Drame familial à Piedmont: deux morts PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Faits divers
Écrit par Marilou Séguin   
Dimanche, 22 février 2009 16:33
Mise à jour le Mercredi, 18 mars 2009 18:43

La Sûreté du Québec poursuit son enquête à la suite de l'assassinat de deux jeunes enfants à Piedmont, dans les Laurentides. Le père des bambins est le principal suspect.

Olivier Turcotte, 5 ans, et Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, ont été trouvés sans vie dans une résidence de la rue Beaulne en mi-journée samedi.

Leur père, qui avait consommé une grande quantité de médicaments, a été hospitalisé et sera interrogé par les autorités dès que son état de santé le permettra.

Selon la Sûreté du Québec, l'homme de 36 ans, médecin à l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, aurait vraisemblablement tué ses deux enfants.

Des proches étaient inquiets

Les policiers se sont rendus sur place en fin d'avant-midi samedi à la suite d'un appel de membres de la famille inquiets de ne pas avoir de nouvelles. Ils ont alors fait la macabre découverte et trouvé le père dans un état de confusion. La mère, qui est également médecin, se trouvait à l'extérieur au moment du drame.

La scène a été passée au peigne fin toute la nuit, et une autopsie sera pratiquée sur le corps des enfants dans les prochains jours.

Autre texte: La communauté sous le choc

Commentaires (4)

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Violence conjugale s'ajoutant à violence familiale
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J'avais un (autre) 'papier', très très proche et connexe, publié, «sur la violence conjugale», avant-hier, dans Métro. On peut le consulter, en complément à ce qui est dit ci-dessus, à :
http://www.journalmetro.com/ch...le/188708
denis beaulé , février 28, 2009
Le meurtre de Piedmont vu par un médecin.
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Je suis un jeune médecin urgentiste de 36 ans et j'ai personnellement côtoyé le Dr Turcotte durant ma formation médicale ce qui m'interpelle d'autant plus. Je ne peux m'expliquer le geste qu'il a posé et je souhaite que la lumière soit faite sur tout ce qui entoure ce drame. Vivait-il une dépression? Travaillait-il trop? Consommait-il de l'alcool ou des drogues? Vivait-il des conflits avec ses confrères de travail? Il faut vraiment creuser les événements qui bien qu'inexcusables demandent une VRAIE analyse plutôt que de bêtement balayer le tout sous le tapis. Les suicides à l'intérieur du corps médical sont trop fréquents et demandent qu'on s'y intéresse sérieusement. Je vais suivre cette affaire de très près et je souhaite qu'on puisse en tirer des leçons.

Marc Lacroix md
Marc Lacroix , février 27, 2009
...
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Si « les gens qui s'aiment savent s'attendre », ils peuvent donc s'attendre aussi à ce que des fusibles puissent 'sauter', parfois, lorsqu'on ne s'est peut-être pas assez attendus, justement, lorsqu'on n'a peut-être pas assez attendu. L'être humain est humain. C'est-à-dire, animal. Comme tout le [reste du] monde. Voilà pourquoi il peut arriver que, pour un humain donné, c'en soit trop. Qu'il ne puisse en supporter 'autant que ça' tout à la fois. Voilà pourquoi le temps, en pareil cas, peut à l'occasion faire une différence. Toute la différence.

Si perdre ses enfants par accident ou par maladie s'avère déjà extrêmement douloureux, les perdre assassinés par un de leurs parents est tout bonnement épouvantable (dans l'immense majorité des cas à tout le moins).

La tragédie de Polytechnique, de même que la pacte de suicide récemment, au Saguenay, impliquant toute une famille, illustrent qu'il est des émotions, des maux ou d'autres phénomènes nous dépassant. Par contre, deux choses: la maladie ou fragilité mentale, ça existe ; et il y a probablement sinon sûrement moyen de réduire radicalement le nombre d'événements malheureux tels ceux venant d'advenir en ces deux familles décimées de leurs enfants par leurs propres parents, dont trois sur quatre demeurent, eux, vivants.

Concernant le drame au Saguenay, peut-être y aurait-il trop de pression sociale s'exerçant sur l'individu - dans le sens de contraignant à 'produire' et performer ? Et concernant les autres cas (d'espèces) de violence conjugale/familiale extrême (meurtre), peut-être la quantité de ceux-ci pourrait-elle décroître substantiellement, si on donnait/laissait du temps au temps, plus souvent, comme l'exprime cette mère, ici, disant que l'amour sait attendre.

Concrètement, cela pourrait se manifester en disposition à attendre, un peu plus longtemps, éventuellement, avant de se remettre en couple avec qqn d'autre. Considérant qu'une séparation, assortie de «perte» relative (partielle, périodique ou autre) de ses enfants, peut s'avérer, bien souvent, à elle seule, déjà passablement difficile à assumer. Il en est, en effet, du deuil de séparation comme de tout autre deuil. Le temps a des vertus curatives qu'aucune autre médication n'a.
denis beaulé , février 27, 2009
IL Y A ÉVIDENCE DU «SYNDROME DE L’HOMME ABATTU»…
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Un suicide raté, précédé de deux meurtres sordides. «Communauté sous le choc». «Aucun signe avant-coureur», etc., etc. et ainsi de suite. Peut importe comment la nouvelle est titrée, du plus sensationnaliste au plus émotif des titres, rien ne redonnera la vie aux deux enfants victimes de cette barbarie actionnée et pistonnée par la folie vengeresse. Le responsable de l’hôpital où travaillait le père médecin et auteur de cette tragédie, ne tarissait pas d’éloges à l’égard dudit spécialiste de la santé. Cette maléfique issue fatale d’une séparation où un conjoint flushé, poussé à l’irrécupérable déraison, ne serait-il en voie de devenir le «modèle québécois» ou le «profile québécois» du suicide collectif ou du suicide sélectif qui devra imposer aux magistrats pro-femmes qui tranchent dans le vif des séparations et divorces, avec les machettes mal aiguisées de leurs préjugés issus de la jurisprudence favorable aux « FEMMES BATTUES », de reconnaître la réalité accablante, désastr4euse et inhumaine des atrocités qui aveuglent et terrorisent les hommes souffrant du SYNDROME DE L’HOMME ABATTU ?

Si le père meurtrier avait réussi à accompagner ses enfants dans la mort, on se serait limité à larmoyer et à déplorer l’événement, comme on fait toujours et en tout cas de suicide. On aurait alors entouré de compassion la pauvre épouse et mère éplorée. On aurait très facilement fait le procès de celui qui n’aurait jamais pu se défendre, comme l’époux de Micheline Vaillancourt (Vanier/Québec) qui, froidement abattu dans son sommeil, n’a jamais pu réfuter les accusations dont il fut la cible, ce qui valut à la meurtrière d’être innocentée.

Ayant raté son exit fatal, ce paternel devra faire face à une justice dont on entend déjà et venant de toutes parts, les coups de canons et les réquisitoires de guillotine. Se trouvera-t-il un courageux et brillant avocat qui plaidera LE SYNDROME DE L’HOMME ABATTU ? Se trouvera-t-il un digne représentant de la droiture, à l’opposé de la complaisance et du flux féministe dont sont imbibées certaines éponges qui traînent dans les cours d’une justice qui carbure aux apparences, pour explorer toutes les avenues de ce carrefour habité de noirceurs et pour fouiller dans toutes les balises forgées et valises fourrées, jaugeant le sinueux parcours de cet homme criblé, profondément blessé,,déshumanisé, traqué, littéralement et follement abattu, devenu inopinément le fébrile «loose canon» qui a précipité deux enfants dans le néant? Qui a poussé cet homme dont ses collègues et patrons disent tant de bien, au-delà des extrêmes et ultimes limites de la raison, jusqu’aux derniers retranchements d’une détresse inqualifiable et qui donne froid dans le dos ?

Dans la quasi-totalité des suicides accomplis, il y a aussi meurtre. Meurtre dont le ou les coupables jouissent de l’anonymat des inconnus d’un morbide protectionnisme qui emmure les ondes de choc. Par contre, dans un suicide raté, finira-t-on par voir s’allonger le bras de la justice jusqu’à une personne et/ou jusqu’aux personnes directement associées aux double meurtre et à la tentative de suicide ratée ? Reliée par provocations, par complicité, par procuration ou mandat ? Une telle percée, en matière de rectitude et de droiture, relève de l’urgence, en espérant que L’ABATTU retrouve ses sens et sa raison et qu’un honnête et brillant homme de loi décide de créer JURISPRUDENCE, en regard et au regard du nombre croissant des HOMMES ABATTUS qui maintiennent singulièrement le Québec au TOP DU PALMARES DU SUICIDE PLURIEL.

Gerry Pagé
Ville de Québec
Gerry Pagé , février 23, 2009

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