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Aide alimentaire: la CSDM doit consentir 400 000$ supplémentaires PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Éducation
Écrit par Jean-Philippe Pineault   
Mercredi, 24 juin 2009 14:05
Mise à jour le Mercredi, 24 juin 2009 14:55

Confrontée à une hausse des coûts des denrées alimentaires, qui subissent jusqu’à 25% d’augmentation dans certains cas, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) devra puiser près de 400 000$ dans son budget afin d’éviter de refiler la facture à ses élèves les plus défavorisés qui bénéficient de repas santé à prix modique.

 
 

Les coûts d’exploitation du Secteur des services alimentaires de la CSDM ont bondi cette année, notamment en raison du coût des produits alimentaires. La hausse a été en moyenne de 5,5% pour les produits laitiers, de 6,1% pour la viande, de 8,8% pour les produits de boulangerie, de 25,8% pour les légumes frais, et de 18,1% pour les fruits frais. Le Secteur des services alimentaires doit aussi composer avec des hausses salariales et avec la réparation ou le remplacement d’appareils vieillissants, dont certains ont plus de 30 ans.

La CSDM bénéficie d’une enveloppe d’un peu plus de 1,8 M$ annuellement en aide alimentaire du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

«Ce budget permet de subventionner certains aliments et d’abaisser le prix de vente de l’assiette principale de 1,45$, du lait de 0,15$, des fruits frais de 0,15$, de la salade de fruits de 0,40$, de la galette à l’avoine de 0,10$, du muffin de 0,10$ et de l’assiette salade-repas de 3,00$», peut-on lire dans un rapport déposé aux commissaires de la CSDM.

«De plus, ce budget permet également d’offrir le combo collation (muffin ou biscuit avec berlingot de lait) en subventionnant entièrement le berlingot de lait. Ainsi, lorsque l’élève achète un muffin ou une galette, il reçoit gratuitement le berlingot de lait. Or, le lait est un excellent complément protéique créant un sentiment de satiété. Cette mesure vise également à favoriser la consommation de lait chez les adolescents, élément déficient selon les diverses études portant sur les habitudes alimentaires de ces derniers», ajoute-t-on.

Hausse de 10%

L’aide alimentaire du MELS ne couvre cependant pas l’augmentation du prix des denrées. Pour boucler son budget, le service alimentaire de la CSDM aurait dû augmenter de 10% la facture refilée aux élèves.

Par exemple, le plat principal subventionné qui coûte actuellement 1,50$ aurait dû être augmenté à 1,65$. Sensible au fait que 42% des élèves fréquentant les établissements de la CSDM proviennent de milieux défavorisés et au contexte socioéconomique actuel difficile, le Conseil des commissaires a pris la décision d’éponger la hausse de 390 669$ à même son budget consolidé.

«On a décidé d’assumer la hausse. C’est vrai que 400 000$, c’est une somme importante, mais ce n’est pas si lourd que ça sur un budget annuel de 480 M$», a indiqué Alain Perron, responsable des communications à la CSDM.

Selon ce dernier, cette sortie d’argent n’aura pas d’effet sur les autres services offerts par la CSDM.

Un menu sain

Les menus offerts dans les cafétérias visent à ce que les élèves mangent à leur faim, mais aussi à ce qu’ils consomment des produits sains. Voici la liste des aliments prohibés à la CSDM:

 

Commentaires (1)

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Et si on...
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s'y prenait autrement...
Une suggestion pour M.Perron de la CSDM.

Si on prenait une partie de cet argent et proposions des cours de
cuisine et saine alimentation aux parents de ces enfants.
Au lieu de donner on leur apprend.
Je suis certaine qu'en bout ligne tout le monde serait gagnant.
Économies et prise en charge du citoyen par lui-même et non pas l'état comme d'habitude.
Louise April(Laloue) , juin 25, 2009

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