Les lock-outés demandent à leur patron de retourner négocier PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Enjeux
Écrit par RueFrontenac.com   
Mercredi, 06 janvier 2010 17:14
Mise à jour le Jeudi, 07 janvier 2010 00:20

Une nouvelle année, c'est l'occasion de prendre des résolutions. Et c'est ce qu'ont fait mercredi les 253 employés du Journal de Montréal jetés à la rue il y a près d'un an en interpellant leur patron pour lui demander de retourner négocier.

Sur l'heure du midi, les lock-outés ont manifesté devant le siège social de Quebecor, rue Saint-Jacques, au centre-ville de Montréal.

Reprenant au mot l'une des expressions favorites de Pierre Karl Péladeau, « It takes two to tango », les employés du Journal y ont installé une piste de danse pour permettre à deux des leurs d'exécuter quelques pas de tango et de servir une leçon de danse au grand patron de l'empire.

Juste avant Noël, Quebecor a fait fi d'une motion unanime de l'Assemblée nationale, urgeant les parties à trouver un terrain d'entente avant les fêtes. « Quebecor n'a pas cherché à négocier, a affirmé le porte-parole du syndicat, le journaliste et membre du comité de négociation, David Patry.

Suzanne Breton et Benoit Mineau, un couple de lock-outés du Journal a «parti le bal» devant le siège social de Quebecor. Photo Luc Laforce

Au contraire, l'entreprise a durci ses positions et exige encore plus de concessions. »

On parle maintenant de couper de nombreux postes à la rédaction, en plus de la centaine d'emplois déjà menacés dans les bureaux.

« Nous avons déjà fait des concessions qui vont au-delà de celles faites par les employés de La Presse et Quebecor a rejeté notre offre du revers de la main. Pourtant, La Presse est déficitaire et Le Journal de Montréal fait toujours beaucoup d'argent, indique David Patry.

« Ça n'a pas de sens. Pierre Karl Péladeau ne cherche pas à régler une convention collective, il veut nous écraser. »

D'autres employés sans travail depuis le 24 janvier 2009 ont trouvé suffisamment d'énergie pour effectuer quelques pas de danse. Photo Luc Laforce

Les syndiqués ont juré poursuivre leur combat pour la nouvelle année, et ce, malgré les difficultés liées au lock-out. Ils invitent la population à ne plus lire Le Journal de Montréal et à les suivre sur RueFrontenac.com.

D'ailleurs, le site Web des lock-outés poursuit son développement en ce début d'année. Une version PDF est maintenant disponible chaque matin de la semaine. Les lecteurs sont aussi invités à se joindre aux « Amis de RueFrontenac », une nouvelle section spéciale qui permet de les appuyer concrètement.

Au moment de la mise en ligne de ce texte, la porte-parole de Quebecor, Isabelle Dessureault, n'avait pas rappelé RueFrontenac.com.

Cliquez ici pour une sélection de photos de l'événement.

Cliquez sur la photo pour voir la galerie de photos de Luc Laforce.

Commentaires (15)

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À une lock-outée
0
À ce que je sache, avant d'être en lock-out, et même pendant le lock-out, vous avez eu la chance de négotier, non ?? Vous avez été mal conseillé par votre syndicat et c'est pour ca que vous êtes maintenant dans cette facheuse position.
rich_bou , janvier 12, 2010
À rich_bou
tbeliveau
Vous êtes un de ceux qui ne comprennent toujours pas que nous ne sommes pas en grève, mais en lock-out. Que nous ne demandons qu'à travailler, mais que PKP ne veut pas. Qu'il veut mettre à la porte un nombre considérable d'entre nous. Que PKP ne négocie même pas. Ou bien vous n'êtes pas informé, ou bien vous faites semblant que vous ne l'êtes pas et vous cherchez à alimenter les préjugés antisyndicalistes.
Avant de lancer des tomates au syndicat qui nous protège et nous appuie, au bout d'un an où nous sommes en lock-out il serait peut-être temps que vous ouvriez vos yeux, vos oreilles et votre esprit.
Une lock-outée , janvier 08, 2010
harmonie entre les deux parties
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moi je suis parfaitement avec vous tout comme je suis avec le jdm je comprends boios demande tout comme je comprends le jdm de tenir son bout et de vous tenir tete aussi longtemps qu il le faudra. moi lorsque jetais employe et que je trouvais que mon patron ne me respectais pas en tant qu employe et bien je changais d emploie mais je doute fort que vous aller trouver un emploie aussi renumerateur meme avec les baisses que le journal vous demande. je me sent aucunement comme un scab si je contunue a lire le journal de mtl car ce ne st pas un probleme pour le public mais un entre vous et jdm et ca je le respecte. les personnes qui le publie cest un travail pour eux il ne sont pas syndiquer mais ce que je trouve de mai=uvais dans le syndicat c est que l employeur se doit de payer tous les employes le meme salaire et conditions
pierrestj , janvier 07, 2010
....?
0
tel que vu sur LCN:

Le Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM), son exécutif et la Centrale des syndicats nationaux (CSN) viennent de plaider coupable à des accusations d’outrage au tribunal dans le cadre du lock-out au quotidien de la rue Frontenac.
Marc , janvier 07, 2010
J'ai hate de vous relire dans le journal
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Je vous appuie mais vous allez devoir revenir a ses conditions. Vous n'ètes pas en position de force. Votre syndicat reçoit un salaire, pas vous. Revenez a leur conditions et gardez la tête haute. C'est tout ce que vous pouvez faire. J'ai hate de vous relire dans le journal.
Sylvain Chartrand , janvier 07, 2010
Défendre les scabs
0
Je suis 100% derrière les lock-outtés du JDM. comprenez-moi bien, je ne lis plus le Journal depuis janvier dernier. Par contre, cela m'attriste de voir des propos négatifs sur les scabs. C'est les stratégies des directions et des syndicats qui sont à blâmer. Non pas les gens qui tentent de sauver leurs revenus (scabs et syndiqués à part égales)
Sophie , janvier 07, 2010
... , Ce commentaire est noté comme non-intéressant. [Afficher]
un trou dans le code du travail
0
La situation au journal l'Oeil de Beloeil soulève une situation pour le moins troublante: un groupe d'employés obtient une accréditation syndicale, le patron fait un lock-out et continue d'opérer son entreprise en faisant autant ou plus d'argent en sous-traitant des tâches opérationnelles à des soi-disant cadres et des services externes sans que le Code du travail ne soit applicable. Il y a sûrement un trou quelque part, sinon à quoi bon un Code du travail et un ministre du Travail?
gillac , janvier 07, 2010
Prédictions
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Pour connaître le sort qui leur est réservé, les "squatters" du JDM n'ont qu'à lire votre "exclusif" de ce matin sur le grand ménage chez Pétro-Canada.

Je pense que le temps est venu de contacter tous les syndicats du Québec, ainsi que leurs membres, et leur faire prendre conscience que d'acheter, lire ou consulter le "Journal en lock-out", et d'y acheter une annonce et/ou une publicité, c'est de traverser la ligne de piquetage. Si on veut que les syndicats survivent à cette nouvelle tendance patronale, soit leur abolition pure et simple, il est temps que leurs membres fassent front commun.
Winter texans , janvier 07, 2010
Sortez vos canons!!!
0
P.K. est de plus en plus convaincu qu’il peut faire un journal sans ses 253 syndiqués. Pourquoi négocier? Il va vous laisser geler sur le trottoir jusqu’au dernier.
Inventez le nouveau journal électronique rentable et populaire. Après la version PDF, travaillez avec le New York Times de Bill Keller à la version numérique destinée aux tablettes d’Apple et Microsoft. Aux versions qui seraient affichées sur tous les écrans HD du monde.
Pourquoi vous geler les pieds alors que vos 253 cerveaux ne demandent qu’à travailler?
Frontenac, sortez vos canons!!!

Yvan Plante , janvier 07, 2010
...
0
Courage, mais soyons francs - Il n'a aucune intention de vous reprendre.
G.Favreau , janvier 07, 2010
Vous savez...
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Vous savez comme moi que le journal continue d'être publié. Ce qui me choque, c'est que les gens continuent de l'acheter comme si de rien n'était. Et que l'entreprise continue d'accumuler les profits, où est la logique?

C'était une petite réflexion du petit moi...
Jean-Paul Vinet , janvier 07, 2010
On est derrière vous
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Vous devez continuez d'avoir confiance en l'avenir même si tout semble gris à l'horizon! On est derrière vous, on vous supporte à 100%! Et que les scabs du JdeM qui nous appellent pour nous vendre un abonnement se le tiennent pour dit: NON, on n'en veut pas de votre journal de merde car 253 lock-outés out sont sur le trottoir!
Bella Sylvie , janvier 07, 2010
Un an c'est long en tab...
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Tous mes amitiés et ma solidarité aux personnes en lock-out! Bien que je n'aie jamais vécu de grève ou de lock-out... j'ai une pensée quasi quotidienne pour vous tous!
Mon geste de solidarité, lorsque je passe sur Frontenac et que je vous regarde braver le froid sur votre parterre, et que je ne peux qu'être en admiration devant vous qui vous tenez debout: je klaxonne, et ce, à tous les matins.
Lâchez pas, on est une sacrée gang avec vous!
Luc Bastien , janvier 07, 2010
Tenez bon
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Courage - Lâchez pas, ensemble vous allez réussir. J'ai hâte de voir du support des autres syndicats.
André Lefebvre , janvier 06, 2010

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