe Conscients des risques liés à la consommation d’antidépresseurs, l’Agence européenne du médicament (AEM) estime que la dépression chez les enfants et les adolescents devrait d’abord être traitée par une psychothérapie et, de façon exceptionnelle seulement, par des antidépresseurs pour les cas plus graves. L’organisation, dont le mandat est la protection et la promotion de la santé publique par l’évaluation des médicaments, a fait cette recommandation aux professionnels de la santé à la suite d’études qui ont révélé un risque suicidaire accru chez les jeunes traités avec des antidépresseurs. L’AEM déconseille aussi les antidépresseurs pour soigner les troubles anxieux chez les adolescents, sauf dans certains cas. En France, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a aussi émis des recommandations similaires.
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Commentaires (16)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Encore un aquis pour les femmes!
Voilà un des aquis que le féminisme à approter aux femmes: des filles droguées aux antidépresseurs dès la petite école. C'est épouvantable de transformer nos petites filles en junky parce qu'on est trop occupé à jouer les femmes à barbe. On devrait s'occuper d'avantage de nos filles, elles sont l'avenir de ce peuple. Elles méritent TOUTE notre attention et Elles doivent être notre priorité des priorités.
Un jour, il sera trop tard
Nous sommes aussi les champions canadiens pour les psychostimulants (Ritalin, Concerta et cie), avec une hausse de presque 400% ces 10 dernières années. Nous sommes probablement aussi les champions pour les antipsychotiques et autres médicaments psychotropes. Société distincte?
Nous trouverons toujours un jeune que les médicaments ont vraiment aidé, mais il ne doit pars servir d'alibi pour des pratiques médicales insensées, sur le dos des milliers de jeunes. Car je peux trouver des jeunes (et des adultes) qui ont vu leur vie gâchée par les mêmes médicaments, après des diagnostics bizarres, nombreux, contradictoires, changeants d'un médecin à l'autre, d'un mois à l'autre. Les diagnostics se font pas n'importe qui capable de lire la bible des psychiatres, le DSM-IV (éducateurs, travailleurs sociaux, parents, etc.) et le médecin généraliste ne fait que prescrire au bout de la chaîne. N'importe quel scientifique autonome d'esprit sait que les critères diagnostiques du DSM-IV sont critiqués quant à leur fiabilité et à leur validité. Quant aux "soins" pharmacologiques qui découlent de ces diagnostics, les effets secondaires graves sont glissés sous le tapis. Lisez les rapports des médecins qui signalent des cas à Santé Canada: vos cheveux vont se dresser sur votre tête. Lisez aussi et surtout (c'est plus simple) les rapports internationaux sur les liens entre antidépresseurs et la hausse de l'agressivité, de la violence, des idéations suicidaires et du suicide chez les jeunes de 24 ans et moins qui en consomment. Un jour (trop tard) nous allons devoir vivre les conséquences de ces excès de "psychiatrisation" de notre jeunesse. Et peut-être que la première conséquence sera leur colère, voire leur haine, à l'égard des générations qui ont bousillé leur jeunesse... et leur vie. Comme le disent d'aucuns ci-dessous...
... le fait de booster les jeunes, au lieu d'être davantage à l'écoute, en dialogue et en accompagnement dynamique live (c'est le cas de le dire), engendre ce genre de société où le mal être abonde ou surabonde. Le slogan de naguère on est six millions, faut se parler aurait avantage à être revisité, adapté et ré-appliqué à cette situation qui n'a rien mais vraiment rien de glorieux. On dirait un monde avide et impatient de s'effondrer. 'Trouvez pas ?
Incultes de la psychiatrie
Vous n'y connaissez rien
J'ai fait ma première tentative de suicide à l'âge de 7 ans. J'ai été interné en psychiatrie psychiatrie pendant 2 ans avant qu'on veuille bien me donner un médicamment. Cela a exactement pris 18 tentatives de suicide avant d'être soignée. On ne m'offrait que de la psychothérapie. Sans les antidépresseurs je serais morte. qui ne le savait pas ??
Bien sûr que c'est une affaire de gros sous !!! Et les médias devienne les "marionnettes" des psychiatres et labos pharmaceutiques !!! Désolé pour cette "franche" vérité...
http://programmes.france3.fr/a-la-carte/index-fr.php?page=integrales&emission=923 http://www.newzy.fr/trends/idees/on-invente-des-maladies-pour-vendre-des-medicaments.html Bravo aux parents !
Mais surtout, où sont les parents ? à bas la maxime "Je lui donne du temps de qualité!" Les mères qui veulent avoir une carrière à tout prix. Prenons soins de nos enfants d'abord, PUIS allons travailler. La dépression ce n'est pas une maladie. ça ne se peut pas des enfants dépressifs, sauf si leurs parents sont nonos
Est-ce qu'on met de la poudre ou de l'ESSENCE dans nos réservoir d'auto?
Si ce qui écrit est correct, c'est effectivement "alarmant". Le problème est complexe puisqu'il comprend les patients, leurs médecins, la mentalité propre aux québécois dans leurs rapports avec la maladie, la maladie mentale, la médecine, la dépression et le style de vie que nous voulons maintenir, À TOUT PRIX, malgré nos vulnérabilités: collective et individuelle.
Les pays européens ont une autre mentalité. Ils parlent plus AVEC leurs enfants. Même s'ils s'engueulent assez souvent, au moins ils se parlent. C'est cette immense solitude que vivent nos jeunes qui les déprime. Ce qui les déprime encore plus, c'est qu'on leur donne de pilules plutôt que de l'attention et, pourquoi pas, de l'affection. Nous sommes tellement réductionnistes et "concrétistes", que nous ne voyons pas que la dépression est bien souvent un symptôme d'un mal beaucoup plus profond qui ne se « guérit » pas avec du chimique. Respectueusement, Pierre Faubert Les Jeunes ne connaissent pas Jésus-Christ !
Connaissez-vous Jésus-Christ ? Médecin des âmes ?
"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger." Je suis un ex-dépressif sauvé par notre Seigneur Jésus-Christ. Souvent nos problèmes ne sont pas que psychologiques ou physiques, mais spirituelles. Prenons-nous soin de notre âme ? Dieu existe et il veut que nous allons vers Lui ! publicité et media
Ces données sont alarmantes et révoltantes! Il n'y a pas tant de maladie chez les jeunes au Québec.
Il ne se passe pas une semaine sans qu'un article sur la dépression, le stress, l'anxiété ne paraisse dans le 24 heure. J'imagine qu'il en est ainsi dans tous les média. Le gouvernement lui fait des annonces pour "promouvoir" la dépression, le burn out, etc. De plus en plus de gens se "vante" de consulter un psy. C'est à la mode maintenant. Être fou, mais se soigner, c'est "in". Je crois que la confusion nait de cette pression qui invite trop de gens à s'interroger sur leur état à la moindre épreuve difficile. Or on est tous un peu fou (trop solitaire, trop technocrate, trop extravagant, trop rêveur), parce qu'on est tous différents. Ça ne veut pas dire qu'on soit malade. Mais cette pression médiatique nous renvoit toujours vers la maladie et le besoin de soin. Or pour un jeune qui a vécu peu de choses dans la vie il peut être difficile de se prouver qu'il est sain d'esprit. ...
La Réforme a le dos large mais faut pas exagérer. Les jeunes qui sont à la garderie de l'ouverture jusqu'à la fermeture sont à risque. Las jeunes qui sont poussés à réaliser les rêves de jeunesse de leurs parents sont à risque. Les enfants du divorce, les enfants uniques, les enfants de parents stressés par la Récession ou la Carrière à tout prix, sont tous à risque.
On vit dans une société aliénante. Tout le monde paie le prix. En les forcant à devenir adulte plus vite, les jeunes ne sont plus épargnés. Pas le temps!
Les médecins font ce qu'ils peuvent,les suicides sont le résultats de la violence reprimée à coup d'anti-dépresseur. La souffrance qui n'est pas traversée et comprise mène à ceci. Les parents souvent n'ont pas le temps l'enfant grandi comme il peut dans un monde sans réel contact,c'est la performance le paraître donc pas de ressources intérieures pour s'en sortir. Tout seul on ne peut
rien avec quelqu'un tout près on s'en sort. J'ai eu un fils qui a eu une très grosse dépression, il s'en est sorti ça m'a couté 4 ans de ma vie mais il est heureux et équilibré solide. Je n'ai pas performé ailleurs pendant ces années. Il n'a pas eu de médication et je connais des jeunes qui en ont eu et se sont suicidé. Alors oui on choisit d'être parent quand tout va bien et quand c'est difficile c'est ça être adulte. Anti-dépresseur Presque toujours les médecins prescrivent un anti-dépresseur accompagné d'une thérapie avec un et/ou une psychologue,et/ou un psychothérapeute. Quand les échanges chimique du cerveau ne fonctionne pas correctement il est parfois nécessaire de rétablir cette fonction pour un certain temps. Anonyme La réforme!
Plus de 520 000 prescriptions d'antidépresseurs chez 0-9 ans? Ça doit être la réforme. Autrement, comment cela peut-il être possible?
Un autre déclin de notre monde contemporain.
Qu'il est triste et navrant de constater la facilité avec laquelle nos jeunes sont systématiquement dirigés vers ces psychotropes légaux qu'il n'y a pas si longtemps, n'existait pas. Du moins, de mon jeune temps pas si lointain...
Effets secondaires...briser le silence
Merci pour votre arcticle. Je voudrais préciser qu'il y a eu de nombreuses mises en garde des agences de santés sanitaires précisant que les antidépresseurs peuvent « provoquer des comportements agressifs à l'égard d'autrui » et « donner des idées suicidaires et / ou homicidaires »
Des milliers de cas ont étés répertoriés dans le monde et les preuves s’accumulent que ces substances sont à l’origine de milliers de cas de violence et de suicides notamment les tueries dans les écoles. Site des Victimes des antidépresseurs http://antidepresseurs.canalblog.com Ecrivez un commentaire |
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