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D'autres négos houleuses à l'UQAM PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Éducation
Écrit par Gabrielle Duchaine   
Vendredi, 29 mai 2009 13:49
Mise à jour le Vendredi, 29 mai 2009 14:29

À peine un mois après une grève de ses professeurs, l’UQAM est à nouveau aux prises avec des négociations houleuses, cette fois avec le syndicat des employés-étudiants (SetuE). L'université vient d’ailleurs de demander la conciliation dans l’espoir d’en arriver à une entente rapide.

Les employés affirment pour leur part que l’UQAM fait preuve de mauvaise volonté et n’a fait cette demande au ministère du travail que pour «sauver la face». La convention collective des quelque 3 000 membres du SetuE est échue depuis le 31 mai 2008, mais les deux partis ont mis près de neuf mois avant d’entreprendre les négociations.

«On a eu sept rencontres jusqu’à ce jour et on n'a eu des réponses à nos demandes que la semaine dernière, déplore le président du syndicat, Éric Demers. On n'a eu que des refus (sauf sur un litige terminologique). Ils ont même refusé d’adopter une clause de non-discrimination pour les homosexuels et les trans-genres.»

Le SetuE se dit «à la croisée des chemins» et met l’université en garde. «Deux avenues sont possibles: un règlement négocié de bonne foi entre les parties ou un autre conflit de travail», avertit-on.

Les employés-étudiants demandent entre autres la parité avec leurs collègues de l’Université de Montréal, ce qui leur vaudrait une augmentation salariale de 18 à 20%. «C’est déjà un compromis, avertit M. Demers, si ont visait McGill, ce serait 30%.» Ils veulent aussi normaliser leur travail en rendant par exemple l’affichage de tous les postes obligatoire et en obtenant une rémunération pour les déplacements hors campus et la préparation du travail.

«On va jouer le jeu de la conciliation. Peut-être que devant un représentant du ministre notre employeur va changer d’attitude, mais on en doute. Sinon, on est prêt à adopter des moyens de pression soutenus et de demander un mandat de grève à nos membres.»

Advenant une telle éventualité, les employés-étudiants attendraient probablement la session d’automne en septembre prochain avant de les exercer.

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