| Ça roule pour Communauto |
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| Affaires - Transport | ||||
| Écrit par Marilou Séguin | ||||
| Vendredi, 17 juillet 2009 10:49 | ||||
| Mise à jour le Mardi, 21 juillet 2009 14:06 | ||||
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À l’aube de ses 15 ans, le service de partage de voiture Communauto a le vent dans les voiles et connaît une croissance frisant les 30% par an.
La poignée de membres des débuts s’est agrandie au point d’atteindre près de 20000 abonnés, dont 15000 à Montréal. Se voulant complémentaire au transport en commun, le service permet d’accéder en libre-service à un parc de plus de 900 voitures qui se louent pour une demi-heure, une heure, une journée ou plus. Communauto endosse tous les frais liés au fonctionnement normal du service, des assurances à l’essence. «L’idée, c’est de rationaliser l’utilisation de l’auto, dit le président-fondateur de l’entreprise, Benoît Robert. On adapte l’utilisation de la voiture à la ville et non l’inverse.» Sans faire la leçon aux gens, l’entreprise à vocation environnementale a déjà eu pour slogan «Merci d’éviter d’utiliser notre service». «Mon vœu est que ce service-là devienne banal dans le futur et que la clientèle cible s’élargisse, dit M. Robert, qui rêve de voir un jour 400000 personnes joindre les rangs de Communauto. Nos clients actuels sont les pionniers.» De plus en plus populaire Selon le président-fondateur, le tiers des membres actuels ont vendu leur voiture pour adhérer au service de Communauto. Pour chaque voiture partagée par les membres, huit autos sont retirées de la circulation, dit M. Robert. Les statistiques de Communauto démontrent que la majorité des usagers utilisent les voitures en partage pour de courtes périodes et de courtes distances. En effet, 70% des trajets sont de moins de 50 kilomètres et l’emprunt dure moins de 10 heures.
Le gros défi de l’entreprise: trouver du stationnement pour ses voitures afin que le service soit à proximité des usagers. «On met souvent les véhicules là où l’on peut et non là où l’on veut», dit M. Robert, qui estime que le service prendra de l’expansion s’il est facile d’accès. Panoplie de projets à venir Déjà bien implanté, Communauto a plusieurs projets pour l’avenir. L’entreprise travaille actuellement à mettre sur pied un système de crédit de carbone pour permettre aux usagers qui le désirent d’être carboneutres. Benoît Robert souhaite aussi mettre sur pied une fondation pour aider à prévenir la dégradation de l’environnement. «Comme acteur de changementm nous voulons changer l’urbanisation dans l’avenir. On aimerait investir dans différents organismes pour agir en amont du problème», dit-il. L’entreprise voudrait mettre en place les bases de la fondation cette année. Communauto s’active aussi pour éventuellement proposer à ses membres un parc mixte d’automobiles traditionnelles et de véhicules électriques. «C’est une belle plate-forme pour faire découvrir le produit aux consommateurs. On l’offrirait, bien entendu, quand il serait adapté au parcours», dit M. Robert.
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