Jeux olympiques de Vancouver 2010

















Lock-out : début de boycott à Québec PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Enjeux
Écrit par Yvon Laprade   
Mardi, 27 janvier 2009 20:10
Mise à jour le Dimanche, 07 février 2010 10:37

Un premier mouvement de boycott en marge du conflit de travail déclenché samedi au Journal de Montréal est venu hier de Québec. Les élus des trois
partis politiques ont fait savoir qu'ils bouderont les demandes d'entrevues tant que persistera le lock-out au quotidien de la rue Frontenac.

Questionnés sur les enjeux de ce conflit, les ministres du gouvernement Charest ont déclaré qu'ils tenteront «dans la mesure du possible» de ne pas accorder d'entrevue individuelle à une partie ou l'autre. En clair, ni les journalistes du Journal en lock-out, ni les cadres de l'entreprise qui se sont transformés en journalistes pour les besoins de Quebecor n'auront le «privilège» de faire des entrevues avec des membres du cabinet Charest.

Le ministre du Travail, David Whissell, en entrevue au quotidien Le Soleil de Québec, a confié qu'il avait «un devoir de réserve» à observer.

Au Parti québécois, la formation politique de Pauline Marois entend adopter la même ligne de conduite que celle qu'elle avait suivie lors du très long conflit de travail au Journal de Québec. Ce conflit a duré 16 mois, et il a été démontré que le quotidien avait eu recours à des scabs pour remplir ses pages.

«Nous ne franchissons pas une ligne de piquetage. Ce n'est pas une grève, c'est un lock-out», a indiqué l'attaché de presse Éric Gamache.

Pour sa part, l'ADQ a précisé qu'elle ne boycottera pas systématiquement les requêtes d'entrevues. Le député adéquiste de Chauveau, Gérard Deltell, un ancien reporter télé (TQS), a dit hier qu'il sera très rigoureux sur cette question. Les journalistes scabs qui auraient été embauchés en prévision du conflit n'auront donc pas accès aux porte-parole de la formation politique.

Rappelons que la section québécoise du NPD s'est inquiétée lundi des conséquences du conflit sur l'avenir de la profession et sur les familles des travailleurs en temps de crise économique.

«La bataille menée par les syndiqués du Journal de Québec aurait dû faire entendre raison à la direction de Quebecor Média et éviter une répétition de la même erreur», a dit la présidente de la section, Françoise Boivin.

Un premier cas

Par ailleurs, un premier cas litigieux a été porté à l'attention du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Un membre de la rédaction du quotidien gratuit 24 heures, propriété de Quebecor Média, scab malgré lui, a pris la décision de quitter le journal après avoir appris que le fruit de son travail avait été utilisé à son insu par Le Journal de Montréal, en lock-out.

«Je me suis senti coincé. Je me suis senti mal à l'aise quand j'ai réalisé que Le Journal de Montréal avait utilisé une partie de ma production illégalement. Moi, j'étais à l'emploi du 24 heures. Je n'étais pas à l'emploi du Journal de Montréal. Il y a d'autres de mes confrères de travail qui se posent des questions et
qui n'aiment pas ce qu'ils voient en ce moment», a-t-il confié à RueFrontenac.com.

Il a préféré qu'on taise son identité.

Commentaires (0)

Flux RSS pour les commentaires

Affichez les commentaires

Ecrivez un commentaire

Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur
security image
Entrez les caractères affichés

busy
 

Aussi sur Rue Frontenac - Nouvelles