| Le Québec, ce projet inachevé |
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| Blogues - Marco Fortier sur le trottoir | ||
| Lundi, 31 août 2009 17:25 | ||
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Les souverainistes déprimés devraient aller voir Questions nationales, présenté en première lundi soir au Festival des films du monde. Ils découvriraient que c'est dur de bâtir le pays du Québec, mais que ce n'est pas plus facile en Écosse et en Catalogne, ces autres «nations» aspirant à la liberté.
Les cinéastes Roger Boire et Jean-Pierre Roy ont eu l'idée géniale de suivre les hauts et les bas des mouvements souverainistes au Québec, en Écosse et en Catalogne au cours de 2007. Ils posent une question simple sans y répondre directement: pourquoi ces nations riches et bien organisées ne forment-elles pas des pays en bonne et due forme alors que 111 États ont gagné leur indépendance depuis un demi-siècle? Le film montre les écueils communs aux souverainistes des trois pays: des militants indépendantistes impatients, des gouvernements nationaux usant d'astuces pour menotter les «séparatistes» et des populations plus ou moins prêtes à se faire déranger pour gagner un pays. «La plupart des Écossais veulent l'indépendance, mais je ne pense pas que ça va arriver un jour», déclare un électeur interrogé dans les rues d'Édimbourg. On croirait entendre Yvon Deschamps: un peu plus et il affirmait vouloir une Écosse indépendante dans un Royaume-Uni... uni. Comme dans le Canada de Stephen Harper, les gouvernements nationaux de Londres et de Madrid ont dû faire des concessions récentes aux pressions souverainistes: les Anglais ont doté l'Écosse d'un Parlement «national» en 1999 et les Espagnols ont accordé une forme d'autonomie à la Catalogne en 2006. Bien qu'imparfaites, ces mesures ont reçu l'appui d'une majorité d'Écossais et de Catalans. Ça ne vous rappelle pas un certain geste du gouvernement Harper envers la «nation» québécoise? Les Québécois savent que la reconnaissance par Ottawa de leur statut de «nation» relève du symbole, mais les manoeuvres symboliques peuvent peser lourd, en politique. Surtout à une époque comme la nôtre, où les gens se méfient des grandes promesses et des grosses patentes politiques. Les électeurs semblent se dire: ça ne va pas si mal au Québec (ou en Écosse ou en Catalogne), pourquoi se compliquer la vie avec des référendums qui coûtent une fortune et dont on n'a pas vraiment besoin? C'est le drame des souverainistes depuis 40 ans: ça va tellement bien qu'ils font la preuve que le Québec peut s'épanouir sans se séparer du Canada, souligne le politologue Louis Balthazar dans le film Questions nationales. Le premier gouvernement de René Lévesque a été tellement bon que les Québécois ont réélu le PQ sans hésiter, un an après avoir répondu Non à 59,6% au référendum de 1980. Lucien-le-Messie Quinze ans plus tard, le Québec a eu droit à un autre Non référendaire. Les souverainistes ne s'en sont pas encore remis et le mouvement pour l'indépendance «s'effrite», déplore Jonathan Valois, ex-député péquiste devenu président du Parti québécois. C'est dans cette espèce de cul-de-sac qu'est arrivée Pauline Marois il y a deux ans. Ça va plutôt mal pour la chef péquiste: le sondage Crop-La Presse de la semaine dernière plaçait le PQ loin derrière les libéraux de Jean Charest, qui sont pourtant usés par six ans et demi au pouvoir. Ceux qui attendent «le» leader charismatique pour sortir de l'impasse devraient voir le film de Roger Boire et Jean-Pierre Roy: on voit Lucien Bouchard enflammer un rassemblement du Oui en 1995 avec un discours comme seul cet orateur exceptionnel pouvait en livrer. Mais Lucien-le-Messie a lancé la serviette six ans plus tard, découragé par l'apathie des Québécois face au gouvernement Chrétien... Les souverainistes peuvent se consoler par l'analyse de l'historien Jocelyn Létourneau, de l'Université Laval: le rêve d'indépendance de Lévesque est dans l'impasse, mais le Québec «canadianisé» de Trudeau est aussi loin de la réalité. Le Québec reste un projet inachevé, en quelque sorte. Questions nationales, un documentaire de Roger Boire et Jean-Pierre Roy présenté lundi en première au Festival des films du monde. À l'affiche au cinéma de l'ONF du 17 au 22 septembre.
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Commentaires (5)Flux RSS pour les commentairesAffichez les commentaires Pauvreté réelle, mais téléguidée d'Ottawa! Les délocalisations industrielles, les démantellements de la Bourse, de la CDPQ, les fermetures d'aéroport, de gares, de Postes, les financements discrétionnaires d'universités de langue anglaise, le dédoublement de CHUM/CUSM inutiles, les tricheries aux référendums, les commandites, tout ça à même nos taxes payées à un gouvernement dont nous n'avons pas signé la constitution, ce sont des causes de notre appauvrissement délibéré, dans le but de nous couper l'issue vers le projet d'indépendance! Il ne faut pas freiner notre élan à cause de notre pauvreté car celle-ci nous est assenée par Ottawa et Bay Street qui veulent ainsi continuer à occuper notre territoire et nos cerveaux. ...
Les désinformateurs, les médias du Québec, ont convaincu les Québécois qu'ils étaient pauvres, qu'ils avaient besoin des "généreux" Canadians. Or les recherches de l'IÉM démontrent que le pouvoir d'achat des familles québécoises a dépassé celui des familles ontariennes dès 2006.
Les médias contrôlés par les fédéralistes
Gesca de power corporation (lapresse), Radio-cadenas, Corus, et tous les autres. La propagande fédéraliste fait son oeuvre dans les médias puisque ces médias appartiennent aux fédéraliste
Humberto Eco
Pour paraphraser l'écrivain Umberto Eco (qui disait la même chose des italiens) et récemment Mario Dumont, le vrai problème du Québec, ce sont les québécois. Ils semblent tellement aimer qu'on leur chante la romance que même le PQ qui pilote un grand projet faisant appel au courage et la responsabilité individuelle, ne peut s'empêcher de tomber dans le piège de la facilité des promesse électorales déconnectées de la réalité économique. Selon moi, le PQ a erré et s'est contredit en voulant créer un état autonome avec des citoyens de plus en plus dépendants de leur gouvernement. On ne gagne pas de combat avec des "fat cats". Legault, Bouchard, Facal, Charron et Dumont l'ont bien compris.
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Les délocalisations industrielles, les démantellements de la Bourse, de la CDPQ, les fermetures d'aéroport, de gares, de Postes, les financements discrétionnaires d'universités de langue anglaise, le dédoublement de CHUM/CUSM inutiles, les tricheries aux référendums, les commandites, tout ça à même nos taxes payées à un gouvernement dont nous n'avons pas signé la constitution, ce sont des causes de notre appauvrissement délibéré, dans le but de nous couper l'issue vers le projet d'indépendance! Il ne faut pas freiner notre élan à cause de notre pauvreté car celle-ci nous est assenée par Ottawa et Bay Street qui veulent ainsi continuer à occuper notre territoire et nos cerveaux. 





