Les enseignants de Montréal boycottent... la Semaine des enseignants PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Éducation
Écrit par Jean-Philippe Pineault   
Mardi, 09 février 2010 12:22
Mise à jour le Mardi, 09 février 2010 12:37

Devant des négociations qui piétinent pour le renouvellement de leur convention collective, les enseignants de Montréal boycottent... la Semaine des enseignants, a appris Rue Frontenac.

Petits déjeuners, fleurs, mots de remerciement, les membres de l’Alliance  des professeurs de Montréal refusent systématiquement les « cadeaux » qui leur sont offerts.

« On veut une convention, pas des bonbons », explique Yves Parenteau, porte-parole du syndicat.

Les enseignants ont même l’intention de réacheminer les lettres qui leur ont  été adressées par la ministre de l’Éducation et les commissions scolaires. « On s’apprête à les retourner à l’expéditeur », dit M. Parenteau.

Des patrons intransigeants

La convention collective des enseignants vient à échéance le 21 mars.

Des discussions ont été entamées entre les parties, mais les enseignants déplorent le manque d’ouverture de la partie patronale.

« Ça n’avance pas du tout. Ils ne répondent à aucune de nos demandes. », affirme Yves Parenteau.

 

Commentaires (4)

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Ce prof est un menteur
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C'est le pire des profs Monsieur Lanctot Leprof Qui ne sait meme pas ce controler enclasse
En plus Il est prof de PPo
Avec sa femme Obese
Gee Laa smilies/cheesy.gif
Nina , février 19, 2010
Quand les acommodements raisonables deviennent élastiques...
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Bravo à mon collègue d'avoir si bien décrit la situation de notre milieu. Ce genre de décision monte encore une fois que les $$$ dépassent trop souvent les questions morales.

À quand le moment où nos gouvernements réaliseront que les enseignants donnent déjà leur maximum et qu'il est déraisonnable de leur en demander plus. En espérant que la population du Québec sortent de LA GRANDE NOIRCEUR et que nos politiciens cessent d'être des gestionnaires de portefeuille. À quand le prochain gouvernement qui aura des idées pour faire avancer notre nation ?!?!!? Et de surcroît, à quand l'attribution du poste de ministre de l'éducation à un spécialiste de ce domaine ?

J'ai tellement l'impression de revivre dans le Québec des années 40.
Daniel Phaneuf , février 16, 2010
Lettre à la Ministre Courschesne
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Madame la Ministre,

Laissez-moi vous dire toute l'indignation qui a été la mienne lorsque j'ai entendu l'origine de votre changement de régime en lien avec le calendrier scolaire sur la première chaîne de Radio-Canada, à l'émission C'est bien meilleur le matin aujourd'hui le 11 février 2010.

Je dois vous dire, Mme la Ministre, que je suis un enseignant au secondaire dans une école située dans un des quartiers les plus multiculturels de Montréal. Je ne viens donc pas d'un coin reculé où on parle encore des Néo-Québécois comme des "AUTRES"... C'est "autres", je les côtois à tous les jours, qu'ils soient des élèves ou des collègues de travail. Je suis à même de constater l'heureux mélange des cultures de façon quotidienne puisque nous avons dénombré près de 80 langues maternelles dans notre établissement d'enseignement. N'y voyez pas l'application d'un filtre rose afin d'y gommer la réalité de la présence de certains heurts et de quelques conflits, mais rien de différents à ce que j'ai vécu avant dans d'autres écoles où j'ai travaillé... et oui, même dans des milieux où il n'y avait que des "Québécois de souches" s'il faut absolument tomber dans l'étiquetage.

C'est à croire, Mme la Ministre, que votre parti politique s'amuse à donner des coups de pied dans la fragile paix qui existe entre les différentes communautés... Je ne peux croire que vous manquiez à ce point de flair politique...

Il est notoire que la communauté juive au Québec s'est toujours tournée vers le Parti Libéral pour chercher à faire avancer ses dossiers, mais un tel opportunisme politique de la part de votre gouvernement ne fait rien pour améliorer l'image que le public se fait des personnes qui œuvrent dans le monde politique.

Dans le cadre de mon cours de Éthique et Culture Religieuse (ECR), je vois le concept de la mesure de la santé démocratique d'un peuple lorsque les minorités peuvent s'exprimer sans peur de la répression, mais on est loin d'une telle situation dans la problématique actuelle. De l'avis de mes collègues Néo-Québécois, il y a une peur à s'affirmer comme majorité dans cette province que ça frise la couardise. "À Rome, il faut faire comme les Romains" ne dit pas le vieil adage? On ne parle pas ici d'interdire aux gens de ces écoles, qui, ai-je besoin de vous le rappeler, sont déjà illégales selon les règles du Ministère, de faire les matières du curriculum sur sept jours plutôt que cinq si ça leur chante. Nous parlons de refondre l'année scolaire pour toute la Province.

Vous vous êtes défendue d'avoir été mal citée en affirmant que cette ébauche de calendrier scolaire ne toucherait que les gens qui enseignent dans la formation aux adultes... Est-ce dire que ces gens font un moins bon travail que les autres enseignants, qu'on peut se permettre de leur offrir de moins bonnes conditions de travail puisqu'ils ne sont qu'un petit nombre dans le monde de l'enseignement? Plusieurs des collègues avec qui j'ai des contacts sont à la formation des adultes. Ces gens font un travail admirable en vue des conditions de travail qui sont les leurs: du travail de soir en semaine, la semaine de travail aux heures inégales, un faible taux de postes permanents dans ce secteur. Votre gouvernement parle souvent de la conciliation travail-famille, pour ce qui est de ces travailleurs, cette volonté ne semble être qu'un vœu pieux. Comment voulez-vous que les entreprises privées adoptent des comportements facilitant une telle conciliation si le milieu public ne le fait même pas avec ses propres travailleurs... C'est carrément insultant, Mme la Ministre!

Je suis également le délégué syndical de mon lieu de travail et je trouve ça odieux de votre part de vouloir redéfinir le calendrier scolaire pour une catégorie d’enseignants alors que nous sommes en période de négociation et que le calendrier scolaire fait partie intégrante de ces mêmes négociations. Votre gouvernement se prépare-t-il donc de nouveau à nous imposer un décret après un simulacre de négociations ou alors on vous a envoyé en éclaireur afin de tâter le terrain pour vérifier notre niveau de docilité. Je me permets de vous prévenir, Mme la Ministre, que notre niveau de docilité est très faible, comme vous vous en êtes sûrement rendue compte lors de votre visite à Gatineau le 5 février.

Je vous salue, Mme la Ministre, en espérant de tout mon cœur de citoyen et d’enseignant que nous aurons, par personnes interposées, l’occasion de trouver une solution viable pour le véritable Bien
Commun.
Vianney Lanctôt
Enseignant, École Secondaire La Voie
VLanctôt , février 15, 2010
Bravo!!
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Effectivement, c'est une convention que les profs désirent...et non un décret voté sous bâillon comme la dernière fois...le 31 mars s'en vient...
PatB , février 12, 2010

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