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Financement: les universités francophones défavorisées PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Éducation
Écrit par Jean-Philippe Pineault   
Mercredi, 15 avril 2009 13:20
Mise à jour le Mercredi, 15 avril 2009 18:19

Les universités francophones sont le parent pauvre du réseau de l'éducation. Même si elles accueillent 60% de tous les étudiants, elles ne reçoivent que 55% des ressources financières, révèle une recherche de Marc Chevrier, professeur au Département de sciences politiques de l'UQAM, dont
RueFrontenac.com a obtenu copie.

 
 

Jouissant de sources de revenus privées abondantes, comme leurs multiplesfondations, les établissements anglophones de Montréal récupèrent environ 45% des budgets destinés aux universités de la métropole. Pourtant,seulement 40% de tous les étudiants vont s'instruire en leurs murs.

Les universités de Montréal ont reçu plus de 3,8 milliards de dollars en 2004-2005, ce qui comprend à la fois les subventions du ministère de l'Éducation, les frais de scolarité et les revenus provenant de sources privées, comme des fondations.

Concurrence déloyale

«La formule de financement actuelle fonctionne sur l'idée qu'il y a un marché d'étudiants et les universités sont en concurrence. Les subventions sont calculées en fonction du nombre d'étudiants, modulées selon certaines disciplines plus lourdes, comme la médecine, et les disciplines plus légères, comme le droit», explique le professeur. «Le problème, c'est que cette façon de faire reproduit les inégalités envers le réseau francophone plutôt que de les atténuer», affirme Marc Chevrier, ajoutant que «l'UQAM a été fondée pour combler ce rattrapage, mais les universités francophones tirent toujours de l'arrière.»

Près de 60% des profs dans les universités anglophones

Les universités anglophones sont aussi avantagées sur le plan des ressources professorales. En 2005-2006, McGill et Concordia disposaient de 57,1% de tous les professeurs d'université de Montréal. «La prépondérance des institutions universitaires francophones à Montréal est précaire et toute relative. Elle existe par la population étudiante, mais point dans le corps professoral», écrit Marc Chevrier.
«Les universités anglophones sont plus riches, plus attrayantes, mieux dotées [...]. Pour une minorité, qui représente 8,6% de la population québécoise et dont on ne cesse de dire qu'elle connaît les affres du déclin démographique, c'est pas mal», juge-t-il.

Péréquation entre universités?

Selon le professeur Chevrier, l'État québécois devrait se doter d'un plan afin de renverser cette situation qui désavantage clairement les établissements francophones. «On ne peut pas juste laisser aller. On pourrait mettre en place un système de péréquation qui permettrait aux universités en développement de rattraper le retard», explique-t-il.

Commentaires (5)

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Petite leçon à tirer de tout ça
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La solution est relativement simple. Si nos concitoyens francophones plus fortunés faisaient comme leurs collèques anglophones et donnaient régulièrement aux universités francophones, l'écart serait beaucoup moins grand.
À quand un pavillon Guy Laliberté dans une université francophone ?
Ensuite, je voudrais répondre à "Gros bon sens" qui ne daigne pas signer son commentaire. Premièrement, ayant le courage de revendiquer vos opinions. Deuxièmement, en quoi le fait que McGill a une excellent renommée en médecine comme l'UQAM en a une très bonne dans d'autres disciplines et comme polytechnique a la réputation de former les meilleures ingénieurs doit faire une différence ?
Finalement, vos conditions actuelles de travail, monsieur, sont le fruit de luttes syndicales, et ce même si vous n'êtes pas syndiqués.
Luc Ataof , avril 20, 2009
Ne tirez pas sur le messager
0
Monsieur qui s'identifie comme «Gros bon sens», votre commentaire rate sa cible. Vous ne semblez visiblement pas en mesure de départager le journaliste de l'auteur de la recherche.
Vous trouvez que celle-ci est biaisée, soit. Mais ne confondez pas dans votre dérapage intellectuel le journaliste qui ne rapporte que ses conclusions.

Jean-Philippe Pineault
J.P Pineault , avril 16, 2009
L'explication est la
0
L'université McGill est de renommé international, elle a la meilleur école de médecine au Canada. Et la distribution des argents se fait en fonction de la lourdeur des programme, et comme McGill a des programme beaucoup plus lourd que l'UQUAM c'est normal qu'elle reçoive plus d'argent. Et pour le 8.6 % de la population anglo, en assument que 100% vont dans une institution anglo au Québec, le restant ce sont des francophone qui choisissent la qualité, et le bilinguisme.
@ M Pinault ce que vous faite est du journalisme biasé et sans fondement, ce que vous recherchez c'est de la provocation.
MAUDIT que je suis content du lockout et le plus long le meilleur. Moi je ne suis pas un lecteur du Journal de Montréal, le journal du peuple comme on dit.

Malheureusement comme mon autre commentaire qui fut censuré, celui-ci le sera autant.
gros bon sens , avril 16, 2009
Déjà 12ans ...
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Ça fait tout drôle de voir une manchette traitée de quelque chose qu'on a dénoncé il y a 12 ans avec l'AGEUÉQTR. Pire, le règlement de la grève de 1996 avait été fait en ce sens. C'est assez paradoxal de voir que c'est le gouvernement Charest de 2003 qui a ouvert des facultés en région. Cette étude ne dit rien de nouveau que nous ne savions pas. Le problème n'est pas anglais mais Québécois. Tant et aussi longtemps qu'on va se culpabiliser avec le réseau anglo, on va vivre cette situation.

J'aimerais rectifier une affirmation dans le cas de l'UQAM, cette Université n'a pas été créée pour combler le rattrapage des francos mais parce qu'on ne voulait pas faire un McGill français et de redistribuer les Universités à travers le Québec. Cette décision politique plutôt qu'économique est en train de faire crevé les régions.
Serge Héroux , avril 16, 2009
Quoi de neuf?
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Ben oui les hopitaux eet les universités francophones sont désavantagées par rapport aux anglophones. Cette situation vestige de la conquête,existe depuis toujours.
Ce n'est pas avec le gouvernement Charest à genoux devant la minorité anglophone qui lui permet d'être au pouvoir qu'on peut espérer un juste finançement des universités francophones.

Vive les universités et hopitaux anglos,vive les défusions et les riches municipalités anglos de l'île de Montréal!
les restants aux porteurs d'eau francos et à leur gouvernement de pleutres.
J.C.Virgil , avril 16, 2009

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