Malartic: une situation insensée et inacceptable PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Vu de la Colline
Écrit par Yves Chartrand   
Samedi, 18 avril 2009 19:33
Mise à jour le Dimanche, 19 avril 2009 17:09

QUÉBEC – Inutile d’aller en Afrique ou de lire Noir Canada pour observer la mainmise de compagnies minières sur une communauté. Il suffit de remonter la 117 jusqu’à Malartic, en Abitibi, et de voir le désarroi collectif qui y règne. Ce qui se passe là-bas, dans l’indifférence générale des milieux d’influence, est tout simplement insensé et inacceptable dans une société qui se prétend démocratique.


Cette situation met aussi en relief des enjeux multiples sur l’exploitation minière, occultés jusqu’à présent au Québec. Ils deviendront pourtant d’une importance capitale dans le contexte du Plan Nord du gouvernement de Jean Charest.

La petite communauté de Malartic de 3715 âmes est ce qu’on appelle une boom-town qui a poussé sur la fièvre aurifère. Avec le projet d’Osisko, la ville en sera à sa septième ruée vers l’or. Les six précédentes n’ont rien laissé de durable pour assurer la pérennité économique de cette communauté qui vivote et décline. Et celle qui se prépare ne sera guère mieux dans l’état actuel des choses. Car malheureusement, la mémoire collective est toujours très courte.

Les citoyens de Malartic sont assis sur un véritable champ d’or. Les 70 millions de dollars que la compagnie Osisko a consacrés en forage pour évaluer l’importance du gisement ont permis d’établir que 8,4 millions d’onces peuvent être extraits du sous-sol. Un tel gisement rapporterait à l’entreprise quelque 6,6 milliards de dollars si le prix de l’once d’or se maintient au cours actuel de 900 dollars dans les 10 ou 15 prochaines années. Il s’agit d’un des 20 sites les plus prometteurs de la planète.

 
Ce graphique présenté au BAPE donne une idée de l'ampleur du trou que la compagnie veut creuser à Malartic. Avec 380 mètres, la fosse pourrait contenir la tour Eiffel qui fait 324 mètres de haut.

Pour ramasser le métal précieux, Osisko a demandé l’autorisation au gouvernement du Québec d’ouvrir une mine à ciel ouvert géante comme il n’en existe pas encore au Québec. Les installations seraient en mesure d’extraire jusqu’à 150000 tonnes de roche par jour. Chaque tonne livrerait moins d’un gramme d’or, selon les estimations de l’entreprise.

C’est ce qu’on appelle un gisement à faible teneur. Au terme de son exploitation, la mine laisserait en bordure de la ville un trou abyssal de deux kilomètres de longueur sur 780 mètres de large et d’une profondeur de 380 mètres, assez creux pour contenir la tour Eiffel (voir photos).

Le gisement est plus que proche de Malartic. Une bonne partie se trouve dans le milieu bâti même, le quartier sud, où se trouvent quelque 205 maisons, en plus de deux écoles primaires, un centre d’accueil pour personnes âgées, la garderie conventionnée Câlins et Bambins et ironiquement, un musée minier. Sans attendre l’autorisation du gouvernement et avec la discutable coopération des autorités municipales, Osisko a acheté un lot dans le sud de la ville pour y déménager les résidences après avoir conclu des ententes de gré à gré avec les propriétaires. Avant même d’avoir obtenu son certificat d’autorisation! Déjà 80 maisons ont été déracinées et ce grand dérangement s’est accéléré dans les derniers mois.

Grand seigneur

Depuis deux ans, Osisko, propriété de Sean Roosen, avec un portefeuille garni d’un milliard de dollars, fait la pluie et le beau temps dans la municipalité et se comporte littéralement comme un grand seigneur envers ses colons.

Exagéré comme image, soupçonnez-vous? Lisez bien ces exemples: en décembre 2007, à l’occasion d’un sondage de la compagnie pour prendre le pouls de la population sur son projet, M. Roosen a fait distribuer une dinde à chaque famille de Malartic. Quelques mois plus tôt, avec l’assentiment de la commission scolaire de l’Or et des Bois – présidée par Gaétan Gilbert, aussi patron de la compagnie Avionnerie Val-D’Or – il avait payé les frais d’inscription de tous les enfants de niveau primaire et secondaire de la ville.

Osisko, pour mettre toutes les chances de son côté, a d’ailleurs débauché des personnes clés pour travailler pour elle. Hélène Thibault, longtemps commissaire d’école et directrice générale du Conseil local de développement de l’endroit, est devenue en 2007 la responsable des communications de l’entreprise. Jude Boucher, un conseiller municipal de Malartic, est depuis plus d’un an le directeur de la santé et sécurité d’Osisko. Fait à noter, le 2 février dernier, il votait en faveur d’une résolution de la ville donnant son appui au projet de mine géante.

Comme c’est souvent le cas dans ce genre de projet industriel, Osisko s’est dotée d’un pesant plan de relations publiques où la dissidence est réprimée. C’est ainsi que l’hebdomadaire malarticois Le P’tit journal s’est vu retirer la pub d’Osisko en mars. La raison donnée par la responsable des communications de l’entreprise à la coordonnatrice du journal Julie Charlevoix est sans équivoque: la couverture du journal sur le projet est trop critique.

Un vidéaste et photographe, Daniel Rompré, qui s’affaire à fixer sur pellicule le grand dérangement actuel, nous a confié qu’il ne peut pas se déplacer librement sur le lotissement d’Osisko où sont déménagés les résidences du quartier sud. Il doit être en tout temps accompagné d’un représentant de la compagnie et doit annoncer 24 heures d’avance ses intentions. Pour des raisons de sécurité, lui a-t-on fait valoir.

Des vétilles

En guise de redevances et de dédommagement pour tout ce brouhaha, la Ville de Malartic a accepté de créer le Fonds d’essor Malartic-Osisko (FEMO) dans lequel la compagnie a versé de ses actions d’une valeur de 1,5 million au cours actuel, en plus d’une montant forfaitaire de 150000 dollars qu’elle compte renouveler annuellement. L’accord a été bouclé en mars 2008 par l’ancien maire de Malartic, Fernand Carpentier, qui a démissionné prématurément de son poste quelques mois plus tard, en septembre 2008, et qui a déménagé dans la municipalité voisine, Rivière-Eva.

Ces redevances sont des vétilles à comparer avec ce que d’autres municipalités du Québec ont récolté pour des projets industriels de cette envergure. Pour son projet de port méthanier à Lévis, le consortium Rabaska versera à la Ville une redevance de 7 millions par an pour les cinq premières années, montant qui atteindra 11 millions de dollars au bout de 20 ans. Pour le projet de centrale hydroélectrique sur la rivière La Romaine, Hydro-Québec versera 100 millions de dollars à la MRC de la Minganie et 43 millions de dollars à des communautés innues en redevances d’ici 2070. La Société Makivik, représentant 12000 Inuits, a conclu en 1995 une entente avec la compagnie minière Falconbridge pour l’exploitation de la mine Raglan, dans la péninsule d’Ungava. Cette entente a rapporté neuf millions de dollars aux Inuits en 2005, 16 millions en 2006 et 32,7 millions en 2007. L’entente garantit à la population inuite du Nunavik une part des bénéfices.

On le comprendra, lâchée par ses dirigeants et ses élites, une très grande partie des citoyens de Malartic, surtout du quartier sud, vit dans une profonde angoisse. L’inquiétude s’est accentuée il y a quelques semaines lorsqu’ils ont appris que le ministère de l’Environnement ne considérait pas que le grand dérangement du quartier sud faisait partie du mandat confié à la commission d’enquête menée par le BAPE.

Ce sont des ententes de gré à gré avec les propriétaires et cela regarde strictement les autorités municipales, a fait savoir le bureau de la ministre Line Beauchamp. Cette semaine pourtant, le président de cette commission, Pierre Fortin, et le commissaire Jacques Locat, ont vu des citoyens venir pleurer devant eux, d’autres leur dire que le stress les avait rendus malades, comme Bernard Clément qui a failli mourir d’un infarctus du myocarde.

Des questions fondamentales

Devant le cauchemar vécu par ces citoyens complètement démunis, les questions fusent de toutes parts et commandent des réponses urgentes.

Comment un gouvernement peut-il prétendre que le déménagement de tout un quartier ne relève pas de l’étude d’impact qu’il commande au BAPE? Il s’agît là pourtant d’un des trois éléments de sa loi sur le développement durable. Comment une enquête du BAPE peut-elle être crédible si le promoteur du projet pose des gestes prématurés qui ont des conséquences définitives sur une communauté? Est-il normal que les redevances dont bénéficiera une population d’un projet aussi lourd pour sa qualité de vie dépendent uniquement du dynamisme ou de la mollesse de ses représentants?

Au nom de quelle pensée économique la Loi sur les mines peut-elle bafouer des principes aussi fondamentaux de justice naturelle? Et enfin, ces mines géantes sont-elles souhaitables au Québec, de surcroît dans un milieu habité ?

Ce n’est qu’une impression, mais on a le sentiment que le gouvernement de Jean Charest a tenté de repousser un débat crucial qui devra pourtant être fait. Depuis plus de deux ans, on attend sa fameuse Stratégie minière promise à plusieurs reprises. Aujourd’hui, ce n’est plus de rhétorique dont il est question mais bien de l’avenir de plusieurs communautés, à commencer par celui de Malartic.


Une vue aérienne de la Vvlle de Malartic. Le premier périmètre en haut est la localisation de la carrière qui recoupe une partie du milieu bâti de la ville. Les autres périmètres rouges sont les installations nécessaires pour l'exploitation de la carrière et le lieu de stockage des centaines de millions de tonnes de roc qui seront excavées.

 

Commentaires (17)

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Ex Abitibien
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Ayant passé toute mon enfance en Abitibi et ayant habité une grande partie de celle-ci à Malartic : Je suis bien familier avec les promesses et les bons sentiments de ces messieurs Anglos Canadians et Americans. On promet la main sur le coeur tout ce que l'on veut puis on ramasse l'or tant que c'est payant, après ...on disparaît ou on change de nom .Le nettoyage: On laisse ça au bon peuple de bonasses. Pis c'est pas Charest et ses libéraux qui vont lever le p'tit doigt pour forcer ses p'tits amis à tenir leur promesse. Qu'en pensez-vous?
Yves Perron , juillet 17, 2010
citoyen
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Louis...?

Le monsieur PED à qui tu demandes de t'excuser confond les dindes aux travailleurs et celles offertes à la population,dont parle Monsieur Chartrand, le journaliste. J'ai travaillé dans les mines, passé ma vie en Abitibi, j'ai même reçu des cartons de cigarettes de la mine Lamaque en cadeau des fêtes.
Quand le mossieux PED demande à Monsieur Chartrand de ne pas être dérangé, il faut sans doute comprendre que le projet d'Osisko l'arrange. Tous les PED LEURS ont quelques chose à vendre et les questionneurs ne font pas souvent leur affaire.

J'espère que tu liras ce message Louis, il n'y a pas d'autres moyen de te parler.

Daniel Gagné
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Daniel Gagné , avril 28, 2009
citoyen de Val d'Or, Abitibien surtout, critique à l'occasion.
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Neuf des quatorze personnes laissant des commentaires ne donnent pas leur nom au complet; est-ce un signe?
Dans ce pays, comme ailleurs sans doute, quand on prétend créer des emplois, tout est permis et ceux qui posent des questions sont bien mal vus.
Il y a en ce pays des gens avertis de ce qui se passe et qui savent aussi que la parole a bien peu de poids. Le fric est lourd comme l'or et certains dirigeants en connaissent l'attrait et la force.
Un truc amusant Monsieur Chartrand, cherchez par votre droit d'accès à l'information, quelle fut la première des maisons achetées par Osisko.

Daniel Gagné, Val d'Or
Daniel Gagné , avril 28, 2009
Les dindes
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Je m'excuse monsieur Ped mais je vis à Malartic depuis 50 ans et c'était la première fois qu'une industrie minière donnait des dindes ou des jambons à des personnes qui ne travaillaient pas à pour cette même industrie. C'est bizarre mais quand le projet a été commencé on a pas eu de dinde ni de jambon. Mon père, mon frère et moi sommes des mineurs. Alors si vous avez eu une dinde probablement que vous travaillez pour Osisko........
En ce qui concerne Monsieur Chartrand et bien je ne connaissais pas le site mais laissez-moi vous dire qu'à partir d'aujourd'hui toutes les personnes que je connais vont savoir que ce site existe.
Et en plus Monsieur je me pose une question pourquoi Monsieur Daignault animateur à Radio X a perdu son emploi du jour au lendemain disons que certain matin il n'avait pas la langue dans sa poche mais au moins il ne mangeait pas dans la main de Madame Thibeault et il n'avait pas peur de dire ce qu'il savait. Ca réveillait un peu les gens de Malartic si on peut dire.
Merci
Louis , avril 23, 2009
Porte parole dossier uranium
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L’Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) se préoccupe des projets de mines d’uranium à ciel ouvert au Québec depuis 2006 et a déposé en avril 2008 une demande de moratoire contre l’exploration et d’exploitation de l’uranium au Québec. Nous nous sentons interpellés par les enjeux que soulève le projet minier aurifère de Canadian Malartic OSISKO à Malartic en Abitibi-Témiscamingue.

Le projet minier aurifère de Canadian Malartic OSISKO, représente du jamais vu au Québec. En effet, le type d’exploitation proposé et ses conséquences potentielles sur la société et l’environnement, font des mines à ciel ouvert de « fort tonnage à faible teneur » un objet d’étude qui mérite un examen public approfondi, transparent et impartial de la part du BAPE.

Les questions et réponses soulevées lors de ces audiences auront un impact majeur sur d’éventuels projets de mines à ciel ouvert d'uranium .Tel que l’a souligné la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! dans sa demande au BAPE, ce projet soulève des questions relatives au déplacement des populations locales, aux risques de contamination des nappes phréatiques et des systèmes hydriques adjacents ainsi que des questionnements relatifs à la restauration du site après usage. Les mêmes questions se soulèveront aussi dans les autres projets de mines à ciel ouvert en Abitibi-Témiscamingue et de façon encore plus inquiétantes dans les projets de mines d’uranium à ciel ouvert en Hautes-Laurentides, Outaouais, Côte-Nord et à la Baie-James, de par la nature radioactive des déchets miniers que ces projets génèreraient, déchets dont il faudra gérer la propagation toxique et radioactive pour des milliers d’années à venir.

L’APEHL demande que les nouvelles structures régionales que constituent les commissions régionales sur les ressources naturelles et du territoire (CRRNT) permettent aux organismes régionaux soucieux de l’environnement de participer à la détermination des objectifs et des politiques régionales; particulièrement ceux relatifs aux ressources minières et énergétiques et ceux sur le suivi des travaux de restauration des sites miniers.

Que soit mis en place, avec la participation des CRRNT, un mécanisme d’intégration des différentes planifications des demandeurs de droits

Que la conformité de ces droits soit analysée avec les objectifs régionaux avant que le MRNF ne les approuve.

Que le MRNF accorde aux CRRNT le même pouvoir d’approuver les demandes relatives à tous projets d’exploitation de substances minérales dites de surface qu’aux projets de mine à ciel ouvert d’uranium à faible teneur.

À quand un véritable débat public sur les mines à ciel ouvert de fort tonnage à faible teneur. À quand une véritable réforme de la Loi sur les Mines en harmonie avec la Loi du développement durable et une stratégie minière québécoise respectueuse des citoyens dans leur environnement. En ce début du XXIe siècle, pour un développement durable de l’Abitibi-Témiscamingue et du Québec, le MRNF et toute l’industrie minière trouveraient intérêt à joindre leurs discours à la pratique dans leurs politiques et méthodes de travail, pour redorer leur image de bons gouvernement et de citoyens corporatifs respectueux de la protection des ressources au profit de citoyens d’aujourd’hui et de demain.

Rappelons que le développement durable, c’est de développer autrement, c’est–à-dire de façon socialement équitable, écologiquement soutenable et économiquement rentable. Lors des prochaines élections municipales en novembre prochain, profitez en pour poser des questions à tous les candidats aux postes de conseillers et maires sur leur conception du développement durable en relation avec leur position sur la demande de moratoire contre l’uranium. Vous saurez si vous avez affaire avec un politicien du 21 ième siècle



François Lapierre
Membre du conseil d’administration et porte-parole du dossier uranium de l’Association de Protection de l,Environnement des Hautes-Laurentides (APEHL), membre du conseil d’administration du Réseau Québécois des Groupes Écologistes(RQGE) et porte-parole sur du dossier des mines, deux organismes membres de la Coalition Pour que le Québec ait Meilleure Mines.

François Lapierre , avril 22, 2009
Chartrand, le journaliste ignorant
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Quelle surprise de voir que ce cher Yves Chartrand reprend la plume pour discréditer les projets de l'Abitibi. Car pour ceux qui ne le savent pas, Yves Chartrand est le même journaliste qui a pris la plume par le passé pour discréditer Avionnerie Val-d'Or pour valoriser son ptit n'ami M. Laurin de BL Aviation.

Votre ignorance du milieu est si grande M. Chartrand que la remise d'une dinde ou d'un jambon par une cie minière est une tradition qui existe depuis plusieurs années lors la période des fêtes.

Ce qui est décevant lorsque l'on prend le temps de lire votre article est qu'il y a certains éléments de celui-ci qui méritent d'être présentés mais votre entêtement à vouloir discréditer l'ensemble des projets qui se fait dans notre région, viennent altérer votre jugement.

Avec la couverture médiatique que vous nous offrez, vous pouvez vous concentrez sur Québec au lieu de venir nous déranger.
PED , avril 21, 2009
Bravo! M Yves Chartrand
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Je suis originaire de Malartic. Mon père avait acheté le lot # 2. Depuis 22 ans je travaille et demeure dans la grande région de Montréal.
Votre article décrit précisément ce qui se passe et ce qui c'est passé dans cette municipalité depuis sa fondation.On croirait revoir constamment le même film d'horreur ou celui-ci un "remake"2008.
De plus, il est pratiquement impossible localement de bouger les choses parce que il y a 1857.5= non pour 1857.5= oui! Alors ce sont les autres paliers de gouvernement et le privé qui gèrent!
Bravo! M Chartrand pour votre constat très pertinent, en espérant un impact positif pour cette population!
Gilles Chartier , avril 21, 2009
...
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Je suis aussi d'accord pour cette mine qui amène de l'emploi et de l'acivitée éconimique dans une ville morte. Cependant, je ne crois pas que toutes les négociations et offres ont été gagnante/gagnante. Les citoyens et la ville auraient dû recevoir beaucoup plus en redevance pour lui permettre de survivre à la fermeture de cette mine dans quelques décennies. Il est évident que l'inexpérience des élus de cette (très) petite ville et la cupidité de certaines personnes clés n'a pas servi ces citoyens.
Alain , avril 21, 2009
c écoeurant les grosses minieres ne remplissent jamais leurs trous béants
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Regarder à l'entrée de Val-d'Or l'immence trou qu'il y a là,et c'est presque terminé le gisement est épuisé.Un paysage presque lunaire restera là pour l'éternité,à l'entrée de la ville en plus...Nos gouvernements devraient forcer les compagnies minières a remplir ces trous avec la roche extraite.Moi je suis natif de cette région et plusieurs sites miniers sont des catastrophes écologiques.
Marcel , avril 20, 2009
Malrtic une situation incensée et incceptable Meci à vous Monsieur
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J'aimerais que Mme Line Beauchamps prenne le temps
de vraiment vérifier la véritable détresse dans laquelle se trouvent les citoyens du cartier Sud
quand à leurs inquiétudes et leurs questionnements.
Une citoyenne de ce quatier amputé.Et de vérifier
dans quelle situation serons les gens à proximité
de la fosse pour ne pas dire le trou.
citoyenne cartier sud , avril 20, 2009
Merci M. Chartrand
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J'ai lu et relu avec beaucoup d'intérêt votre série d'articles sur le projet de la cie Osisko à Malartic.

J'ai été étonnée de constater, après seulement quelques jours dans notre région et trois(3) jours d'audience devant le Bape , que vous avez su saisir les enjeux majeurs de ce projet tant sur le plan humain, environnemental, politique qu'économique.
Nos élus et leaders régionaux semblent mettre beaucoup plus de temps pour en saisir la portée ou du moins c'est ce que leur silence nous laisse croire.
Oui à l'exploration et à l'exploitation minières en Abitibi mais plus à n'importe quel prix et n'importe comment!
L'analyse et la couverture journalistique sont un véritable baume pour les simples citoyens de Malartic qui depuis plus de deux (2)ans ont questionné et porté sur leurs épaules le dossier.
NK , avril 20, 2009
Encore et encore
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Il est tout à fait désolant de constater à quel point le bon peuple de "classe moyenne" se fait perpétuellement avoir par la classe des riches à cravates... J'en suis arrivée au stade de l'écoeurantite aigue. Et nous ne bougeons pas, et nous laissons faire. Il y a vraiment 2 classes dans le monde: les riches et les... autres.
Claire de Candiac , avril 20, 2009
Révoltant !
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Le sujet semble avoir bien été approfondi par Québec solidaire. Le parti politique en question a rédigé un mémoire d'une quarantaine de pages sur le sujet que je suis présentement en train de feuilleter.

Pour ceux qui seraient intéressés:
http://www.quebecsolidaire.net/actualite-nationale/malartic-pas-de-mine-a-ciel-ouvert-dans-les-conditions-actuelles
Julien Royal , avril 19, 2009
Le pouvoir local
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La situation de Malartic illustre de façon très concrète dans quelle position sont tous les citoyens du Québec.Depuis des décennies le gouvernement québécois a transféré, a décentralisé,vers les municipalités et les municipalités régionales de comtés (MRC) une foule de pouvoirs en matière d'environnement, d'amémagement du territoire, de transport collectif,de gestions des matières résiduelles etc. Ces transferts de responsabilités procèdent d'une volonté très louable de rapprocher du citoyen le centre de décisions qui a une influence directe sur la vie au quotidien.
Cependant ces transferts de responsabilités souffrent de deux grands maux. Premièrement ils n'ont pas été accompagnés du financement et des ressources nécessaires à leur prise en charge par les communautés locales et régionales. Ainsi les élus des municipalités et des mrc n'ont ni les moyens financiers, ni les fonctions publiques pour leur permettre de questionner et d'interpeller les promoteurs privés de toutes sortes. A Malartic ils font face à une compagnie minière,ailleurs ce sont des géants du commerce de détails qui veulent construire d'immenses entrepôts en milieux humides sensibles, ou bien des promoteurs immobiliers qui veulent construire des «beaux condos qui vont rapporter des taxes» et ce sur des terrains public et même un parc municipal.
Le 2ième grand problème de ces transferts est le désintéressement de la population envers la politique municipale. Le 1er novembre prochain, dans 6 mois, aura lieux des élections minicipales à la grandeur du Québec. Combien de citoyens sont conscients des immenses responsabilités dévolues à leur conseil municipal respectif? Très peu si l'on en juge par le taux de participation aux élections municipales.
Cet absence d'intéret pour la politique municipale,additionné d'élus municipaux sûrement pour la très grande majorité de bonne volonté, mais dépourvus de moyen et de support public, laisse le champs libre aux «faiseux» de toutes sortes qui n'ont d'intéret que pour leurs propres poches. L'intérèt public en prend ici pour son rhume. C'est à ce genre de réflexion que nous devons nous livrer immédiatement si l'on veut être prêt pour le grand rendez-vous du 1er novembre prochain.
Pour les gens de Malartic ils doivent pouvoir compter sur le support du gouvernement du Québec et sur la solidarité de la Conférence régional des élus (CRE). Que ce qui se passe à Malartic puisse enfin secouer les communautés locales de tout le Québec.
Pierre Morabito
Pierre Morabito , avril 19, 2009
...
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BRAVO M. Chartrand.
Quel découragement ressentons-nous encore une fois suite à la lecture de votre article, sur l'attitude de notre gouvernement et de sa profession de foi "l'économie avant tout". Y a-t-il encore quelqu'un qui pense que le BAPE fera une différence ?
Il faut reconnaître tout le mérite et l'importance d'un article comme le vôtre.
Jacques Levasseur , avril 19, 2009
Une suggestion...
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Je suis bien d'accord pour cette mine d'Or, mais que chaque membre de cette municipalité devrait recevoir ou à négocier, Un nombre d'actions annuelle défini pendant une période "x", ce qui pourrait leur donner une sécurité financière advenant que le marché de l'or s'effondre et que dans les pire cas, une fermeture de cette mine.
Personnellement je m'attend à ce que le prix de l'or se raffermisse fortement.
C.B. , avril 19, 2009
...
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Merci pour cette série d'articles. J'espère que les résidents de Malartic sauront faire valoir leur droits et que notre gouvernement les supportera.
C. Fortin , avril 19, 2009

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