Grillades sur glace PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par Valérie Dufour   
Mardi, 19 janvier 2010 14:09
Mise à jour le Vendredi, 29 janvier 2010 20:03

Un BBQ en plein hiver... Quand notre ami et collègue Dominic Fugère nous a proposé d’apporter notre fumoir et nos briquettes, on a d’abord pensé qu’il blaguait. Mais connaissant le bonhomme, on aurait dû savoir qu’il ne blaguait pas.

Le manteau d'hiver était de mise à la dernière rencontre de la Bande des vins: notre ami Dominic avait eu la folle idée de nous faire des grillades sur glace. Olivier s'y est avéré un carnivore redoutable d'efficacité. Photos Annik MH de Carufel.
 

Et il est arrivé un beau matin frisquet en camionnette avec sa tuque à flocons, ses grosses mitaines et tout son attirail. Notre cuistot gourmand – qui est un genre de Martin Picard en version plus de beurre et plus de bacon – nous a concocté des côtes levées de « millionnaire » faites de longe de porc, de la smoked meat maison et du rosbif au beurre. Notre complice photographe Annik MH de Carufel avait quant à elle mitonné de succulentes figues bardées de prosciutto grillé.

Comme vous pouvez aisément l’imaginer, le résultat de ce festival de grillades a été spectaculaire pour nos papilles. Malgré la froidure de nos locaux, où le chauffage était défectueux, nous avons mangé comme des rois.

Et le vin dans tout cela ? Nous avons découvert un très beau pinot noir de Tasmanie, un superbe rouge sud-africain d’inspiration bordelaise et un petit blanc français dont l’assemblage muscat/viognier nous a séduit le palais.

  Première dégustation  
 

Ninth Island, pinot noir

Tasmanie, Australie, 2008

Cépages : 100 % pinot noir

Code SAQ : 00927954, 21,85 $

 

Œil : Robe très pâle, presque rose bonbon. On dirait presque un vin du Beaujolais.

Nez : Arômes de fruits des champs.

Bouche : La bouche est un brin aigrelette. Les fruits détectés au nez sont bien présents. Il s’agit d’un vin frais et fruité. « Il a peut-être un peu moins de profondeur, mais il ressemble à un bon pinot noir de Bourgogne. En fait, tu ne m’aurais pas dit que c’est un vin de Tasmanie et j’aurais juré que c’était un vin français », témoigne Philippe. « J’aime son acidité », ajoute Dominicale. « À moins de 22 $, il vaut bien des vins de Bourgogne plus chers », renchérit Patrick.

Note : Nous avons accordé 7,5 bouchons sur 10 à ce vin à déguster seul à l’apéro ou pour accompagner du poulet ou une darne de saumon grillée.

 

  Seconde dégustation  
 

Errazuriz Max Reserva, cabernet sauvignon

Aconcagua, Chili, 2007

Cépages : 100 % cabernet sauvignon

Code SAQ : 00335174, 18,45 $

 

Œil : Robe pourpre. « On dirait du sirop de cassis », souligne Fabrice.

Nez : On sent la sueur, le bois (pas trop toasté), le cuir, la cerise noire et la confiture de mûres. « Le nez est agréable. Il n’est pas exubérant. Il a une certaine finesse que l’on ne retrouve pas toujours dans les pays d’Amérique du Sud », indique David.

Bouche : Le Max Reserva est un gros vendeur, un gros classique et un gros vin de viande. Le vin a des saveurs chaudes de fruits noirs, des tannins assez fermes, un bel équilibre et une certaine finesse. Et on ne parle pas d’une grosse bombe d’alcool, malgré le fait qu’on soit à 14 %. « Il est parfait pour les grillades. C’est un vin facile à boire et à aimer », signale Pierre Durocher, notre collègue émérite de la section sportive, qui a pris goût à nos rencontres hebdomadaires.

Note : 7 bouchons sur 10.


  Troisième dégustation  
 

J.J. McWilliam, Shiraz Cabernet

Australie, 2008

Cépages : Assemblage de shiraz et de cabernet sauvignon

Code SAQ : 10915001, 12,60 $

 

Œil : Le vin est noir d’encre au centre et rubis sur le pourtour.

Nez : Bonbons aux bananes ! Tous les dégustateurs ont retrouvé ce parfum au premier nez. En remuant, on a retrouvé des odeurs de chou rouge et de pelouse, mais celle de la banane sucrée nous est vite revenue au nez.

Bouche : Autant vous le dire tout de suite, le vin nous a fortement déplu en bouche. Il n’était pas bouchonné (il avait une capsule vissable), mais nous avons eu l’impression que le liquide avait fermenté de nouveau une fois en bouteille. Le côté sucré dominait la bouche, si bien que nous avons eu l’impression de boire un soda aux raisins. « J’ai eu une sensation de picotement sur la langue », souligne Annik.

Note : 5,5 bouchons sur 10. Ce vin est souvent cité parmi les bons vins à moins de 15 $, mais il n’a pas impressionné les papilles de la Bande des vins. David et Patrick ont été particulièrement déçus, car ils soulignent que le Riesling de la même maison est excellent. Dans cette gamme de prix, nous vous suggérons de choisir un autre produit comme le Parallèle 45, le Majolica, le Borsao ou le Château de Gourgazaud.


  Quatrième dégustation  
 

Meerlust Rubicon, Stellenbosch

Afrique du Sud, 2005

Code SAQ : 10219823, 28,15 $

 

Œil : Robe opaque pourpre avec un côté plus tuilé.

Nez : Le premier nez est discret (la température de service était trop basse). En remuant un peu le liquide et en réchauffant notre verre avec nos mains, nous avons détecté des arômes boisées et herbacées. L’aération a également fait remonter à surface les fruits noirs et un côté chair grillée de poivron rouge.

Bouche : Le poivron vert et le poivre dominent. On retrouve en bouche une belle structure tannique et un vin équilibré, droit et fin. « Il est délicieux », indique Johanne. « C’est un vin qui va avec n’importe belle pièce de viande », ajoute Patrick. Pour les amateurs de vins bordelais, le Rubicon se compare facilement à des Bordeaux à 40 ou 45 $ la bouteille. Un vin qui est super à boire maintenant, mais qui va tenir la route.

Note : 8,5 bouchons sur 10

 

  Cinquième dégustation  
 

Le Canon du maréchal Cazes

Vin de pays des côtes catalanes

France, 2008

Cépages : Assemblage de muscat et de viognier

Code SAQ : 10894811, 15,50 $

 

Œil: Le liquide est presque incolore.

Nez : Le vin envoûte d’arômes de pêche, d’abricot et de poire. « Le viognier apporte le fruit et la fraîcheur », signale David.

Bouche : « OUUUUUUUI !!!!!!!!!!!!!!!! », s’écrit d’emblée Dominic. Tous ont aimé ce vin sec, fruité et floral. « Il a du miel et une belle longueur en bouche », précise David. « C’est de loin un des meilleurs vins blancs que j’ai bus », souligne Olivier.

Note : Nous avons accordé 8,5 bouchons sur 10 à ce vin beau, bon et pas cher qui serait délicieux avec des côtes levées ou du melon et prosciutto.


Encan de marque

Avis à ceux qui ont des sous et qui aimeraient ajouter de grandes bouteilles à leur cave à vins : le propriétaire du restaurant Les Chenêts met ces jours-ci en vente une autre partie de sa collection. Il s’agit de la troisième fois que le restaurateur procède à une vente aux enchères. C’est l’hôtel des Encans de Montréal qui s’occupe de la vente virtuelle. Ceux qui sont intéressés peuvent miser en ligne du 19 au 26 janvier. Les 1 100 lots seront octroyés les 26, 27 et 28 janvier.

Sur les traces de Sideways

Et pour ceux qui aiment visiter des vignobles durant leurs vacances, le Courrier Vinicole offre un voyage clé en mains en Californie à ses clients du 9 au 17 avril 2010. Le circuit est onéreux (près de 5 000 $ en occupation double), mais il comprend le vol, l’hôtel, les repas, les pourboires et les taxes. Et le menu vinicole est très intéressant avec notamment des visites aux vignobles Château St-Jean, Arrowood, Saintsbury, Harlan, Heitz Cellar et Opus One.

Le Club de dégustation de RueFrontenac.com

Dépourvue de chroniqueur de vin, l'équipe de RueFrontenac.com a décidé de repenser sa façon de parler du précieux liquide.

Nous avons décidé de fonder un club de dégustation virtuel et de goûter à des vins chaque semaine dans une ambiance simple et décontractée. Le fruit de nos rencontres vous sera présenté sur notre site tous les samedis, en mots, en images et en vidéo

Par-dessus tout, nous voulons que les lecteurs se reconnaissent et que les produits présentés soient à la portée d'un peu tout le monde. Dans un langage simple, nous vous parlerons de vignerons, de cépages, de terroirs et de millésimes. Toutes les deux semaines, nous aurons la chance d'accueillir le sommelier et journaliste Pascal Patron, qui animera des ateliers au restaurant Les 3 Petits Bouchons – qui a gentiment accepté de nous accueillir – et offrira des petits trucs sous forme de capsules vidéo.

Il est important de savoir que nous sommes des amateurs et non pas des connaisseurs en œnologie. Nous espérons toutefois que cette expérience vous inspirera.

Au plaisir de vous faire voyager dans un verre,

La Bande des vins

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