| Recours collectif: un médicament mènerait au jeu compulsif |
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| Nouvelles générales - Justice |
| Écrit par David Santerre |
| Mercredi, 04 mars 2009 20:26 |
| Mise à jour le Jeudi, 09 avril 2009 19:33 |
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Une Québécoise qui serait devenue joueuse compulsive au point de devoir déclarer faillite, et ce à cause d’un médicament qu’elle prenait, vient de déposer une demande de recours collectif contre les compagnies pharmaceutiques, qu’elle accuse d’avoir transformé des milliers de malades en dépendants de toutes sortes.
France Lépine emboîte donc le pas à d’autres patients canadiens qui ont déposé dans d’autres provinces de tels recours contre les compagnies Shire Biochem, Eli Lilly et Draxis, responsables de la production et de la distribution du Permax au Canada. Ce médicament, de la classe dite des «agonistes dopaminergiques», stimule les récepteurs de dopamine dans le cerveau pour aider les patients à contrôler leurs activités motrices. Essentiellement, ce sont les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou du syndrome des jambes sans repos qui consommaient le Permax. Le médicament a été retiré du marché en août 2007 à cause d’effets secondaires sur le plan cardiaque. France Lépine, une dame de 47 ans de Saint-Eustache, s’est fait prescrire le Permax en 1999, souffrant du syndrome des jambes sans repos. «Subrepticement, sans qu’elle puisse en connaître la cause, la requérante (France Lépine) a développé progressivement, au fil des années, un comportement de joueur compulsif. Fait important, la requérante ne s’était jusqu’alors jamais intéressée au jeu», lit-on dans la demande de recours collectif déposée mardi au palais de justice de Montréal. «Ce comportement compulsif a eu des effets dévastateurs sur la vie professionnelle, familiale et sociale de la requérante. Elle a, en outre, perdu sa conjointe et son emploi, dilapidé tous ses actifs en pariant presque quotidiennement, pour finalement déclarer faillite vers la fin de décembre 2007», stipule encore la requête. Quand le Permax a été retiré du marché, on lui a prescrit un médicament similaire et ce n’est qu’en janvier dernier, quand elle a appris que ses médicaments pouvaient être la cause de son malheur, que Mme Lépine a cessé de les prendre. Sa dépendance au jeu l’aurait quittée au même moment. Selon la requête, par laquelle elle réclame 60000$ en dommages, elle serait loin d’être un cas isolé. Se basant sur diverses études, la poursuite résume: «Il est estimé que le Permax a causé, chez près de 15 % des personnes qui l’ont consommé, des comportements compulsifs, ce qui représente plusieurs milliers de personnes dispersées sur l’ensemble du territoire de la province de Québec.» On cite notamment une étude publiée en 2008 dans la revue Parkinson's Disease and Related Disorders et qui dresse le portrait de 300 consommateurs de médicaments de la famille du Permax. Trente auraient développé une dépendance au jeu, 29, à la folle dépense et 11 auraient développé des dépendances aux activités sexuelles. La Cour supérieure devra maintenant déterminer si elle accepte d’entendre ce recours collectif. Si c’est le cas, la cause sera entendue sur le fond par le Tribunal, et alors toutes les personnes ayant souffert des mêmes maux que France Lépine pourront se manifester et espérer être dédommagées.
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Commentaires (2)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Merci !
Je viens de découvrir votre site et je tenais non seulement à vous féliciter, mais aussi à vous encourager et à vous remercier. Quand votre employeur vous a mis en lock-out, j'ai immédiatement résilié mon abonnement. Je refuse d'encourager ce comportement lâche. Je suis maintenant bien contente de pouvoir vous lire sur internet.
Bravo ! "J'ai la maladie du jeu"
Ne cherchez plus!
Il est là le problème de René Angélil. C'est sur qu'il s'est intoxiqué avec ce médicament. C'est à cause de ce poison qu'il a ...la maladie du jeu! Quelqu'un pourrait le contacter et le prévenir? By the way, est-ce que c'est parce qu'il a des problèmes avec sa cornée ou sa pupille qu'il porte des lunettes teintées bleues??? Ecrivez un commentaire |
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