Du Frioul à l’Afrique du Sud, en passant bien sûr par la France et deux petites appellations plus ou moins connues, et de 13 à 25 $. Personne ne pourra reprocher à la Bande des vins de ne pas présenter cette semaine des produits variés et pour tous les goûts !
Cette semaine, la Bande des vins a fait les choses simplement, ce qui n'a pas empêché David (en haut) et Marilou (en bas) de déguster avec sérieux. Jean-Philippe, lui, a eu l'air de s'amuser. Ou de particulièrement apprécier les rillettes. Photos Chantal Poirier
Sans thématique particulière, nous nous sommes regroupés autour de quelques fromages et charcuteries, avec des vins tantôt simples, tantôt complexes, charnus ou doux, mais tous de belle facture et qui sauront charmer, voire surprendre leur public.
Œil : Jaune paille, très pâle, aux reflets argentés très brillants
Nez : Un nez invitant, dans lequel le petit côté pomme verte du sauvignon est bien présent, mais bien enrobé par d’autres parfums de fruits, ananas selon Johanne, groseille selon Valérie. On s’attend à une agréable minéralité.
Bouche : « Wow ! Il y a de la matière là-dedans. C’est long, il y a une agréable amertume, c’est surprenant », s’exclame Jean-Philippe. Alors que personne ne s’y attendait, ce vin légèrement doucereux nous aguiche par ses arômes de poire et de miel, dixit Valérie et Marilou, le tout rehaussé d’une agréable minéralité. Philippe lui trouvera toutes les qualités en accompagnement de rillettes du Mans bien grasses et de bons fromages.
Petit bémol, il ne reste que très peu de bouteilles de ce 2006 sur les tablettes. Mais l’importateur de cet excellent vin, l’agence Balthazard, indique que le 2008 sera sur les tablettes de la SAQ en avril. Celui-ci sera un assemblage à parts égales de sauvignon et de chardonnay. Il vaut la peine de l’attendre, car c’est un vin qui au fil des ans est toujours aussi impeccable.
Œil : Grenat et bien opaque. Sans éclat, tranche Jean-Philippe.
Nez : Un peu timide, il révèle d’abord des notes herbacées, selon David, puis vire au poivre, sur un discret fond de fruits noirs.
Bouche : « Petits fruits rouges et prune bien mûre », remarque David après quelques gorgées. Le poivre est toujours présent, avec des tannins aussi bien présents mais sans agressivité. Belle fraîcheur. Philippe s’en ressert un verre car, dit-il, il a bu le premier « sans y penser ». C’est un peu ça qui rend ce petit bergerac sympa. Simple et très agréable, ce n’est pas le genre de vin sur lequel on disserte « mais un beau petit vin de semaine à boire avec des pâtes tomatées », analyse Jean-Philippe. Note : Pour son prix « qui le rendrait parfait pour le prochain party de Noël qu’organisera Michael Sabia pour la Caisse de dépôt », fanfaronne Philippe, nous lui accordons sept bouchons.
Nez : Le parfum du poivron vert est très présent, accompagné d’un peu de poivre.
Bouche : Poivron et poivre seront aussi présents en bouche, avec quelques notes discrètes de fruits noirs un peu amers, comme la mûre, et de torréfaction, rehaussées d’une belle fraîcheur. « Ça goûte l’Afrique du Sud à l’os, lance Jean-Philippe, amateur du genre. Il y a des vins plus complexes. Celui-là est simple mais très, très agréable. » Johanne et Marilou l’aiment bien, mais s’entendent pour dire que ce costaud est un « vin très mâle » !
Note : Une belle découverte à laquelle nous attribuons 7,5 bouchons.
Œil : Pourpre clair, tirant sur l’orangé, « comme s’il présentait déjà des notes d’évolution », remarque David.
Nez : Valérie lui trouve des parfums de cerises et une légère touche de bois. Les petits fruits rouges sont très présents, et Marilou hume quant à elle des effluves de cacao et de cuir.
Bouche : « Au nez, on est sur le fruit rouge, mais en bouche, vraiment sur les fruits noirs », s’étonne Valérie, qui aime bien ce merlot du Frioul, dans le nord-est de l’Italie, mais élevé à la manière bordelaise. Délicat, fruité, avec un brin d’amertume, il est très équilibré, tout en finesse. Seul bémol, ce petit bonheur passe un peu vite en bouche. Un vin à carafer une bonne heure avant de le boire, ou à conserver en cave quelques années.
Note : Le 2006 est en train de remplacer le 2005 dégusté ici sur les tablettes de la SAQ, mais ce produit est d’une exemplaire régularité au fil des ans. Huit bouchons.
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Le Club de dégustation de RueFrontenac.com
Dépourvue de chroniqueur de vin, l'équipe de RueFrontenac.com a décidé de repenser sa façon de parler du précieux liquide.
Nous avons décidé de fonder un club de dégustation virtuel et de goûter à des vins chaque semaine dans une ambiance simple et décontractée. Le fruit de nos rencontres vous sera présenté sur notre site tous les samedis, en mots, en images et en vidéo
Par-dessus tout, nous voulons que les lecteurs se reconnaissent et que les produits présentés soient à la portée d'un peu tout le monde. Dans un langage simple, nous vous parlerons de vignerons, de cépages, de terroirs et de millésimes. Toutes les deux semaines, nous aurons la chance d'accueillir le sommelier et journaliste Pascal Patron, qui animera des ateliers au restaurant Les 3 Petits Bouchons – qui a gentiment accepté de nous accueillir – et offrira des petits trucs sous forme de capsules vidéo.
Il est important de savoir que nous sommes des amateurs et non pas des connaisseurs en œnologie. Nous espérons toutefois que cette expérience vous inspirera.
Au plaisir de vous faire voyager dans un verre,
La Bande des vins
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Sur la grande table, une dizaine de bouteilles avaient été alignées par notre hôte Réal Wolfe. Le directeur général de l'agence Francs-vins a eu l'idée d'inviter la Bande des vins pour déguster quelques-uns de ses vins français disponibles dans le réseau de la SAQ.
Un BBQ en plein hiver... Quand notre ami et collègue Dominic Fugère nous a proposé d’apporter notre fumoir et nos briquettes, on a d’abord pensé qu’il blaguait. Mais connaissant le bonhomme, on aurait dû savoir qu’il ne blaguait pas.
Les fêtes sont maintenant derrière nous. Notre provision de mousseux festifs pour défoncer l’année est épuisée, les quelques grandes bouteilles qui étaient sous le sapin de Noël sont reparties aux mains de leurs heureux destinataires et les petits rouges passe-partout ont tous été siphonnés jusqu’à la dernière goutte par vos invités. Bref, l’inspiration des consommateurs de vin déambulant dans les rayons de notre monopole d’État est, dirait-on, un peu moins frivole…
Malgré tout notre sérieux (!), il nous arrive de déraper. Comme nous étions peu nombreux à vouloir boire du vin et que la salle de rédaction de Rue Frontenac était remplie de joyeux drilles qui avaient une envie de smoked-meat, nous avons cédé à la tentation et dégusté du vino dans des tasses (nous avions oublié nos verres...) en mangeant de la viande fumée de chez Schwartz's.
Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Son nom s'inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac».
Il fait aussi référence à ce jour d'octobre 1690 où Frontenac a lancé à l'émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu'il n'avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons».
C'est finalement un léger clin d'oeil à une source d'inspiration, Rue89.