Manque d'effectifs — Un feu fait craindre le pire aux pompiers de Drummondville PDF Imprimer Envoyer
Nouvelles générales - Travail
Écrit par Vincent Larouche   
Vendredi, 04 septembre 2009 12:49
Mise à jour le Vendredi, 04 septembre 2009 17:18

Les pompiers de Drummondville, qui demandent depuis longtemps du personnel supplémentaire pour assurer la sécurité des résidents, craignent maintenant que le manque d'effectif n'entraîne des conséquences désastreuses, à la suite d'un incendie qui a ravagé une maison de Saint-Nicéphore pendant que la caserne du secteur était fermée.

Parce que la Ville n'a pas assez de pompiers pour la maintenir ouverte en permanence, la caserne du secteur Saint-Nicéphore de Drummondville ferme ses portes à 17 h les soirs de semaine. Le 26 mai dernier, un feu de balcon s'est déclaré peu après 18 h, tout près de là, sur la rue du Château.

Alors qu'ils ont pour habitude de répondre aux appels en moins de cinq minutes, les pompiers qui partaient de l'autre caserne beaucoup plus loin ont mis plus de 12 minutes à atteindre la résidence en flammes. Le feu, dont des photos amateures peuvent être consultées ici, avait alors eu le temps de s'étendre à toute la structure.

« C'était un feu de balcon qui aurait pu être circonscrit très rapidement, mais finalement, ça s'est étendu jusqu'à toucher même la maison voisine », raconte Renaud Plante, porte-parole du syndicat des pompiers de Drummondville.

Pendant un moment, les services d'urgence croyaient même à la possibilité qu'un enfant soit prisonnier à l'intérieur. Si cela avait été vrai, les conséquences d'une arrivée si tardive auraient pu être « désastreuses », prétend le syndicat.

Les pompiers, affiliés à l'Alliance de la fonction publique du Canada et à la FTQ, sont en négociations avec la Ville pour renouveler leur convention collective. Ils réclament plusieurs embauches.

« Présentement la caserne de Saint-Nicéphore est ouverte de huit à cinq, comme si le feu avait un horaire. On veut qu'elle soit opérationnelle 24 h sur 24, sept jours sur sept, affirme Renaud Plante. Certains disent que ça va coûter de l'argent à la Ville, mais imaginez combien ça a coûté aux personnes victimes de cet incendie ? Le coût humain est beaucoup plus important que le coût pour la Ville. »

Serge Nourry, un voisin dont le côté de la maison a été brûlé lors de l'incendie du 26 mai, affirme que le délai d'intervention des pompiers a fait beaucoup jaser dans le quartier, lors du sinistre. « Il y avait quelques personnes qui chialaient parce que ça n'arrivait pas assez vite », raconte-t-il.

Le résident ignore toutefois si les demandes des pompiers seront vraiment appuyées par la population du secteur.

Le Ville irritée

En après-midi, la Ville a régi en dénonçant fortement l'attitude du syndicat.

« À quelques jours de la reprise des négociations, la Ville déplore l’attitude du syndicat des pompiers qui utilise une stratégie de désinformation visant davantage à inquiéter la population plutôt qu’à la rassurer », affirme la municipalité dans un communiqué.

« La Ville rappelle que les pompiers se doivent de maintenir des standards d’efficacité élevés pour assurer la sécurité des citoyens, même en période de négociations », précise la réplique.

Le communiqué affirme par ailleurs que les pompiers de Drummondville jouissent déjà de très bonnes conditions de travail.


Commentaires (3)

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Une relation de pouvoir malsaine
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Mon conjoint est l'un des rares pompiers à être en service à Drummondville depuis le tout début en 2002, ça ne fait pourtant que 7 ans que le service existe et presque tous les visages ont changé, est-ce normal???. Pour mon conjoint, ça demeure SA Ville et il a toujours espoir de contribuer à faire du service incendie de Drummondville un endroit où il fait bon travailler. Je vis beaucoup d'impuissance et de colère en constatant que sa quête est pleine d'embuches et qu'il fait face au découragement et à l'incompréhension à plusieurs occasions. La Ville se bat systématiquement contre toute proposition venant des pompiers pour des choses qui souvent lui rapporterait tellement, mais, le POUVOIR d'avoir le dernier mot semble plus important que d'évaluer les conséquences de leurs décisions, comme si d'amblée, ce que les pompiers proposent doit être refusé.Résultat: les gars ne sont pas heureux car ne sont pas traités avec respect et dignité. Ils ne demandent pourtant que des conditions de travail équivalentes aux autres villes comparables, pas plus, pas moins. Ils doivent même se battre pour avoir un milieu de travail sécuritaire ce qui, entre vous et moi n'est pas négociable, c'est encore un exemple de bataille de pouvoir car la ville n'a rien à gagner à avoir des frais de SST exorbitants sauf de gagner un bataille de dernier mot.Allez savoir pourquoi la Ville ne veux pas admettre que ce que les pompiers demandent est justifié et que toutes les parties impliqués gagneraient à conserver des pompiers expérimentés ici à Drummondville,cela va de la sécurité des citoyens bien sur car ils connaissent nos rues et les plans d'évacuation de nos écoles, hopitaux etc c'est aussi des familles qui viendraient s'installer à Drummondville, des payeurs de taxes, des citoyens impliqués, si les pompiers sont traités équitablement, dans le respect de la fonction qu'ils occupent, il y aura moins de griefs qui représentent des coûts pour la Ville, moins de départs donc moins de formation pour les nouveaux, moins d'absentéisme etc, les coûts actuels que la Ville injecte dans les arbitrages, la formation, les batailles sans fin et sans bonne foi sont injustifiés et je souhaite, en tant que conjointe de pompier et citoyenne de Drummondville, que la Ville se décide à mettre fin à cette lutte de pouvoir qui ne rapporte rien à personne et qui va à l'encontre du bien-être et de la sécurité de ses citoyens. Dans ce sens, l'Administration de la Ville de Drummondville ne s'acquitte pas du rôle de "bon père de famille" que nous leurs déléguons par nos votes et cela nous nous en souviendrons.
conjointe de pompier , septembre 07, 2009
ne jeter pas le blame sur les pompiers
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Une caserne ouverte de 8 à 5 c'est pas normal !!!
La ville devrait se relever les manches et se bouger les fesses . La ville déplore le standard d'efficacité élevée pour la sécurité des citoyens.
Ils se donne à 100 % dans un métier qui est très dur physiquement et mentalement , je ne crois pas qu'il prenne leurs temps quand un feu est annoncer, franchement . La ville à juste à assumer c'est responsabilité et augmenter le nombre de pompier pour avoir deux caserne qui fonctionne normalement . Penser à la sécurité des citoyens et non à l'argent que vous débourserez.
...moi... , septembre 07, 2009
Condition de travail ...
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Si les conditions de travail étaient si bonnes, demander donc au directeur général de la ville comment ce fait-il qu'il y a plus de pompiers qui ont quitter le services en 7 ans qu'il y en a en devoir présentement. Pour être un de ceux qui a quitter, croyez-moi c'était pas parce que les conditions de travail étaient bonnes.
Quelqu'un ! , septembre 07, 2009

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