| Le décrochage? Wouain, bin, tsé, genre… |
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| Blogues - Marco Fortier sur le trottoir | ||
| Mercredi, 09 septembre 2009 15:46 | ||
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La ministre de l’Éducation vient de balancer des millions de dollars pour contrer le décrochage scolaire. Mais entre vous et moi, j’ai l’impression que ça va prendre plus qu’un plan du gouvernement pour garder les jeunes à l’école.
C’est une culture de la réussite, une culture de l’effort, une culture de l’école qu’il faut créer au Québec. On est loin, très loin du but. C’est quasiment mal vu de réussir au Québec. Les gens qui ont du succès, de l’argent ou de l’ambition se font taper dessus. Devenir riche, ou cultivé, ou ambitieux, quelle tare! On est nés pour un petit pain. Je ne suis pas psychanalyste ou historien, mais notre vieux fond de paysans sans éducation, nos racines de Canayens français jadis dominés par la bourgeoisie anglophone doivent y être pour quelque chose dans cette peur maladive de la réussite. C’est mal vu de réussir, même sur les bancs d’école. Gare au pauvre petit gars qui a le malheur de bien s’exprimer et d’avoir de bonnes notes: il va se faire traiter de « tapette ». Étudier? C’est bien mieux de devenir un vrai gars, de trouver une job à 12 $ de l’heure à la shop et de piloter une Civic à calotte. Wouain, bin, tsé, genre… Mon papa est analphabète Je jasais de ça l’autre jour avec Jacques Ménard, qui a créé un groupe de travail contre le décrochage scolaire. C’est un monsieur important, Jacques Ménard. Un banquier, président de BMO Groupe financier, Québec; 5 000 employés, 170 succursales. D’habitude, les banquiers qui gèrent 5 000 employés et 170 succursales ne sont pas très jasants. Ils n’ont pas le temps. On les dit « prudents ». Ils se mêlent de leurs affaires. Et leurs affaires, c’est la piasse. Ce que j’aime de Jacques Ménard, c’est qu’il s’intéresse à beaucoup de choses pour un banquier. Il a réfléchi au financement du système de santé (son rapport a été tabletté par le gouvernement Charest en 2004). Il a publié un livre où il lance dix idées pour relancer le Québec. Et il a déposé une série de suggestions, en mars, pour stimuler la réussite scolaire. Une catastrophe nationale, le décrochage: la moitié des adultes du Québec sont analphabètes ou presque. Oui, vous avez bien lu: la moitié des adultes du Québec sont tout juste capables de signer leur nom en bas d’un compte à payer. Que pensez-vous qu’ils font, leurs enfants? Tout, sauf aller à l’école. Près du tiers des jeunes de 20 ans et moins abandonnent avant d’obtenir leur diplôme. Dans certains quartiers, la moitié des gars ne terminent pas leur secondaire. La ministre Michelle Courchesne s’est inspirée des recommandations de Jacques Ménard dans son plan pour contrer le décrochage scolaire, annoncé mercredi. Il y aura moins d’élèves par classe, surtout dans les quartiers pauvres. Des spécialistes vont dépister très tôt les élèves en difficulté, dès la garderie s’il le faut, pour les aider à apprendre. Les écoles sont encouragées à tenir les élèves occupés avec du soccer, du basket, des cours de musique, etc. Plus les jeunes ont du fun, plus l’école les tient occupés, plus ils réussissent. Des fois, je me dis qu’on est chanceux d’avoir de bonnes écoles et de bonnes garderies. Parce que les parents ne semblent pas intéressés — ou pas capables — d’élever leurs enfants. Wouain, bin, tsé, genre… À lire aussi : Québec veut rehausser le taux de diplomation à 80%
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Lorsque Jean Charest a voulu donner des subventions aux écoles privées juives, il y a eu un tel tollé dans la population que le gouvernement libéral a du retraiter. Je me rappelle avoir lu des statistiques sur les écoles juives qui disaient que 100% des élèves juifs terminaient leur secondaire 5 et 85% terminaient leurs études avec un diplôme universitaire.
Est-ce par hasard? Non. La raison est très simple. Dans les familles juives, les études sont importantes et les parents s'en occupent. Il n'est pas question de lâcher l'école. Et nous, qu'est-ce que nous attendons? Que le gouvernement fasse la job à notre place? A Garsdacoté
Moi, j'ai 46 ans et dans mon temps, il y en avait qui comme toi, s'ennuyaient ferme à l'école.
L'école n'est pas faite pour tout le monde. Je connais un bollé qui a décroché au CEGEP. L'école ne le motivait pas. J'ai aussi croisé 15 ans après un des pires twits du primaire et secondaire qui avait fini par avoir un diplome universitaire. On est pas tous fait du même moule (tant mieux ça serait plate). Voila pourquoi, ça prend des mesures pour aller chercher les moins intéressés. Dire que ce qu'on y apprend est inutile, c'est de la mauvaise foi par-contre. Ca prend un peu d'ouverture d'esprit. Quant à lasociété, tu as raison. Elle est aliénante. Mais le fait de la savoir nous donne les outils pour en tirer le plus qu'on peut et vivre un peu de vrai bonheur (pas l'illusion que plein de gens vivent). ah bon
peut-etre que c'est l'école le probleme apres tout.. Je me souviens (j'ai 25 ans) de mon secondaire 1 à 5.. passé à regarder les murs et à me demander pourquoi je dois passer mes journées enfermé dans une prison avec 30+ détenus et un professeur débordé..
Vraiment même aujourd'hui la seule utilité que j'ai trouvé à l'école secondaire (j'exclus le primaire) c'est de sortir de la avec un bout de papier prouvant que j'y ai passé 5 ans ( comme un ex-detenu ) et que je peut maintenant aller au cégep recommencer le cycle infernal de nouveau.. L'école secondaire m'a rendu très cynique envers l'utilité de ce que l'on apprend à l'école de nos jours et envers la societé en général... Bref, le systeme d'éducation se tire dans le pied. Polarisation de la populace et mensonges des politiciens
En effet, c'est tout l'un ou tout l'autre. Des parents qui poussent leurs jeunes et d'autres qui les abandonnent à eux mêmes. Quand arrivera-t-on à trouver le juste milieu ?
Et pour les millions qui la MINUStre va injecter ... qu'est-ce qui va arriver avec ça ? Il y a plusieurs années, ils avaient sorti des millions pour engager plus d'orthopédagogues ... on ne les a jamais vus dans les écoles. La réalité est qu'il y en a de moins en moins comme les cours d'éducation physique et d'informatique. Ce qu'il y a de plus dans les écoles ... ce sont les coquerelles (particulièrement une école dans Cartierville dont on taiera le nom) !!!! L'an dernier, des millions ont été promis pour diminuer les ratios d'élèves pas classe d'au moins 10%. Ils n'ont baissé que de 3% à 4%. C'est encore des promesses électorales !!! La Réforme était supposée motiver les jeunes pour contrer la décrochage grandissant. C'était supposé leur faire aimer l'école. Foutaises. L'école sait plate...
J'abonde dans le même sens que vous quand vous dites qu'on doit valoriser une culture de l'effort, des études et de la réussite personnelle, professionnelle et sociale.
Je n'ai pas encore d'enfant et si un jour ça arrive, je peux vous dire que une des premières choses que je ferai c'est d'ouvrir un compte pour qu'il ou qu'elle puisse aller à l'université... Quand on parle de motiver les jeunes aux études, la première source de motivation devrait être les parents. Si tu envoies ton enfant dans une école internationale ou privée sans le motiver et l'appuyer, à 17 ans il va aller rejoindre les autres à la shop avec sa Civic et son 12$ de l'heure. C'est incroyable le nombre de fois que j'entends des parents, tout fiers, dire que leur enfant "il en fait en masse du bénévolat avec son école alternative, on le voit jamais!" mais ils ne font rien personnellement pour le motiver; ils mettent ça dans les mains d'une institution en se disant que "ça va faire la job". Le rapport de Jacques Ménard est plus qu'alarmant, il est terrorisant! Quel avenir nos enfants et petits enfants auront si on ne s'implique pas davantage en tant que parent?!? ...
Le professeur fait également sien l’adage selon lequel lorsqu’on se compare on se console. Aux États-Unis, la diplomation au secondaire est de 60 %. Avec des méthodes de calcul différentes, les données de l’OCDE indiquent un taux de 83 % pour le Québec en 1999, comparativement à 78 % pour les États-Unis, à 85 % pour la France et à une moyenne de 79 % pour les pays industrialisés. «Dans les examens internationaux, le Québec se situe dans le peloton de tête des 10 meilleurs», ajoute-t-il.
http://www.nouvelles.umontreal.ca/archives/2007-2008/content/view/2066/228/index.html Ecrivez un commentaire |




















) et que je peut maintenant aller au cégep recommencer le cycle infernal de nouveau.. 







