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Accalmie chez les gangs de rue montréalais PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Enjeux
Écrit par Vincent Larouche   
Mercredi, 08 juillet 2009 21:11
Mise à jour le Mercredi, 08 juillet 2009 22:20
La police de Montréal observe depuis le 1er janvier une certaine accalmie dans les activités criminelles des gangs de rue par rapport aux années précédentes.
 
 

C'est ce qu'a expliqué l'assistant-directeur Jacques Robinette, grand responsable du dossier des gangs de rue au SPVM, dans le cadre de son bilan semestriel sur les gangs de rue, mercredi.

«En termes statistiques, il y a une diminution de la criminalité relative aux gangs de rue», affirme l'officier en entrevue à RueFrontenac.com.

 
L'opération Axe a porté un dur coup aux gangs de rue montréalais en février dernier. Photo d'archives Luc Laforce
 

Depuis le début de 2009, 3 meurtres sur 14 à Montréal sont liés aux gangs, soit deux de moins qu'à la même période l'an dernier. En 2007 à pareille date, on répertoriait déjà 11 meurtres reliés aux gangs de rue.

Pour la même période, on dénombre 20 tentatives de meurtre reliées aux gangs contre 17 en 2008. Une légère hausse qui n'empêche pas la police de se réjouir de l'amélioration de son bilan.

«Est-ce qu'on peut se dire que, finalement, notre approche commence à porter ses fruits? On ose espérer qu'on a raison.

«Par rapport à son nombre d'habitants, Montréal a un taux de criminalité en bas des autres grandes villes canadiennes, et même en bas de la moyenne québécoise», souligne l'assistant-directeur Robinette.

Actifs malgré des moyens réduits

Par ailleurs, malgré les compressions de 13,8 millions de dollars imposées au service de police cette année, les enquêteurs ont réussi à mettre en branle 64 projets d'enquête sur les gangs de rue depuis janvier, un nombre équivalant à celui de l'an passé.

«Les gangs sont notre priorité organisationnelle en matière d'enquête, alors quand il y a des compressions, ce n'est pas là-dedans qu'on coupe», explique M. Robinette.

Bon an mal an, le nombre de gangs et de membres demeure plutôt stable depuis cinq ans à Montréal, observe la police. Il y aurait de 300 à 500 membres du «noyau dur» et environ 20 à 25 gangs sérieux dans les rues de la métropole.

 

Commentaires (2)

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Un criminel pauvre ne l'est pas moins qu'un criminel riche.
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La pauvreté n'excuse pas la criminalité. Minimiser les crimes commis par les membres des gangs de rue en invoquant l'exclusion sociale est irresponsable. Plusieurs membres de ces groupes supposément exclus, sont de dignes citoyens, étudiants ou travailleurs et qui ont compris que la réussite commence par la volonté, la détermination et le travail. Si d'autres choisissent la loi du moindre effort, ils ne peuvent que se blâmer eux-même; ce n'est pas la faute des Lacroix et compagnie. Ceux qui ont été floués par ces ignobles avaleurs d'argent ne sont pas des criminels mais des gens qui ont travaillé fort toute leur vie. Donc une catégorie de criminels n'est pas plus excusable qu'une autre.
Par contre, il faut dire que le traitement de faveur dont jouissent plusieurs riches qui font face à la justice ont de quoi susciter la colère et montre à quel point le système est boiteux.
C.Pelletier , juillet 10, 2009
Émile Durkheim avait prédis cette anomie sociale, il y a 100 ans.
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Émile Durkheim avait prédis cette anomie sociale du chaos et de la criminalité, il y a 100 ans à de sourdes oreilles. Maintenant nous devons nous poser la question à savoir ce qui est pire, les actes criminelles économiques des cols blancs telles que perpétrés par les Vincents Lacroix, les CEOs des Enrons, des GMs, des Chryslers, des Fords, des BCEs et des Nortels, etc... et qui sont toujours en liberté, et celles commises par les gangs de rues qui sont souvent issues d'une socialisation d'un peuple vivant dans la pauvreté souvent causée par les agissements économiques illégaux et criminels perpétrés par ces nantis gourmands CEOs cols blancs qui n'ont jamais assez de "cash" pour combler leurs panses et qui se permettent ensuite de rationaliser leurs comportements dégueux. Après ça on va demander au peuple de juger les gangs de rues par le biais d'un système corrompu? Il faudrait premièrement commencer par nettoyer la pourriture qui manipule ce système économique et ce système de justice actuel avant de prêcher l'évangile sur le comportement des gangs de rues qui ne font que ce qui est permis de faire par les cols blancs: voler le peuple, voler leurs épargnes, voler leurs possessions, voler leurs emplois et voler leurs futurs. Il faudrait qu'on arrête de minimiser ce que font les gangs de rue versus les gangs de cols blancs qui tous deux volent le peuple de leur dignité.
Brian Szczepanik , juillet 09, 2009

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